On me demande souvent d’où proviennent mes idées. « Comment fais-tu pour trouver un nom de marque? » est une question qu’on me pose souvent. Bien sûr, il y a l’inspiration, mais c’est seulement une partie d’un processus qui a fait ses preuves. Voici donc ma recette pour créer un nom de marque.

  1. Ça commence par une rencontre d’information avec le client où je passe à travers mon questionnaire de branding (c’est le seul bout que je garde secret). En gros, je pose des questions qualitatives pour avoir plus que de l’information sur le produit. Je veux comprendre les valeurs, les motivations, les goûts et l’imaginaire de l’entrepreneur.
  1. Ensuite, je fais une recherche sur le domaine et les concurrents. Je m’imprègne de tout ce que je peux trouver comme information. Merci Google et Wikipédia. Le but est de devenir, le temps du mandat, un expert dans le domaine de mon client pour comprendre comment il pense, ce qu’il fait, avec quoi il travaille et de quelle façon il vend son produit.
  1. Parallèlement à ma recherche d’information, je crée un champ lexical autour des attributs et de la personnalité du produit. Par exemple, si l’attribut principal est la performance, je pourrais utiliser les termes suivants dans ma création d’un nom de marque : performer, vitesse, productivité, extra, super, méga, briller, exceller, etc.
  1. À partir du champ lexical, je fais une recherche de termes dans d’autres langues via Google Traduction. Comme les noms doivent souvent avoir une sonorité bilingue ou internationale, les racines latines sont souvent inspirantes.
Recette pour créer un nom de marque

Je joue avec les mots pour en créer de nouveaux. Ici, je travaillais sur le nom d’une websérie dans le domaine dentaire.

  1. Ensuite, je mets tous les termes trouvés, les suffixes, les préfixes, les adjectifs, les attributs dans un tableau. Puis je découpe tous les termes du tableau et j’essaie toutes les combinaisons de mots possibles afin de créer une combinaison originale qui peut devenir un nom de marque. Par exemple, avec les suffixes Tek, je peux créer plusieurs noms dont Tekagro, Teknov, Tekxio, etc. Je prends en note tous les noms créés qui semblent avoir un potentiel. Bien sûr, d’autres éléments peuvent inspirer la création, comme le nom du propriétaire et ses origines, la ville de création, le nom de son animal de compagnie, etc. Mais on a vite fait le tour. C’est pour ça que c’est essentiel d’avoir une démarche structurée. Toutes les pistes doivent être étudiées.
  1. Puis c’est l’étape de la validation. Je dois m’assurer que les noms imaginés sont libres de droits et que rien d’autre n’existe sur le web dans le même domaine. Je fais toujours les vérifications suivantes :

7. Ensuite, je sélectionne les noms en fonction des objectifs et contraintes.  La plupart des clients désirent un nom bilingue. Mais il peut y avoir d’autres éléments à tenir en compte. Par exemple, un client dans le domaine des rampes peut désirer que le mot rampe se retrouve dans son nom d’entreprise.

8. Je m’assure aussi que les propositions respectent les critères d’un bon nom de marque. Le nominal doit être original et se démarquer des concurrents. Il doit aussi être court, idéalement deux syllabes, pas plus de quatre pour faciliter la mémorisation. Dans le même ordre d’idées, le nom de marque doit être facile à écrire et à prononcer. Et finalement, il doit y avoir un certain lien entre le nominal et le service de l’entreprise.

9. Et la dernière étape, la présentation des noms retenus. J’explique à mon client le processus de création et les critères de sélection qui me permettent d’arriver avec des propositions de noms solides qui répondent aux objectifs.

Voici les étapes que je suis religieusement à chaque mandat de recherche de nom de marque. Le processus prend en moyenne entre deux semaines et un mois. N’oubliez pas que la création d’un nom engendre plusieurs frais : inscription au Registraire des entreprises, incorporation avec un avocat en droits de marques, création d’un logo, d’un site web et investissement dans les efforts marketing afin de faire connaitre l’entreprise. Il est primordial de réaliser cette étape sérieusement. Personnellement, la création de noms de marque est ce que je préfère. Baptiser une compagnie ou un produit, c’est du pur plaisir!

 

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Dans le milieu du travail, on ne comprend pas toujours précisément la job des gens avec qui nous collaborons. Ce mois-ci, j’essaie de mieux comprendre en quoi consiste le placement média avec mon collègue Louis-Philippe Sutton de Sutton consultant média. Je lui ai posé quelques questions afin de mieux cerner son univers.

placement média

  1. Louis-Philippe, quel est l’élément principal à considérer lorsque l’on achète de la publicité dans un média?

C’est de savoir précisément qui est votre public cible et surtout de ne pas penser que ce sont les 7 à 77 ans. Demandez-vous qui est votre client naturel, celui à qui vous parler une fois de votre produit et il veut déjà l’acheter.

  1. Quelle est la différence entre la fréquence et la portée?

La portée est le nombre de personnes rejointes tandis que la fréquence est le nombre de fois qu’elles ont été rejointes. J’ajouterais un autre élément important : les parts de marché d’un média. C’est le nombre d’heures d’écoute totale dans une cible.

  1. Quels médias sont en hausse? Lesquels sont en perte de vitesse?

Le web est toujours en hausse. La grosse baisse des journaux est terminée, la démographie fait le reste du travail. Selon moi, la prochaine transformation sera dans l’écoute de la télé généraliste en temps réel. Les contenus de séries télé peuvent être écoutés à tout moment, c’est le sport et les nouvelles qui sauvera les chaines traditionnelles.

  1. Quel pourcentage de son chiffre d’affaires une entreprise devrait-elle investir en publicité?

En moyenne, on recommande 10 %, mais ça dépend de votre marge de profit. On devrait aussi prévoir un budget sur le chiffre d’affaires que l’on veut atteindre et non sur celui actuel. Il est possible de connaitre les moyennes d’investissement publicitaire de votre industrie sur Statistiques Canada. Vous pouvez aussi en discuter avec votre comptable.

  1. Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui désire investir dans une campagne publicitaire?

Il faut bien identifier sa cible et se donner des objectifs de retour sur investissement réalistes. Certains ont le réflexe de prendre le média le moins cher, mais parfois ça équivaut à prêcher dans le désert. Si vous vendez des tondeuses, ça ne sert pas à grand-chose d’avoir une super offre à distribuer dans un complexe de condos.

  1. Est-ce que l’expression « parlez en bien ou parlez en mal » a encore du sens en 2017?

Non, si une entreprise ne gère pas sa réputation sur Facebook, Google My Business ou sur son blogue, ça peut avoir des répercussions dévastatrices. Les consommateurs mécontents se plaignent et vous devez y faire face car il y a plein d’alternatives à votre produit ou service.

  1. Pourquoi faire appel à un consultant plutôt qu’un représentant d’un média?

La personne qui travaille pour le média, son travail, c’est de vendre son média, elle n’a pas une vue d’ensemble. Le consultant, l’agence ou le courtier en média travaille à long terme. Mon travail est d’offrir le meilleur résultat pour le budget de mon client. Et je peux voir en temps réel l’évolution du marché et négocier les prix.

  1. Pour terminer, quelle est l’importance du créatif par rapport au média?

Ça prend une bonne collaboration entre les deux. Si tu veux vendre des voitures ce week-end, le créatif est beaucoup moins important que si tu veux créer une notoriété et une image de marque forte à long terme. Même si tu as le meilleur concept, si personne de ta clientèle cible ne le voit, tu n’es pas plus avancé.

Voilà! J’espère que ça vous a aidé à éclaircir certaines notions liées au placement média. Vous aimeriez que j’échange avec d’autres professionnels de l’industrie? Qu’aimeriez-vous connaitre du milieu des communications?  Faites-moi des suggestions.

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Qu’est-ce qu’un slogan de marque?

Le slogan de positionnement ou slogan de marque est un énoncé de quelques mots qui évoque simplement et (idéalement) de manière créative de quelle façon votre entreprise se distingue de ses concurrents. C’est souvent un résumé de ce que vous faites, mais surtout de comment vous le faites. Il s’agit d’une attitude qui doit être partagée par tous les employés de votre entreprise.

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Le cas Apple : un des meilleurs slogans de tous les temps

Plusieurs compagnies fabriquent des téléphones, des ordinateurs et des tablettes, mais une seule le fait en pensant différemment. Le « Think different » est un bon exemple de positionnement qui tient la route en mettant de l’avant l’innovation des produits. Il souligne aussi l’avant-gardisme des clients qui font partie de la tribu Apple.

Les 3 qualités d’un bon slogan de marque

  1. Original. C’est impératif d’être différent de ses concurrents. Si tout le monde mise sur le plus bas prix, allez ailleurs. Vous ne pourrez pas vous distinguer en mettant de l’avant cet attribut. Il est aussi important que votre slogan ne ressemble pas à un slogan existant. La créativité est essentielle pour se démarquer.
  2. Sensé. La promesse mise de l’avant dans votre slogan doit avoir du sens pour vos clients. Ce doit être perçu comme un réel avantage. Demandez-vous : « Qu’est-ce que mon entreprise peut faire spécifiquement pour mes clients? » Si vous vous positionnez sur le prix, mais que vos clients cherchent avant tout une expérience exceptionnelle de service à la clientèle, la promesse du meilleur prix ne fera aucun sens pour eux.
  3. Honnête. Est-ce que les babines suivent les bottines? Vous devez assumer les mots que vous placez à côté de votre nom d’entreprise. Si vous scandez haut et fort que votre service à la clientèle est exemplaire, mais que votre centre d’appel est situé en Inde et que vos employés cherchent plus à augmenter leurs commissions qu’à aider vraiment vos clients… vous perdrez des clients. La vie n’est pas si BELLe que ça! Expérience vécue. Des mots pompeux, vides de sens et aucunement endossés par les employés risquent de vous faire plus de mal que de bien.

D’autres considérations pour créer un bon slogan de positionnement

Aux premiers abords, une rime peut sembler une bonne idée pour votre slogan. Mais est-ce que ça sert vraiment votre marque? Il y a d’autres façons de rendre le rythme d’un slogan unique.

Une promesse trop grande (les meilleures frites au monde) est aussi un autre piège à éviter. Les superlatifs donnent rarement des slogans mémorables. Et c’est plutôt dur à prouver.

Est-ce que votre slogan colle réellement à vos valeurs? Parce qu’il n’y a rien de pire qu’un slogan fade ou non assumé.

Une touche d’émotion ne peut pas nuire non plus. Entre « les spécialistes du matelas » et « passez une meilleure journée », lequel vous fait le plus vibrer? Envisagez des arguments plus émotionnels que rationnels.

Finalement, pour savoir si votre slogan vous convient, essayez de l’apposer à une autre marque. Si ça ne fonctionne pas, c’est que votre positionnement est unique et que personne d’autre ne peut le porter aussi bien. Et une dernière chose, on ne change pas de slogan comme on change de bobette!

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J’aime ma job parce qu’écrire je fais ça tout le temps. Et ça adonne que je suis payé pour le faire. Si ce n’était pas mon travail, j’écrirais pareil. Chaque jour, j’écris des choses différentes. Avec les 26 lettres de l’alphabet, je m’amuse. Tantôt je travaille sur un slogan de marque, puis un site web et un dépliant. Chaque client est différent et il n’y a pas un brief pareil. Je ne peux pas m’ennuyer.

Mon emploi me permet de me réaliser. Je suis libre. Ça tombe bien car la liberté est ma valeur principale dans la vie. Je n’ai pas de boss. Je gère mon propre horaire. Même si, parfois, il est dicté par des deadlines de fou. Mais je fais avec. Parce que j’accepte de chambouler mon horaire pour pouvoir en profiter plus tard. Je suis quelqu’un de plutôt matinal, alors je m’organise pour rédiger le plus possible entre 7 h 30 et midi. C’est fou ce qu’on peut accomplir comme travail lorsqu’on est vraiment concentré. Pour ça, la technique de Pomodoro est assez utile.

Être à mon compte me permet aussi de travailler n’importe où. J’ai juste besoin de mon portable et d’une connexion internet. Je partage mon temps entre le centre d’affaires Le Copilote, mon bureau à la maison et la brûlerie Vieux-Limoilou. Le fait de changer d’endroit garde ma créativité éveillée. En changeant d’environnement, j’amène de nouveaux éléments qui influencent ma rédaction.

Être pigiste me permet d’avoir du temps pour autre chose, pour des projets d’écriture plus personnels, d’autres projets d’affaires ou de l’implication sociale. J’ai parlé de la gestion souple de l’horaire, mais j’y reviens car c’est primordial. Je travaille en moyenne 47 semaines par année. Et je prends des week-ends de 3 jours de temps en temps. Sans compter que je travaille rarement après 15 h le vendredi après-midi. Par contre, je peux passer 4 h à travailler dans un café le samedi matin. Ce contrôle sur le temps me donne vraiment l’impression d’être en contrôle de ma vie.

J’aime être pigiste parce que ça me permet de rester jeune. Je suis constamment en mode solution et en mode prospection. Je rencontre des gens, je développe des affaires et des concepts. Je gère des relations avec des clients. D’ailleurs, dans mon domaine, lorsqu’un client est content, tu le sais tout de suite. La tape dans le dos vient vite. Mais les insatisfactions viennent aussi rapidement. Il faut apprendre à se faire une carapace et accepter que les commentaires ne sont pas dirigés envers toi, mais plutôt envers ton travail. Pas facile de faire la part des choses.

Mais j’ai la liberté de choisir les clients avec qui je veux travailler, ceux qui correspondent à mes valeurs et qui ne cherchent pas juste un prix. J’aime connaitre vraiment mes clients, créer une relation avec eux. Sentir que je suis un collaborateur. Que je peux vraiment les aider et que l’on peut discuter d’autre chose que du mandat à réaliser.

J’aime ma vie de travailleur autonome car je réussis à avoir un équilibre malgré le fait que ma vie est un blendeur (Expression empruntée à mon ami et client Sylvain de Sénik). Je m’explique. Certains clients sont aussi des amis. Tu parles de ta job le week-end, le soir, en vacances. Tu es toujours en mode prospection. Tu peux avoir une idée de concept en prenant une marche le samedi matin. Tu peux être obligé de travailler très tôt ou très tard pour livrer un mandat. Bref, tout est mélangé. Ce qui peut créer une grande charge de stress et un mental agité. Mais j’ai trouvé une façon de ne pas virer fou.

Pour garder un équilibre mental et physique, je me suis créé une routine gagnante. Je me réveille vers 6 h 30 et je bois un grand verre d’eau. Ensuite, je rédige les Pages du matin, il s’agit de 3 pages d’écriture automatique. Ça me permet d’évacuer mes angoisses, de laisser aller mon imagination et d’être déjà en mode créatif avant de commencer à travailler. Pour connecter avec mon intuition et calmer mon mental, j’ai un cours de yoga méditation chaque mercredi soir. Pour sortir le stress, je fais du spinning le jeudi soir. Et finalement, je me connecte avec la nature en allant marcher dans le bois le dimanche. Et à travers ça, j’essaie de bien manger et de lire au moins 30 minutes par jour.

Finalement, j’aime ma job parce que mes revenus sont proportionnels à mes efforts. Que j’atteigne mes objectifs ou non, j’en suis le seul responsable. Cette responsabilisation est selon moi la meilleure façon d’être heureux et d’aimer vraiment ce que tu fais.

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Ça y est, l’Halloween est derrière nous. D’ailleurs, dans les grandes chaines de magasins, ça fait un bout de temps que les décorations des fêtes ont leur propre allée. Vous avez probablement déjà des dates de soupers à l’agenda en décembre. Et vous avez déjà reçu l’invitation pour votre party de bureau. Bref, Noël s’en vient.

Mais avant de partir, il y a une chose que vous devez absolument ajouter dans la to-do list : la fameuse carte de Noël. Pourquoi? Voici quelques raisons de ne pas passer à côté de cette occasion de communiquer avec vos clients.

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Une bonne carte des fêtes n’est pas un courriel!

1. Ça n’arrive qu’une seule fois par année. À quel autre moment communiquez-vous physiquement à tous vos clients en même temps? Bien sûr, vous envoyez des infolettres. Et si vous faites bien votre travail, vous avez un taux d’ouverture oscillant autour de 25 %. Ce qui laisse quand même 75 % de vos clients dans le noir. Voici une opportunité. Un courriel se jette facilement à la poubelle. Par contre, on ouvre systématiquement le courrier que l’on reçoit par la poste. Et pour une fois, ce ne sera pas un compte à payer :)

2. Le retour sur investissement est excellent! Quelques heures de graphisme et de rédaction, l’impression des cartes, des enveloppes, des timbres et un peu de temps pour écrire des messages personnalisés et le tour est joué. Si vous avez moins de 100 clients actifs, vous pouvez prévoir entre 500 $ et 1000 $ de budget. Et vos clients apprécieront le geste, je vous le garantis. Le résultat est de loin supérieur à l’argent et au temps investis.

3. Personne ne regarde votre courriel d’animation des fêtes. C’est toujours la même chose : une animation achetée sur le web avec un message cliché et banal. Tant qu’à faire ça, vaut mieux ne rien faire. En plus, votre courriel se perdra probablement dans un fouillis de courriels semblables. Ça, c’est si votre message ne se retrouve pas directement dans la boite de pourriels. Cette année, au lieu d’être un spammeur, soyez un créateur d’émotion.

4. C’est une occasion de vous positionner. Avec un bon concept qui lie ce que vous faites avec l’univers des fêtes, vous pouvez vous différencier de vos concurrents. Profitez-en pour réaffirmer vos valeurs et votre vision de façon intelligente et créative. Votre carte de Noël est un merveilleux outil de branding qui est souvent sous-exploité. Si elle est réussie, elle fera rayonner votre entreprise. Affichée sur le babillard ou sur le bureau de votre client, votre carte vous fera de la pub (presque) gratuite.

5. Vous pouvez faire de la gratitude personnalisée. Si vous faites des affaires, c’est grâce à vos clients. Dites-leur un vrai merci. Soyez personnel dans le ton. Peu d’entreprises prendront le temps d’écrire des messages vraiment personnalisés. C’est une occasion d’être authentique. Parce que les relations d’affaires sont d’abord des relations humaines. De bons mots sincères, ça fait toujours plaisir à lire.

L’exercice d’envoyer des cartes de Noël à vos clients demande de la préparation et de l’investissement de votre part. C’est le moment de commencer pour ne pas faire ça à la course comme l’an passé. Prenez le temps de bien faire les choses et je vous garantis que vous ne le regretterez pas. Sur ce, je retourne travailler sur mon concept de carte de Noël.

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Dernièrement, j’entendais François Charron à la radio parler de son nouveau site web. Sa plateforme de commerce en ligne vise à consommer québécois et concurrencer Amazon. Je suis curieux car j’ai déjà entendu parler de ce genre de site, mais jamais rien de convaincant. Puis François Charron nomme son fameux site : Shooopping.ca. (ça se dit choux ping) Et il prend la peine de l’épeler. Je fais une petite recherche rapide et je ne trouve rien.  J’avais oublié un « o »! Je finis par trouver le site avec un design décevant et une offre qui n’a rien de révolutionnaire. Mais ce n’est pas ça qui me chicote le plus. Je me demande vraiment comment un aussi gros projet peut se retrouver avec un nom aussi mauvais.

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Ce nom de marque ne respecte pas 2 critères de base en recherche nominale :

  • Original. Il doit se distinguer des autres et se démarquer. Comment un nom qui reprend le terme shopping peut-il être original? Si on a volontairement compliqué l’orthographe, c’est que shop.ca, shopping.com, shoppin.com et bien d’autres adresses dans la même veine étaient déjà prises. Pourtant, se coller à quelque chose qui existe déjà, c’est se tirer dans le pied. Ça demandera beaucoup plus d’efforts marketing pour faire connaitre votre nom. En plus,  vous risquez de faire de la publicité pour votre concurrent.
  • Accessible. Il doit être facile à écrire et à prononcer. Alors là, c’est vraiment raté. On ne devrait jamais avoir à épeler le nom de votre compagnie. Vous avez dit shooopping? Avec un « o »? Deux « o »? Non. Trois « o » !!! Avec un « p »? Deux « p »? Je ne me rappelle plus. Je suis mêlé là. Et les consommateurs aussi.

Un autre point me dérange. On s’adresse à des Québécois, on veut vendre aux Québécois pour que l’argent reste au Québec. Mais on  choisit un nom à consonance anglophone. Idéalement, votre nom devrait être aligné sur vos valeurs et votre vision. À tout le moins, ne pas évoquer le contraire.

Bref, pensez-y deux fois avant de baptiser votre bébé. Sinon, il risque de se faire écoeurer dans la cour d’école.

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J’ai toujours eu peur de l’échec. Mais j’ai fini par comprendre qu’il était essentiel dans mon parcours d’entrepreneur. Quand je me plante, j’ai l’opportunité de repousser plus fort. Si bien sûr je change d’engrais, j’arrose mieux, que je trouve un terreau plus fertile ou un tuteur. Faire des erreurs nourrit mon apprentissage. Ce n’est pas toujours agréable sur le moment. Mais j’apprends à chaque fois. Voici 5 choses que j’ai apprises en faisant des erreurs.

Patrick Goulet parle de l'échec en tant qu'entrepreneur

J’essaie toujours de voir plus loin que l’échec.

1. Écouter mon intuition. Lorsque j’ai un mauvais feeling sur un projet ou prospect, j’écoute cette petite voix. C’est toujours un bon indicateur. Parce que lorsque je ne l’écoute pas, j’en paie le prix. Travailler avec des clients qui ne me respectent pas ou ne voient pas de valeur ajoutée à mon travail est improductif. L’énergie négative m’empêche de bien servir les clients qui croient en moi. Parfois, il vaut mieux dire non à l’argent. Parce que le respect de ses valeurs, c’est plus payant à long terme.

2. Lâcher prise. À tout vouloir contrôler, on se fatigue. En étant entrepreneur, mon horaire est comme une boite à surprise. Ça ne donne rien d’essayer de trop planifier, je dois accepter que tout peut être chambardé. Parfois, j’angoisse en me disant que tous mes clients vont revenir avec des modifications urgentes en même temps. Puis, finalement, le scénario catastrophe ne se produit jamais. Si un client n’est jamais content et que je sens qu’il ne le sera jamais, je le laisse aller. Je ne m’empêche plus de dormir avec ça. Des personnalités incompatibles, ça arrive autant en affaires qu’en amitié.

3. Faire confiance à mes talents. La peur m’a fait dire non souvent dans mes premières années de pigiste. À la question : « As-tu déjà fait ça ? », je figeais. Au lieu de défendre mes compétences de rédacteur et de relever le défi. Ce n’est pas parce que je n’ai jamais écrit un discours de politicien que je ne serai pas bon. Si l’occasion se présente, je prendrai le risque de réussir ou de me planter. Mais si je n’essaie pas,  c’est sûr que je vais échouer.

4. Choisir les bons projets d’affaires. Ça, c’est difficile. Parce qu’on évolue et que nos valeurs changent. Il peut même arriver que quelqu’un essaie de vous manipuler parce qu’il veut vraiment que vous embarquiez dans le bateau. L’expérience aide à faire de meilleur choix. Mais l’élément le plus important c’est de se connaitre soi-même. C’est encore plus vrai en tant qu’entrepreneur. Ça peut paraitre cliché, mais on ne le répètera jamais assez. Quand tu es clair sur tes limites et tes valeurs, les choix s’imposent d’eux-mêmes.

5. Continuer. Je suis un entrepreneur positif. Je pense que si une opportunité n’a pas fonctionné, c’est parce qu’elle n’était pas pour moi. Si une stratégie ne fonctionne pas, j’en essaie une autre. Si un collaborateur de longue date quitte pour une autre ville, c’est l’occasion d’essayer quelqu’un d’autre. Si un client me doit de l’argent depuis plus de 6 mois, c’est le temps de revoir mon processus de facturation. Si je perds un appel d’offres, c’est une opportunité de l’améliorer pour gagner la prochaine fois.

Bref, j’apprends chaque jour. Des fois, c’est subtil. Des fois, c’est comme un coup de poing dans la face. L’important c’est d’apprendre quelque chose. Et vous, qu’avez-vous appris de vos échecs ?

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Depuis environ deux ans, j’envoie chaque mois une infolettre à ma liste de contacts. Sur les 1000 personnes, en moyenne 40 % ouvrent mon courriel. Et mon taux de clic est d’environ 15 %. Tout ça pour dire que je suis plutôt satisfait car le courriel est le dernier rempart du marketing. C’est la permission ultime. Et surtout, ça fait vendre.

Pourquoi envoyer une infolettre ?

  • Annoncer vos nouveaux produits et services.
  • Proposer des offres promotionnelles exclusives.
  • Partager du contenu à valeur ajoutée (billet de blogue, vidéo, infographique, etc.).
  • Renforcer votre lien et la cote d’amour avec vos clients.
  • Augmenter la fréquence d’exposition à votre marque.
  • Sonder votre clientèle et améliorer vos produits.

infolettre

Qu’est-ce qui influence les résultats ?

Plusieurs facteurs peuvent influencer votre taux d’ouverture, votre taux de clic et votre taux de conversion (achat). Voici les principaux.

Le titre. Selon Contently, votre trafic peut varier jusqu’à 500 % selon votre titre. Choisissez-le bien. Il doit capter l’intérêt. Les superlatifs très positifs (meilleur, toujours, plus rapide, plus grand, plus drôle, top, parfait)   ou très négatifs (jamais, pire, rien, stop, éviter, personne) seraient les plus performants. Considérez votre titre comme un slogan qui vend votre contenu.

Le moment de l’envoi. Posez-vous la question suivante :  à quel moment est-il préférable d’envoyer une communication à mon client  ? Moi, je reçois toujours des courriels de Dominos pizza vers 16 h, au moment où je me demande ce que je vais manger pour souper. De mon côté, j’envoie mon infolettre avant 8 h le mardi, mercredi ou jeudi matin. Le lundi matin, tout le monde est inondé de courriels. Et à partir du jeudi après-midi, les gens pensent au week-end. Un moment qui pourrait être pertinent pour un bar par exemple. Bref, réfléchissez à l’emploi du temps de vos cibles et testez.

La fréquence d’envoi. Pas trop souvent. Votre boite de courriels déborde, la mienne aussi. Les consommateurs deviennent vite impatients. Si vous envoyez trop de courriels inintéressants, ils vous bloqueront. Et vous aurez perdu une précieuse adresse courriel. Vous devriez vous contenter d’une à deux fois par mois.

Le contenu. Pertinence et créativité sont de mise. Est-ce que l’information amène de la valeur ajoutée ? Si vous n’avez rien à dire, taisez-vous jusqu’au prochain courriel. Par contre, en préparant un calendrier de publication, vous ne manquerez jamais d’idées. Aussi, il est préférable de tester de votre contenu. Faites deux versions et envoyez-les à une partie de votre liste. Envoyez ensuite la version qui obtient les meilleurs résultats au reste de votre liste. Vous pouvez aussi segmenter vos infolettres en envoyant des versions différentes aux clients, prospects, connaissances, etc.

Le design. Il devrait être adapté pour les tablettes et téléphones intelligents pour en favoriser la lisibilité. Votre infolettre devrait aussi contenir des images et un design simple. Personnellement, 50 % de mes contacts lisent mes courriels sur un téléphone mobile. Si mon design n’était pas adapté, c’est la moitié des efforts qui seraient jetés à la poubelle.

La qualité de votre liste. Il y a plusieurs façons de diviser votre liste d’envoi pour la rendre plus efficace. Vous pouvez la segmenter par intérêt, fréquence d’envoi, type de clients, etc. Il est aussi primordial d’avoir une relation d’affaires avec les gens dont vous possédez l’adresse de courriel. Vous devez également obtenir la permission d’envoyer des courriels comme le stipule la loi C-28.

Vous avez une liste de clients qui vous donnent la permission de communiquer avec eux par courriel ? Qu’est-ce que vous attendez pour vous en servir ? Arrêtez de laisser de l’argent sur la table. Vous avez seulement besoin d’un design d’infolettre et d’un logiciel de gestion tel que CakeMail. Et quelque chose à dire. Pour cette partie-là, je peux toujours vous donner un coup de main.

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Le blogue n’a jamais été aussi présent dans les communications d’entreprises. Dans les sites web des journaux, la chronique, les analyses et les blogues y prennent maintenant presque autant de place que les nouvelles. Mais plusieurs entreprises hésitent encore à se lancer dans l’aventure. Par peur, par méconnaissance du média, parce que. Voici donc les 4 pires raisons de ne pas aimer le blogue !

4 mauvaise raisons de ne pas bloguer par Patrick Gopulet

Je ne blogue pas car je n’ai rien à dire.

C’est faux ! Avez-vous déjà recensé toutes les questions que les clients vous posent au téléphone ou en personne ? Une bonne partie de ces questions peut servir de point de départ à un billet de blogue ou une page FAQ. D’ailleurs, votre blogue peut avoir plusieurs objectifs : diffuser des informations non commerciales sur vos produits (trucs et astuces), augmenter votre notoriété en devenant la référence dans votre secteur d’activité, échanger directement avec vos clients, augmenter le trafic vers votre site web, etc. C’est aussi une façon d’humaniser votre entreprise.

Vous n’êtes pas obligé de publier un billet de blogue par semaine. Un par mois, c’est suffisant. L’important, c’est d’être constant. Un bon truc est de préparer vos articles en créant un calendrier de publication. Si vous êtes une compagnie d’entretien ménager, vous pourriez publier des trucs pour préparer sa maison pour l’hiver au mois de novembre. Et au mois d’avril, les musts pour rendre votre cour extérieure plus invitante. En décembre, le guide parfait pour survivre aux fêtes ou un rappel de l’étiquette lorsque l’on reçoit des invités. Chaque saison est propice à publier du nouveau contenu. Faites aussi la liste des fêtes importantes : Pâques, la fête des Pères, la Saint-Valentin, etc. Essayez d’imaginer des articles pertinents et pratiques liés à ces événements. De cette façon, vous aurez toujours quelque chose à dire.

Bloguer, ça coûte cher.

C’est plutôt un investissement qui rapporte. Le blogue doit faire partie d’une stratégie de contenu efficace. Si un client potentiel se retrouve sur le site de votre concurrent, car l’information qu’il cherchait était bien placée et bien référencée dans un billet de blogue,  quel est le prix de cette vente perdue ? Combien vous coûte votre publicité imprimée ? Votre représentant vous rapporte-t-il des ventes ?

Il est  beaucoup plus facile de calculer le retour sur investissement de votre présence web que n’importe quelle autre stratégie média. Vous avez accès, en temps réel, au nombre de vues, de commentaires, de partages sur les réseaux sociaux et de demandes d’information. En planifiant vos contenus de façon annuelle, vous pourrez mieux contrôler les coûts et investir où ça rapporte.

Mais avant d’investir temps et argent dans un blogue, assurez-vous que votre site répond aux meilleurs critères de référencement web. Vous pourriez peut-être en profiter pour le rafraichir, le rendre adaptatif ou améliorer son SEO. Comme votre blogue sera hébergé sur votre site web, vous maximiserez vos chances en ayant un site performant.

Je n’ai pas le temps de m’occuper d’un blogue.

Avez-vous 4 heures par mois ? C’est un minimum que vous devriez investir dans votre développement des affaires sur le web.   2 à 3 heures de rédaction, plus au moins une heure pour diffuser le contenu sur vos médias sociaux et répondre aux commentaires. Si vous n’avez pas la ressource à l’interne, vous pouvez toujours engager un travailleur autonome.

Le temps est toujours une question de perception. Peut-être passez-vous trop de temps à essayer de vendre où vos clients ne sont pas ? Le temps investi dans votre contenu et dans votre présence en ligne vous rapportera. Tôt ou tard, le temps fera son oeuvre. Si vous avez bien travaillé et que vous vous êtes positionné avec les bons mots-clés, votre contenu commencera à remonter dans les résultats de recherche. Les internautes cliqueront sur votre billet de blogue. Ils seront plus informés et auront une meilleure opinion de votre entreprise. Ils seront donc plus chauds à l’idée de consommer ou recommander vos produits ou services.

Le blogue est un investissement à moyen et long terme qui devrait être considéré comme une tribune exceptionnelle pour échanger avec vos clients, tester des idées, faire du service à la clientèle, augmenter votre notoriété et récolter des informations précieuses sur les intérêts de vos clients.

Pas besoin de bloguer, je suis sur Facebook.

Être sur Facebook c’est bien, mais ce n’est pas tout. Ça doit faire partie d’une stratégie de marketing de contenu globale. Contrairement à Facebook, le contenu de votre billet de blogue vous appartient et il restera sur le web pendant plusieurs années. Vous profiterez de ses fruits longtemps après sa publication. Les médias sociaux sont une excellente façon de partager le contenu de votre blogue et d’interagir avec vos clients actuels et potentiels. Mais n’oubliez pas que le roi des médias sociaux demeure le blogue.

Vous aurez compris qu’il y a beaucoup  d’avantages à bloguer régulièrement. Alors, lorsque vous penserez à votre budget média pour 2016, n’oubliez pas de faire de la place au blogue. Et si vous avez besoin d’y voir plus clair, n’hésitez pas à me contacter. Je paye le café.

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La graphiste qui a réalisé le swoosh de Nike a été payée 35 $ (elle a reçu des parts de l’entreprise plus tard). Croyez-vous que c’est un bon montant ? Et combien a reçu le concepteur-rédacteur qui a trouvé « Just do it ! », une signature qui perdure depuis plus de 25 ans. Trois mots qui ont rapporté des milliards de dollars.

Autre exemple, le fameux « Think different » d’Apple. Une philosophie résumée en deux mots. Une expression à la hauteur des produits. Un slogan qui a aussi  très bien vieilli. Et là, je ne parle pas de la publicité mythique de lancement. Mais quel prix cette idée a-t-elle été vendue ? Probablement pas assez cher !

Quelle est la valeur d’une marque ?

Prix d'une idée

Lorsqu’ un client me dit que payer plus de 1000 $ pour un nom ou un slogan de marque c’est trop cher, je me demande s’il comprend bien la valeur de son nom. C’est bien simple, je pense qu’il sous-estime le pouvoir évocateur de son image de marque.

Lorsque tu lances une entreprise, tu ne changes pas de nom aux deux ans. C’est l’ADN. La base solide qui te différencie et donne de la crédibilité à tes services. Le nom de marque a une valeur marketing très élevée. Le slogan de positionnement aussi.

Je crois que l’établissement du prix d’une idée doit tenir compte de sa durée de vie et de son impact à long terme sur les ventes. Une publicité radio ou imprimée à une durée de vie limitée. Même si elle génère des ventes, ce sera le temps d’une saison, d’une offre ou d’une promotion. Quant au nom, il assoit la réputation pour la vie. C’est un investissement qu’il ne faut pas prendre à la légère. Baptiser une marque, c’est du sérieux.

Faut-il payer à la performance ?

Est-ce que les créatifs devraient être payés aux résultats, comme des représentants ? Ça me semble quasi impossible car il y a trop d’impondérables. Prenons l’exemple d’un restaurant. J’ai beau écrire le meilleur message radio au monde pour annoncer l’ouverture, sur la bonne station, en heure de pointe, si l’expérience client est mauvaise, c’est foutu. Mon objectif est d’attirer l’attention des consommateurs sur ce nouveau restaurant et de les inciter à l’essayer. Mais s’ils sont accueillis par un air bête, qu’ils attendent 20 minutes pour leur bière, que la bouffe est dégueulasse et que le prix est trop élevé, c’est foutu pourri d’avance. Le bouffe à oreille fera son oeuvre. Et ce n’est pas une bonne pub qui y changera quoi que ce soit.

C’est parfois difficile de faire comprendre la plus-value de la conception-rédaction publicitaire. Au-delà des images, les mots aussi font vendre. Surtout lorsqu’une entreprise décide de s’adresser à l’intelligence du consommateur. Et un consommateur qui aime votre entreprise, ça, ça n’a pas de prix !

 

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