Ça fait plus de 12 ans que je gagne ma vie avec mes mots et mes idées. À mes débuts, j’acceptais n’importe quoi. Payant ou non. Intéressant ou pas. Bon produit ou cochonnerie, j’acceptais de promouvoir absolument tout. Ça m’a causé plusieurs frustrations. J’ai appris beaucoup : comment négocier, comment me faire payer, comment aimer plus ce que je fais. Et ça, ça passe par avoir de bons clients qui me ressemblent avec qui j’aime travailler.

J'ai un bon sens de l'humour alors je cherche des clients qui aiment rire.

J’ai un bon sens de l’humour alors je cherche des clients qui aiment rire. Photo by Andre Mouton on Unsplash

Voici 5 façons d’avoir des clients en or :

Partager ses valeurs et les respecter. C’est prouvé, à compétence égale, les gens préfèrent travailler avec ceux qui partagent leurs valeurs. Mais encore faut-il les connaitre. N’hésitez pas à les partager. Ça doit transparaitre dans les contenus de votre site, et pas juste dans l’À propos. Mais ça ne doit pas seulement être des mots, ça doit aussi se sentir dans votre approche. Walk the talk comme disent les Américains.

Apprendre à dire non. J’ai refusé 5 mandats la dernière semaine avant mes vacances. Pas qu’ils n’étaient pas intéressants, mais je devais donner priorité aux mandats en cours et les terminer de bonne façon. Commencer ses vacances complètement épuisé, ce n’est pas très intelligent. Been there, done that! En disant non, je respecte mes limites. Mais je respecte aussi mes clients en refusant d’offrir un produit numéro deux. Je sais très bien que ça coûte toujours plus cher de dénicher un nouveau client que de bien servir un client actuel. Et parfois bien le servir signifie lui dire non.

Se fier à son intuition. La petite voix qui vous fait dire que vous (ne) sentez (pas) un projet, c’est votre intuition. C’est le cœur qui parle. Ce n’est pas toujours évident de l’entendre dans le bruit ambiant de notre tête. La pratique quotidienne du yoga et la méditation aident à se rapprocher de son ressenti. Pour moi, ça amène de nouvelles idées. Et ça m’aide à prendre de meilleures décisions. Parfois, une simple marche dans le bois me permet de me connecter à mon intuition. L’écriture automatique le matin, au réveil est très efficace aussi. Souvent, elle me permet de me rappeler de mes rêves. Et dans mes rêves, il y a souvent des synchronicités, des indices qui me guident vers la bonne décision.

Être authentique. Le premier soir de mes vacances, j’ai rencontré au cinéma un nouveau client avec qui je venais de collaborer sur un gros mandat pendant deux semaines. Il n’a pas rencontré un autre Patrick Goulet. J’étais le même. Parce que je n’aime pas la bullshit. Être vrai, c’est aussi ne pas avoir peur de parler de ses passions, de ses passe-temps et de ses goûts avec ses clients. Créer une relation, c’est ça!

Écouter vraiment. Dans son classique Comment se faire des amis et influencer les autres, Dale Carnegie, est assez clair là-dessus. Pour développer de vraies relations, il faut poser des questions, laisser parler son interlocuteur et s’intéresser vraiment à ce qu’il dit. C’est comme ça que l’on découvre des intérêts communs et la personnalité des gens. Une connexion plus profonde au niveau des valeurs est alors possible. Et je vous garantis que ça enrichit la relation dans tous les sens du terme.

Je me suis rendu compte à travers les années que mes meilleurs clients me considèrent comme un partenaire. Nous avons une relation d’affaires, de confiance, mais ça va plus loin que ça car je connais une partie de leur vie et je partage leurs enjeux au quotidien. Ça, c’est précieux. Je me sens privilégié d’avoir plusieurs clients en or. Et vous, quels sont vos trucs pour avoir des clients qui vous ressemblent?

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Comme je suis très curieux, je m’intéresse beaucoup à l’étymologie des mots et des expressions. Je me demande aussi d’où viennent les proverbes. Et mon intérêt pour le marketing m’amène souvent à m’informer sur l’origine d’une marque que j’affectionne. C’est systématique, lorsque que je rencontre un nouveau client, je lui demande de me raconter la petite histoire de l’entreprise et de son nom de marque. C’est toujours très instructif. Alors j’ai décidé de faire l’exercice avec des marques internationales que tout le monde connait. Voici donc l’origine du nom des marques ADIDAS, IKEA, NIKE, LEGO et AMAZON.

D’où viennent ces noms de marques?

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  1. ADIDAS. Tout le monde connait cette marque de chaussures. D’ailleurs, qui n’a pas déjà porté une paire d’Adidas Gazelle? En 1924, les frères Rodolph et Adolf Dassler créent La fabrique de chaussures des Frères Dassler. Leurs deux premiers brevets concernent des chaussures de course ainsi que des chaussures de football à crampons. Après la guerre 1939-45, les frères se séparent. Rudolph crée sa propre marque d’articles de sport, la célèbre marque PUMA. Adolph change le nom de sa compagnie. Pour trouver un nom original, il combine son surnom ADI et les premières lettres de son nom de famille DAS. La marque ADIDAS était née. Il faudra attendre en 1948 pour voir apparaitre les 3 bandes distinctives sur les espadrilles. Une idée qu’Adolph Dassler a eu pour rendre ses chaussures identifiables  de loin.

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  1. IKEA. Le magasin préféré de ceux qui veulent changer de décor tout en décodant un plan a été créé en 1943 par le suédois Ingvar Kamprad. L’homme d’affaires a commencé sa carrière en vendant des objets d’utilité quotidienne à ses voisins. À l’époque, il livrait à vélo. Les premiers meubles, fabriqués par des artisans locaux, sont proposés dans une brochure de vente par correspondance. C’était les balbutiements du fameux catalogue IKEA. Pour trouver le nom de son entreprise, M Kamprad a réalisé un acronyme. Il a d’abord pris les initiales de son nom IK, il a ajouté la première lettre du nom de la ferme de ses parents Elmtaryd, d’où le E, puis le A qui est la première lettre du nom de son village Agunnaryd. Quant aux couleurs du logo d’IKEA, elles sont les mêmes que celles du drapeau suédois.

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  1. LEGO. La compagnie LEGO a été fondée en 1932 par le menuisier danois Ole Kirk Christiansen. C’est l’incendie de son usine, la Deuxième Guerre mondiale et la mauvaise qualité du bois qui poussent l’inventeur vers le plastique. Les premières briques en plastique qui s’emboitent sont commercialisées en 1952. La version que l’on connait aujourd’hui existe depuis 1958.  Saviez-vous que le fondateur a nommé son entreprise LEGO à partir des mots danois LEG GODT  qui signifient « joue bien »? Et en latin LEGO signifie « j’assemble ». Difficile de trouver meilleur nom pour ce jeu qui fait le bonheur des enfants et des adultes à travers le monde.

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  1. AMAZON. En 1994, lorsque Jeff Bezos cherche un nom pour son site web, il veut que ça commence par un A pour apparaitre en premier dans l’ordre alphabétique. En parcourant le dictionnaire, il tombe sur amazon qui est le nom du plus long fleuve du monde. L’Amazonie, c’est aussi une région du globe avec une très grande diversité de faune et de flore. Mais c’est probablement son logo qui retient le plus l’attention car il a une double signification. La flèche en sourire symbolise l’importance qu’il accorde à la satisfaction du client. Ça rend le logo sympathique. Et la flèche part du A pour aller jusqu’au Z. Un beau clin d’œil à l’étendue des produits que l’on retrouve sur Amazon.

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  1. NIKE. La compagnie a été créée au début des années 60 alors que l’entraineur Bill Bowerman et l’étudiant en comptabilité et coureur Philip Knight ont l’idée d’importer des chaussures d’athlétisme du Japon. En 1965, l’arrivée du vendeur Jeff Johnson et la volonté de vendre leurs propres chaussures les poussent à créer des chaussures de sport américaines. Ils baptisent la marque NIKE, une inspiration de la déésse grecque de la victoire, Niké. Cette déesse ailée était capable de se déplacer très rapidement. D’ailleurs, le célèbre swoosh, en forme de virgule inversée à l’horizontale, est une représentation stylisée de l’aile de la déesse. La création du logo a fait couler beaucoup d’encre.  La graphiste Carolyn Davidson était étudiante à l’époque où elle a réalisé le swoosh. Elle a été payée 35 $ en 1971. Puis en 1983, les dirigeants de Nike ont voulu reconnaitre son travail à sa juste valeur. Ils lui ont offert 500 actions de la compagnie. Une valeur de plus de 36 000 $ aujourd’hui!

 

Gageons que la prochaine fois que vous achèterez un produit de votre marque favorite, vous vous demanderez d’où vient son nom. Si vous êtes curieux et que vous désirez en connaitre plus sur la création d’un nom de marque, je vous invite à découvrir ma recette pour créer une marque. Vous comprendrez que parfois, au-delà de l’intuition, il faut faire appel à un processus éprouvé pour faire surgir toutes les possibilités.

 

Sources :

http://www.fashions-addict.com/L-histoire-des-marques-Adidas_368___52.html

https://www.ikeafoundation.org/fr/qui-sommes-nous/histoire/

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2004273/Woman-designed-Nike-swoosh-explains-story-inception-40-years-ago.html

https://www.lego.com/fr-fr/aboutus/lego-group/the_lego_history

https://signification-marques.blog-machine.info/59-signification-et-origine-de-la-marque-amazon-et-de-son-logo/

 

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Les Soirées PechaKucha Québec sont de retour

J’adore la créativité sous toutes ses formes. J’aime les événements qui la soulignent comme les Creative Mornings. Et il y a maintenant une nouvelle façon de partager des idées en buvant un verre à Québec. C’est le retour des Soirées PechaKucha le 3 mai chez Noctem Artisans Brasseurs. Je précise le retour, car elles ont été organisées par l’équipe du Cercle Lab Vivant pendant quelques années.

Les Soirées PechaKucha sont de retour le 3 mai 19 h 30 chez Noctem Artisans Brasseurs

Les Soirées PechaKucha sont de retour le 3 mai 19 h 30 chez Noctem Artisans Brasseurs

Qu’est-ce qu’une soirée PechaKucha?

Avez-vous déjà assisté à une présentation PowerPoint tellement plate et interminable que vous auriez aimé être ailleurs? Les américains appellent ça Death by PowerPoint. Une soirée PechaKucha, c’est tout sauf ça. Impossible de s’endormir pendant la présentation, car elle ne dure que 6 minutes 40. Pas une seconde de plus. Les conférenciers de différents horizons viennent présenter un projet créatif avec comme seul support visuel, 20 images qui changent automatiquement toutes les 20 secondes. La formule est simple et dynamique. Il faut être concis et original. Pendant la soirée, une dizaine de conférenciers se succèdent. Ça donne un rythme entrainant où l’on n’a pas le temps de s’ennuyer.

D’où vient cette idée de fou?

Les architectes Astrid Klein and Mark Dytham de Klein Dytham architecture ont inventé ce concept parce que selon eux les architectes parlent trop. Il fallait trouver un moyen de raccourcir leurs présentations. D’où la contrainte de présenter avec 20 images qui changent automatiquement toutes les 20 secondes. Ils ont organisé la première soirée en 2003 à Tokyo et  il y a maintenant des événements dans plus de 1000 villes à travers le monde. Pour votre gouverne, le terme PechaKucha signifie l’art de la conversation en japonais. D’ailleurs, le dialogue est le thème de la soirée du 3 mai. Fait amusant, les événements doivent absolument avoir lieu dans un endroit avec un permis d’alcool. Comme quoi on ne se prend pas au sérieux et que le but est d’avoir du fun tout en partageant des idées.

Qui sont les conférenciers pour la Soirée Dialogue du 3 mai?

1. Pierre Côté, professeur titulaire à l’École d’architecture de l’Université Laval

2. Paul Bordeleau, illustrateur et auteur de bandes dessinées

3. Marie-Josée Lépine, artiste peintre, auteure de la relève et chargée de projets en art et en culture

4. Jean-Pierre Bédard, directeur général de la Société de développement commercial (SDC) Montcalm

5. Geneviève Guimont, architecte cofondatrice de la firme Parka – Architecture & Design

6. Émilie Turmel, poète et auteure

7. Alain A. Viau, professeur titulaire au Département des sciences géomatiques de l’Université Laval et artiste-peintre

8. Jean-Philippe Simard, urbaniste et designer urbain, chargé de projets à La Pépinière Espaces collectifs

9. Catherine Dorion, chroniques, politique active, poésie, réalisation, théâtre

10. Anne-Josée Lacombe, responsable de la médiation numérique au Musée national des beaux-arts du Québec

11. Christina Moscini, directrice, conceptrice, productrice de la troupe Burlestacular

Avec 11 conférenciers, plus une performance de danse contemporaine, ça promet! Et seulement 5,20 $ pour une soirée d’inspiration, c’est tout un deal! Que vous soyez artiste, designer, publicitaire, architecte, communicateur ou simplement curieux, j’espère vous croiser. Question d’échanger sur la créativité, une pinte d’IPA à la main.

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La créativité est dans la nature

Stéphane Boucher a toujours aimé les systèmes. En tant qu’ingénieur en physique, il en a construit pendant plus de 25 ans pour de grandes entreprises. Aujourd’hui, fort d’une maitrise en biomimétisme, il s’inspire des  systèmes que l’on retrouve dans la nature. Son entreprise Biomimetech offre des services de consultation en innovation technologique via une approche biomimétique et de la consultation en créativité appliquée aux équipes de travail en entreprise. Rencontre avec un homme qui croit profondément que la créativité de la nature peut aider les humains.

PhotoStéphaneBoucher

Stéphane Boucher, biophysicien et communicateur scientifique

1. Les organismes vivants s’adaptent à leur environnement pour survivre, peut-on dire que la nature est créative?

Oui, elle est très créative et elle innove constamment. On a juste à regarder le nombre d’espèces de plantes, d’oiseaux, d’arbres, d’animaux pour s’en convaincre. Tout ça est parti d’une bactérie à une seule cellule pour évoluer vers des organes et un système nerveux. D’ailleurs, on commence à peine à comprendre le fonctionnement du cerveau.

2. Comment fonctionne le biomimétisme et quelles sont ses applications?

La nature est un modèle qui fonctionne très bien depuis des milliards d’années. C’est autogéré et équilibré. On peut se servir de cette intelligence naturelle pour nous aider à trouver des solutions à différents problèmes. Il y a trois sortes de biomimétisme. Le biomimétisme de forme. C’est lorsque l’on s’inspire de la forme des chardons (tocs) pour créer le velcro ou des ailes des oiseaux de proie pour réduire la trainée sur les ailes des avions. Il y a aussi le biomimétisme de processus comme lorsque l’on étudie la photosynthèse pour essayer de recréer un principe similaire. Puis il y a le biomimétisme de système qui consiste à étudier en profondeur comment fonctionne un système complexe comme une ruche.

3. Quelle est la découverte la plus surprenante que tu as faite en observant la nature?

La nature communique de mille et une façons. Il y a des liens, des connexions et des échanges partout. Il y a beaucoup d’intelligence que l’on n’a pas encore comprise. Le réseau racinaire des arbres par exemple est très impressionnant. Les arbres communiquent par leurs racines, c’est un véritable internet biologique. Dans la forêt, les champignons aussi transportent de l’information. Scientifiquement., il y a de plus en plus d’évidences qu’il y a des échanges dans la nature. Et c’est normal car la nature est un tout.

4. Est-ce que le biomimétisme peut également aider à améliorer les relations humaines?

Oui, en observant les abeilles, on s’est rendu compte qu’elles vivaient en démocratie. Lorsqu’elles atteignent un certain nombre, des abeilles choisies par le groupe partent à la recherche d’un endroit pour fonder une nouvelle colonie. Lorsqu’elles reviennent, elles expliquent ce qu’elles ont vu et partagent l’information. Les abeilles débattent et elles passent au vote. Ce principe de fonctionnement en petites équipes de travail, qui testent des idées en parallèle, on voit ça beaucoup dans la gestion organique des startups. Les meilleures idées gagnent par démocratie. Par exemple, chez Facebook, on travaille sur des milliers de versions en même temps et la meilleure version est appliquée au plus grand nombre.

L’intelligence collective est aussi à l’œuvre dans une fourmilière. C’est très ordonné et ça inspire de l’innovation sociale. Les modèles de fonctionnement de la nature peuvent très bien s’appliquer aux organisations sociales.

5. Tu as travaillé comme ingénieur de systèmes pendant 25 ans, quel lien vois-tu avec ce que tu fais aujourd’hui?

La physique, c’est les systèmes, le fonctionnement des choses, c’est la même chose dans la nature. Pendant 25 ans, j’ai observé le non-vivant, maintenant j’étudie le vivant.  La nature fait des réseaux comme en physique. Maintenant, je sensibilise les gens au fait que la terre est un écosystème. Si on nuit à la nature, on se nuit soi-même. Avant de vivre dans des villes, nous étions en harmonie avec la nature. Maintenant, on la domine, la contrôle et l’exploite. Mais il ne faut pas oublier que nous en sommes toujours dépendants.

6. Quelle est la part d’intuition dans ton travail?

Lorsque je donne des formations et des cours, je peux inspirer les gens  à considérer les choses différemment, à penser à des solutions qui sont en harmonie avec la nature. Je me sers aussi de mon intuition pour écrire un livre sur la résilience. Je crois que l’on peut s’inspirer de la résilience de la nature pour faire émerger nos forces. La nature a une grande force d’adaptation et je veux faire le lien avec notre capacité de rebondir en tant qu’humain.

  7. De quelle façon la nature innove-t-elle?         

La nature est comme nous, lorsqu’elle fait face à des problèmes, elle devient créative. C’est en affrontant l’adversité  que la nature est devenue aussi abondante.  Les défis ont forcé la vie à devenir ingénieuse, à contrer  l’obstacle, à innover et à penser autrement. Parmi les innovations marquantes, on peut penser à la création des sexes mâle et femelle. Il y a aussi la photosynthèse qui a permis la vie terrestre. Et bien sûr la création  de la cellule nerveuse et du cerveau. Toutes ces innovations n’ont qu’un seul but, la reproduction des espèces et la transmission des gènes. En fait, c’est le minuscule gène qui est le grand boss de la vie. L’intelligence humaine est dans l’ADN.

Stéphane nous incite à repenser notre relation avec la nature. À s’en rapprocher pour retrouver la connexion que l’on a perdue. Il nous invite aussi à faire des choix énergétiques et alimentaires plus harmonieux. Et bien sûr à observer les petits miracles qui se déroulent sous nos yeux chaque jour dans la nature. D’ailleurs, à quand remonte votre dernière marche en forêt?

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Pour assouvir ma curiosité, je fais constamment des lectures sur les sujets de la créativité, de l’intuition, de la psychologie et de l’innovation. Dernièrement, j’ai lu l’ouvrage scientifique La créativité – psychologie de la découverte et de l’invention de Mihaly Csikszentmihalyi. C’est à lui que l’on doit, entre autres,  le concept du flow. Ce psychologue hongrois a réalisé une recherche pendant 5 ans auprès de 92 personnes reconnues  créatives dans leur domaine : artistes, auteurs, scientifiques, politiciens et entrepreneurs. À travers ses entretiens et observations, il a recensé 10 contradictions dans la personnalité des personnes créatives. Les voici.

Image : Dmitry Ratushny @ratushny

Image : Dmitry Ratushny
@ratushny

Les 10 contradictions de la personnalité créative selon le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi :

  1. Les individus créatifs ont énormément d’énergie physique, mais restent souvent tranquilles, au repos.
  2. Les personnes créatives sont souvent intelligentes et complètement naïves.
  3. La troisième tendance paradoxale concerne un mélange de fantaisie et de discipline ou de responsabilité et d’irresponsabilité.
  4. Les individus créatifs passent alternativement de l’imagination et du fantasme à un sens pratique de la réalité dans le but de se détacher du présent sans se couper du passé.
  5. Les personnes créatives semblent capables de passer de l’introversion à son opposé, l’extraversion.
  6. Les individus créatifs sont aussi remarquablement humbles et fiers en même temps.
  7. Dans toutes les cultures, on demande aux hommes d’être masculins et de réprimer tous les aspects de leur tempérament qui pourraient passer pour féminins. Aux femmes, on demande le contraire.  Les individus créatifs échappent, jusqu’à un certain point, à ces stéréotypes.
  8. Les personnes créatives sont souvent considérées comme rebelles et indépendantes. Pourtant, elles doivent auparavant avoir assimilé les règles propres à un domaine culturel.
  9. Les individus créatifs sont, pour la plupart, passionnés par leur travail, ce qui ne les empêche pas de se montrer  extrêmement objectifs.
  10. Enfin, l’ouverture et la sensibilité des individus créatifs les exposent souvent à la souffrance, mais aussi à de grandes joies.

Je ne sais pas pour vous, mais plusieurs de ces contradictions me rejoignent. Et je suis assez d’accord avec l’auteur lorsqu’il parle des personnes créatives comme des gens avec une personnalité riche et complexe. Maintenant, il ne reste plus qu’à embrasser cette complexité.

 

Source : Mihaly, Csikszentmihalyi. La Créativité – psychologie de la découverte et de l’invention. Éditions Robert Laffont, Paris, 2006, 389 pages.

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Dans l’oeil d’Elias

Elias Djemil est un réalisateur et photographe né d’un père algérien et d’une mère russe. Arrivé au Québec à 20 ans avec un baccalauréat en mathématique appliquée non reconnu, il doit se revirer de bord. Il s’inscrit alors en Arts et lettres au Cégep de Chicoutimi avant de fréquenter l’École de Cinéma et Télévision de Québec. Croyant en son art, il investit tout sur son premier film. C’était il y a 10 ans. Rencontre avec Elias Djemil, un artiste qui croit que c’est grâce aux problèmes qu’émerge la créativité.

Crédit photo : Philippe Ruel

Crédit photo : Philippe Ruel

1. Elias, tu es né avec une double influence culturelle, selon toi, quelle est la différence entre l’art en Russie et en Algérie?

En Algérie, l’art est considéré plus comme un loisir qu’une profession. Tu ne peux pas vraiment en vivre, à part quelques rares exceptions. En Russie, c’est complètement l’inverse. L’éducation est construite autour de l’art dès la petite enfance. Quand tu arrives au secondaire, tu lis du Tolstoï et du Dostoïevski. Les professeurs russes croient que l’art ouvre des portes pour y revenir plus tard et je suis assez d’accord avec eux.

2. Où puises-tu ton inspiration?

Dans la paresse. Les idées viennent lorsque je ne fais rien. Quand tu te détends, que tu fais de l’espace, ton cerveau fait des liens avec des choses que tu as en toi. Je suis aussi beaucoup inspiré par les gens, qu’ils soient morts, vivants, proches, lointains, artistes ou pas. Observer les humains, ça donne des idées, voyager aussi.

3. Et au niveau artistique, qu’est-ce qui t’allume?

J’aime beaucoup le cinéma de Tarkovski, c’est très connecté sur l’humain, ses films t’habitent pendant longtemps. J’adore aussi la peinture abstraite. Je suis fasciné comment on peut raconter quelque chose et faire vivre des émotions avec de l’art non figuratif.

4. Quel est ton processus de création?

Quand je fais un film, c’est comme un carré de sable où j’invite d’autres personnes à venir jouer avec moi. J’ai une image en tête et je me fie à mon instinct pour y arriver. Mais en même temps, c’est très réfléchi. Chaque plan est là pour une raison. Je réalise souvent de quoi parle mon film lorsque je suis rendu au montage.

5. Pour toi, qu’est-ce qu’une oeuvre réussie?

J’aime le mystère de la beauté. Je n’essaie pas d’expliquer et de décortiquer techniquement une œuvre. Faire ça, c’est comme essayer d’expliquer l’amour avec de la chimie. Je crois que le but de l’artiste est de toucher le doux, le bon et l’âme en chacun de nous. Mais l’art, c’est beaucoup de pratique. Quand tu maitrises un médium et que tu en essaies un autre, c’est une vraie leçon d’humilité. Et bien sûr, ce nouvel art enrichit celui que tu maitrises déjà.

7. Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui souhaite réaliser un film, que serait-il?

Fais-le. Arrête d’attendre. Le moment parfait n’existe pas.

8. Comment utilises-tu ton intuition dans ton travail?

Je donne du respect aux idées qui naissent. Je les prends en note. L’intuition est toujours là et plus tu l’écoutes, plus tu développes ta confiance. Tu deviens plus authentique et meilleur. Parce que sans l’intuition, tu fais juste répéter ce que les autres font.

9. Crois-tu que l’on nait créatif ou qu’on le devient?

Je pense que l’on nait créatif et que par la suite, différents facteurs de notre vie font qu’on développe notre créativité ou pas.

10. Avec la montée de Netflix et de la réalité virtuelle, quel est l’avenir du cinéma?

On va toujours avoir des histoires à raconter. C’est la base. Comment on le fera, je n’en ai aucune idée.

 

 

 

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Entre travailler plus et travailler mieux, je choisis de travailler mieux. Parce qu’il n’y a rien de plus plate que de passer 7 heures devant un ordi et n’avoir été productif que deux heures. Et ça arrive. Dans un monde où tout va toujours plus vite, où les délais rapetissent aussi vite que la couche d’ozone, c’est bien de comprendre comment mieux organiser son temps. Voici donc 5 façons simples d’être plus productif.

Photo by Hello I’m Nik on Unsplash

1. Optimisez votre horaire en fonction de votre énergie. Si vous êtes plus productif le matin, levez-vous plus tôt. Si vous êtes un oiseau de nuit, inutile d’être au bureau à 7 h. Surtout que vous risquez d’être assez cerné. Afin de maximiser votre énergie, c’est aussi une bonne idée de commencer avec ce qui vous rebute le plus.

2. Utilisez la technique de Pomodoro. Cette méthode inventée par Francesco Cirillo se base sur l‘idée que de courtes périodes de travail favorisent l’agilité intellectuelle. Ça fonctionne comme suit. Vous faites une tâche pendant 25 minutes en prenant bien soin d’activer votre minuteur. Pendant cette période, vous ne répondez pas à vos courriels, vous n’allez pas sur les médias sociaux et vous ne répondez pas à votre téléphone. L’idée est de vous concentrer sur une seule tâche. Puis, lorsque la sonnerie retentit, vous prenez une pause de 5 minutes. Et à chaque quatre pomodoros, vous prenez une pause un peu plus longue de 15 à 30 minutes. Cette méthode est la preuve que le multitâches est improductif.

3. Fermez vos courriels. C’est peut-être la chose la plus difficile à faire. Surtout dans un monde où nous sommes connectés en permanence. Évitez de regarder vos courriels toutes les 5 minutes. Réservez plutôt une plage de quelques minutes chaque heure. Et si vous pouvez répondre tout de suite à votre courriel, faites-le. Selon la loi du temps de Carlson, si vous y revenez plus tard, ça vous aura pris beaucoup plus de temps à répondre que si vous l’aviez fait en une seule étape.

3. Buvez de l’eau. La déshydratation est une des principales causes de la fatigue au travail. Pour vous aider, buvez un verre d’eau au lever. Rappelez-vous que ça fait 8 heures que votre corps n’a pas été hydraté. L’eau permet entre autres l’activité neurologique du cerveau. Boire tout au long de la journée vous rend donc plus intelligent!

4. Écoutez de la musique qui incite à la concentration. Spotify offre plusieurs listes de lecture qui favorisent la productivité et la concentration. Vous aimez la nature? Pourquoi ne pas travailler au son des gazouillis des oiseaux et de l’écoulement d’une rivière? Le site Noisli est parfait pour ça. C’est du white noise qui enterre le bruit ambiant et permet de se concentrer. Des écouteurs coupe-son sont aussi recommandés si vous travaillez dans un environnement bruyant.

5. Pratiquez la méditation. La science a prouvé à plusieurs reprises que la méditation améliorait la concentration et l’attention tout en diminuant le stress. Deux excellentes raisons de commencer à méditer dès maintenant. Il existe de nombreux tutoriels en ligne comme celui de Let it be méditation pour vous familiariser avec la technique.

Vous avez envie de poursuivre la réflexion sur l’optimisation de votre temps? Je vous invite à relire les 8 lois du temps. C’est un bon rappel de la valeur de chaque minute et de la façon dont nous devrions optimiser nos journées.

 

 

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Les Américains disent : « Walk the talk », on a traduit ça par : « Les bottines doivent suivre les babines ». Pour moi, ce sont deux façons de définir l’authenticité. Si on en parle autant, c’est parce qu’il y a de nombreux plus à être vrai. Voici 5 bonnes raisons d’être authentique en affaires.

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Photo : Jarrod Fitzgearlds

  1. Vous rencontrez des gens comme vous. Et c’est probablement le plus grand avantage. En étant soi-même, en affichant nos couleurs, en respectant qui nous sommes, on attire des clients et des collaborateurs qui nous ressemblent. On a plus de plaisir à collaborer avec des gens qui partagent la même vision et les mêmes valeurs.
  2. Vous n’avez pas à vous rappeler ce que vous avez dit. Lorsqu’on dit la vérité tout le temps, qu’on n’invente pas d’ histoires pour plaire ou ne pas déplaire. Lorsqu’on n’invente rien pour gonfler son ego, on peut parler sans filtre. On n’a pas à se demander si ce qu’on vient de dire entre en conflit avec un autre mensonge. Bref, une vie professionnelle authentique est plus simple. Et ça permet de mieux dormir.
  3. Vous êtes plus heureux. Lorsqu’on ne joue pas de game, autant avec soi qu’avec les autres, on se sent plus léger. Non seulement on fait de meilleurs choix axés sur nos valeurs, mais on a plus de plaisir. On a l’impression de se réaliser pleinement. C’est ce qu’on appelle être sur son X.
  4. Vous êtes plus libre. Libre d’écrire ce que l’on veut sur notre blogue. Libre de nous habiller comme on veut. Libre de faire des affaires à notre façon, avec des gens que l’on choisit. Libre de faire à notre tête, libéré du regard des autres. La sincérité est le chemin vers la liberté.
  5. Vous vous démarquez. Être différent, c’est payant. Il n’y a rien de plus plate que des gens tous pareils. En affichant sa personnalité, sa différence, son unicité, son authenticité, on sort du lot et on attire l’attention. Rappelez-vous qu’à compétences égales, nous faisons toujours affaire avec une personne dont la personnalité nous séduit. Pour ça, il faut la mettre de l’avant. C’est sûr que ça risque de déplaire. Mais en demeurant beige, vous ne plairez à personne.
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Comment améliorer vos textes? Comment susciter une réaction positive au contenu d’un courriel ou d’un dépliant? Comment être plus marketing? Ce sont quelques questions auxquelles je répondrai dans ce billet. Parce que rien n’est plus ennuyant qu’un texte plate, voici 9 trucs simples pour y ajouter un peu de couleur.

Ajoutez de la couleur à vos contenus

Ciblez. Ça peut paraitre évident, mais combien de clients me disent qu’ils s’adressent à tout le monde. Ce n’est pas vrai. Vous avez un public naturel ou une clientèle que vous voulez développer. C’est important de savoir à qui l’on s’adresse pour pouvoir développer un persona. C’est un portait détaillé qui définit l’âge, le sexe, mais surtout les goûts, la personnalité et les habitudes de consommation de notre cible. Ensuite, on peut écrire dans le langage de celui à qui l’on s’adresse en empruntant ses expressions et en misant sur sa réalité. Une jeune mère de famille a des considérations très différentes d’un baby-boomer qui veut profiter de sa retraite. Cibler, c’est augmenter les probabilités de toucher sa cible.

Vulgarisez. Oubliez le jargon compliqué et les mots à 100 piasses. Simplifiez votre langage. Rappelez-vous l’adage suivant : « Si vous ne pouvez pas expliquer une chose simplement, c’est que vous ne la comprenez pas assez. »  Ce n’est pas de moi, mais d’un certain Einstein. Votre travail est de susciter assez d’intérêt pour que l’on entre en contact avec vous. Ensuite, vous pourrez entrer dans le détail et intégrer votre vocabulaire plus technique. Soyez intéressant, n’ennuyez pas votre client avec des informations trop précises dont il n’a pas besoin à la première approche.

Parlez d’avantages pour le client. Au lieu de dire que vous êtes un spécialiste en stratégie d’affaires, dites plutôt que vous ferez économiser du temps et de l’argent à votre client. En pub, on dit : « What’s in it for me? ». Trop parler de vous peut devenir lassant. Par contre, en expliquant comment vous régler le problème de votre client, vous captez son attention et il continuera (peut-être) de vous lire.

Utilisez des analogies. Les comparaisons et les associations d’idées ont l’avantage d’évoquer des images compréhensibles que tout le monde connait. En stimulant l’imaginaire, vous associez votre entreprise à la créativité. Les métaphores et les symboles facilitent la compréhension. Par exemple, un planificateur financier peut se présenter comme un phare qui éclaire la direction des chefs d’entreprise qui voguent dans le brouillard des assurances collectives. C’est une façon simple de faire comprendre rapidement ce que vous faites.

Coupez dans le gras. Il y a toujours des mots superflus. Si vos phrases contiennent plus de trois virgules, elles sont trop longues. Si vos paragraphes font plus de 8 à 10 lignes, ils sont trop longs. Ajoutez un sous-titre accrocheur et faites un autre paragraphe. N’oubliez pas la règle de base, une idée par phrase. Et pour donner du rythme, une succession de courtes phrases peut être très efficace.

Mettez une touche d’humour. Les robots écrivent des textes robotisés. Parce qu’ils n’ont pas d’émotions. Ils ne font pas de blagues. Même si SIRI peut parfois être assez drôle. Ajoutez un petit clin d’œil, un jeu de mots, une phrase qui touche et qui fait réfléchir. En faisant sourire votre public, vous vous rendez sympathique. Ce qui est un pas de plus vers la confiance et éventuellement l’achat. Tout le monde aime les compagnies qui ne se prennent pas au sérieux tout en étant sérieuses sur la qualité.

Partagez vos valeurs. Ce qui vous différencie, ce qui vous tient à cœur, la raison d’être de votre entreprise ne devrait pas se retrouver uniquement dans l’À propos de votre site web. Ça devrait être partout. Il y a plusieurs façons de dire que vous êtes proches de vos clients. Cette complicité doit se sentir dans les mots que vous utilisez. Vos textes sont une occasion de démontrer votre attitude, votre différence, votre mission et votre vision.

Utilisez des synonymes. Ayez un vocabulaire riche et varié. Démontrez votre intelligence dans vos textes. Au lieu de répéter toujours la même chose, dites-le de différentes façons. En cas de doute, optez toujours pour le mot le plus simple et le plus facile à comprendre. Personne ne devrait avoir à sortir un dictionnaire pour comprendre le sens de ce que vous voulez dire.

Racontez une histoire. Tout le monde aime se faire raconter une histoire. Appelez ça storytelling ou marketing de contenu, les publicitaires font ça depuis la nuit des temps. Au lieu d’essayer de vendre votre produit, servez-vous du contexte. Les compagnies de voitures ont très bien compris cela. Elles vont vous présenter un beau film d’une famille qui a du plaisir en vacances au lieu de vous montrer toutes les caractéristiques du produit. Vos clients  et vos employés ont probablement plein d’histoires et d’anecdotes à propos de votre produit ou de votre service, servez-vous-en. C’est idéal pour susciter une émotion.

Vos contenus sont un outil de branding puissant. Votre site web, vos billets de blogue, votre infolettre ou votre dépliant sont autant d’opportunités de vous positionner de façon originale et humaine. Qu’est-ce que des textes beiges et sans âme disent sur votre entreprise? La prochaine fois que vous devrez envoyer une communication à vos clients, réfléchissez à ça. Soyez remarquable au lieu d’être seulement lu. Soyez efficace au lieu d’être seulement informatif. Bref, prenez votre contenu au sérieux.

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Lors de mes vacances estivales, j’ai ajouté plus de 2000 kilomètres au compteur de ma voiture. Ça en fait des villes et des villages à traverser pour se rendre à Carleton-sur-Mer. J’adore faire de la route. Pour moi, ça fait partie du voyage. Je suis toujours curieux de découvrir de nouveaux paysages. Plusieurs éléments du décor attirent mon attention, les vieilles granges, les petits villages rustiques, les ballots de foin dans les champs et bien sûr les slogans des villes, villages et MRC. À force d’en lire, j’ai fini par trouver une constante. J’ai statué qu’il y avait trois types de slogans de villes : le descriptif, l’attitude et le généraliste.

Promenade sur la plage à Carleton-sur-Mer

Promenade sur la plage à Carleton-sur-Mer

Le slogan descriptif

Montmagny : Capitale de l’oie blanche

Ce n’est peut-être pas original mais ce slogan a le mérite d’être vrai. Il colle à la peau de cette ville qui est reconnue partout au Québec pour sa population d’oies blanches.

Sainte-Flavie : Porte d’entrée de la Gaspésie

Par ce slogan, la ville se positionne comme un endroit incontournable où arrêter sur la route de la Gaspésie. Sainte-Flavie mise sur son emplacement géographique pour se distinguer. C’est simple et honnête.

Causapscal : Capitale de la pêche au saumon

À voir le nombre de pêcheurs campés sur le bord de la rivière Matapédia, je n’ai pas de difficulté à croire que cette ville se distingue par sa quantité de saumons. Ce slogan ne fait pas de détours et cible directement les pêcheurs.

Le slogan attitude

Amqui : Là où l’on s’amuse

Je comprends que l’on peut s’amuser à Amqui, comme partout ailleurs. Le problème, c’est qu’on ne me dit pas ce qui est amusant. Est-ce que ce sont les gens qui sont amusants, les activités sportives, la nature? En ce sens, une pancarte vue dans la Vallée de la Matépédia est plus claire : un paradis terrestre pour les amateurs de quad.

Chandler: Une mer de possibilités

C’est vrai qu’avec ses trois longues plages, la mer est très présente à Chandler. Mais après avoir participé au spectacle Nova Lumina présenté à Chadler, j’aurais tendance à changer le slogan pour une mer d’étoiles. Un peu de poésie n’a jamais fait de mal à personne…

Nouvelle : Fiers de nos origines

Saviez-vous que c’est au Parc national de Miguasha situé à Nouvelle qu’ont été retrouvés les plus vieux ossements de poisson au monde? Avec une histoire riche de 380 millions d’années, je comprends que les habitants soient fiers de leurs origines. C’est un slogan assez généraliste mais il est collé à l’histoire de la ville.

New Carlisle : Living in harmony

Eh oui, le slogan de la ville est anglais. Même sur le site web français. Pas surprenant car lorsque j’ai traversé la ville, je me suis surpris à voir plusieurs affiches de commerces uniquement en anglais. Si la police de la langue française passe dans le coin, je ne suis pas convaincu que l’harmonie va continuer de régner…

Le slogan généraliste

New Richmond : Une ville à vivre

Ceci est un bel exemple de slogan qui ne veut rien dire. Il semble avoir été décidé par un conseil d’administration. Malheureusement, il peut s’appliquer à n’importe quel produit ou service. Il n’est pas unique et ne mise sur aucun attribut de la ville. Un slogan qui ne vit pas longtemps dans notre mémoire…

La Pocatière : C’est ici que ça commence

La question que je me suis posée en lisant ça sur le bord de la 20 a été : « Mais qu’est-ce qui commence ici? » Et comme je n’avais pas de réponses, j’ai dû me rendre à l’évidence que ce n’était pas clair. C’est tellement flou. Tout peut commencer n’importe où. C’est dur de se différencier en misant sur ce point. Surtout lorsque l’on sait que La Pocatière est reconnue comme un des plus beaux endroits pour admirer les couchers de soleil. Peut-être que c’est ça finalement, les plus beaux couchers de soleil commencent ici.

Un merci spécial à ma blonde qui prenait des notes sur la route pour me permettre d’écrire ce billet à mon retour de vacances. La prochaine fois que vous parcourrez le Québec, je vous invite à porter attention aux slogans des villes et villages. Il y a des perles.

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