La créativité est dans la nature

Stéphane Boucher a toujours aimé les systèmes. En tant qu’ingénieur en physique, il en a construit pendant plus de 25 ans pour de grandes entreprises. Aujourd’hui, fort d’une maitrise en biomimétisme, il s’inspire des  systèmes que l’on retrouve dans la nature. Son entreprise Biomimetech offre des services de consultation en innovation technologique via une approche biomimétique et de la consultation en créativité appliquée aux équipes de travail en entreprise. Rencontre avec un homme qui croit profondément que la créativité de la nature peut aider les humains.

PhotoStéphaneBoucher

Stéphane Boucher, biophysicien et communicateur scientifique

1. Les organismes vivants s’adaptent à leur environnement pour survivre, peut-on dire que la nature est créative?

Oui, elle est très créative et elle innove constamment. On a juste à regarder le nombre d’espèces de plantes, d’oiseaux, d’arbres, d’animaux pour s’en convaincre. Tout ça est parti d’une bactérie à une seule cellule pour évoluer vers des organes et un système nerveux. D’ailleurs, on commence à peine à comprendre le fonctionnement du cerveau.

2. Comment fonctionne le biomimétisme et quelles sont ses applications?

La nature est un modèle qui fonctionne très bien depuis des milliards d’années. C’est autogéré et équilibré. On peut se servir de cette intelligence naturelle pour nous aider à trouver des solutions à différents problèmes. Il y a trois sortes de biomimétisme. Le biomimétisme de forme. C’est lorsque l’on s’inspire de la forme des chardons (tocs) pour créer le velcro ou des ailes des oiseaux de proie pour réduire la trainée sur les ailes des avions. Il y a aussi le biomimétisme de processus comme lorsque l’on étudie la photosynthèse pour essayer de recréer un principe similaire. Puis il y a le biomimétisme de système qui consiste à étudier en profondeur comment fonctionne un système complexe comme une ruche.

3. Quelle est la découverte la plus surprenante que tu as faite en observant la nature?

La nature communique de mille et une façons. Il y a des liens, des connexions et des échanges partout. Il y a beaucoup d’intelligence que l’on n’a pas encore comprise. Le réseau racinaire des arbres par exemple est très impressionnant. Les arbres communiquent par leurs racines, c’est un véritable internet biologique. Dans la forêt, les champignons aussi transportent de l’information. Scientifiquement., il y a de plus en plus d’évidences qu’il y a des échanges dans la nature. Et c’est normal car la nature est un tout.

4. Est-ce que le biomimétisme peut également aider à améliorer les relations humaines?

Oui, en observant les abeilles, on s’est rendu compte qu’elles vivaient en démocratie. Lorsqu’elles atteignent un certain nombre, des abeilles choisies par le groupe partent à la recherche d’un endroit pour fonder une nouvelle colonie. Lorsqu’elles reviennent, elles expliquent ce qu’elles ont vu et partagent l’information. Les abeilles débattent et elles passent au vote. Ce principe de fonctionnement en petites équipes de travail, qui testent des idées en parallèle, on voit ça beaucoup dans la gestion organique des startups. Les meilleures idées gagnent par démocratie. Par exemple, chez Facebook, on travaille sur des milliers de versions en même temps et la meilleure version est appliquée au plus grand nombre.

L’intelligence collective est aussi à l’œuvre dans une fourmilière. C’est très ordonné et ça inspire de l’innovation sociale. Les modèles de fonctionnement de la nature peuvent très bien s’appliquer aux organisations sociales.

5. Tu as travaillé comme ingénieur de systèmes pendant 25 ans, quel lien vois-tu avec ce que tu fais aujourd’hui?

La physique, c’est les systèmes, le fonctionnement des choses, c’est la même chose dans la nature. Pendant 25 ans, j’ai observé le non-vivant, maintenant j’étudie le vivant.  La nature fait des réseaux comme en physique. Maintenant, je sensibilise les gens au fait que la terre est un écosystème. Si on nuit à la nature, on se nuit soi-même. Avant de vivre dans des villes, nous étions en harmonie avec la nature. Maintenant, on la domine, la contrôle et l’exploite. Mais il ne faut pas oublier que nous en sommes toujours dépendants.

6. Quelle est la part d’intuition dans ton travail?

Lorsque je donne des formations et des cours, je peux inspirer les gens  à considérer les choses différemment, à penser à des solutions qui sont en harmonie avec la nature. Je me sers aussi de mon intuition pour écrire un livre sur la résilience. Je crois que l’on peut s’inspirer de la résilience de la nature pour faire émerger nos forces. La nature a une grande force d’adaptation et je veux faire le lien avec notre capacité de rebondir en tant qu’humain.

  7. De quelle façon la nature innove-t-elle?         

La nature est comme nous, lorsqu’elle fait face à des problèmes, elle devient créative. C’est en affrontant l’adversité  que la nature est devenue aussi abondante.  Les défis ont forcé la vie à devenir ingénieuse, à contrer  l’obstacle, à innover et à penser autrement. Parmi les innovations marquantes, on peut penser à la création des sexes mâle et femelle. Il y a aussi la photosynthèse qui a permis la vie terrestre. Et bien sûr la création  de la cellule nerveuse et du cerveau. Toutes ces innovations n’ont qu’un seul but, la reproduction des espèces et la transmission des gènes. En fait, c’est le minuscule gène qui est le grand boss de la vie. L’intelligence humaine est dans l’ADN.

Stéphane nous incite à repenser notre relation avec la nature. À s’en rapprocher pour retrouver la connexion que l’on a perdue. Il nous invite aussi à faire des choix énergétiques et alimentaires plus harmonieux. Et bien sûr à observer les petits miracles qui se déroulent sous nos yeux chaque jour dans la nature. D’ailleurs, à quand remonte votre dernière marche en forêt?

Partager :

Pour assouvir ma curiosité, je fais constamment des lectures sur les sujets de la créativité, de l’intuition, de la psychologie et de l’innovation. Dernièrement, j’ai lu l’ouvrage scientifique La créativité – psychologie de la découverte et de l’invention de Mihaly Csikszentmihalyi. C’est à lui que l’on doit, entre autres,  le concept du flow. Ce psychologue hongrois a réalisé une recherche pendant 5 ans auprès de 92 personnes reconnues  créatives dans leur domaine : artistes, auteurs, scientifiques, politiciens et entrepreneurs. À travers ses entretiens et observations, il a recensé 10 contradictions dans la personnalité des personnes créatives. Les voici.

Image : Dmitry Ratushny @ratushny

Image : Dmitry Ratushny
@ratushny

Les 10 contradictions de la personnalité créative selon le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi :

  1. Les individus créatifs ont énormément d’énergie physique, mais restent souvent tranquilles, au repos.
  2. Les personnes créatives sont souvent intelligentes et complètement naïves.
  3. La troisième tendance paradoxale concerne un mélange de fantaisie et de discipline ou de responsabilité et d’irresponsabilité.
  4. Les individus créatifs passent alternativement de l’imagination et du fantasme à un sens pratique de la réalité dans le but de se détacher du présent sans se couper du passé.
  5. Les personnes créatives semblent capables de passer de l’introversion à son opposé, l’extraversion.
  6. Les individus créatifs sont aussi remarquablement humbles et fiers en même temps.
  7. Dans toutes les cultures, on demande aux hommes d’être masculins et de réprimer tous les aspects de leur tempérament qui pourraient passer pour féminins. Aux femmes, on demande le contraire.  Les individus créatifs échappent, jusqu’à un certain point, à ces stéréotypes.
  8. Les personnes créatives sont souvent considérées comme rebelles et indépendantes. Pourtant, elles doivent auparavant avoir assimilé les règles propres à un domaine culturel.
  9. Les individus créatifs sont, pour la plupart, passionnés par leur travail, ce qui ne les empêche pas de se montrer  extrêmement objectifs.
  10. Enfin, l’ouverture et la sensibilité des individus créatifs les exposent souvent à la souffrance, mais aussi à de grandes joies.

Je ne sais pas pour vous, mais plusieurs de ces contradictions me rejoignent. Et je suis assez d’accord avec l’auteur lorsqu’il parle des personnes créatives comme des gens avec une personnalité riche et complexe. Maintenant, il ne reste plus qu’à embrasser cette complexité.

 

Source : Mihaly, Csikszentmihalyi. La Créativité – psychologie de la découverte et de l’invention. Éditions Robert Laffont, Paris, 2006, 389 pages.

Partager :

Dans l’oeil d’Elias

Elias Djemil est un réalisateur et photographe né d’un père algérien et d’une mère russe. Arrivé au Québec à 20 ans avec un baccalauréat en mathématique appliquée non reconnu, il doit se revirer de bord. Il s’inscrit alors en Arts et lettres au Cégep de Chicoutimi avant de fréquenter l’École de Cinéma et Télévision de Québec. Croyant en son art, il investit tout sur son premier film. C’était il y a 10 ans. Rencontre avec Elias Djemil, un artiste qui croit que c’est grâce aux problèmes qu’émerge la créativité.

Crédit photo : Philippe Ruel

Crédit photo : Philippe Ruel

1. Elias, tu es né avec une double influence culturelle, selon toi, quelle est la différence entre l’art en Russie et en Algérie?

En Algérie, l’art est considéré plus comme un loisir qu’une profession. Tu ne peux pas vraiment en vivre, à part quelques rares exceptions. En Russie, c’est complètement l’inverse. L’éducation est construite autour de l’art dès la petite enfance. Quand tu arrives au secondaire, tu lis du Tolstoï et du Dostoïevski. Les professeurs russes croient que l’art ouvre des portes pour y revenir plus tard et je suis assez d’accord avec eux.

2. Où puises-tu ton inspiration?

Dans la paresse. Les idées viennent lorsque je ne fais rien. Quand tu te détends, que tu fais de l’espace, ton cerveau fait des liens avec des choses que tu as en toi. Je suis aussi beaucoup inspiré par les gens, qu’ils soient morts, vivants, proches, lointains, artistes ou pas. Observer les humains, ça donne des idées, voyager aussi.

3. Et au niveau artistique, qu’est-ce qui t’allume?

J’aime beaucoup le cinéma de Tarkovski, c’est très connecté sur l’humain, ses films t’habitent pendant longtemps. J’adore aussi la peinture abstraite. Je suis fasciné comment on peut raconter quelque chose et faire vivre des émotions avec de l’art non figuratif.

4. Quel est ton processus de création?

Quand je fais un film, c’est comme un carré de sable où j’invite d’autres personnes à venir jouer avec moi. J’ai une image en tête et je me fie à mon instinct pour y arriver. Mais en même temps, c’est très réfléchi. Chaque plan est là pour une raison. Je réalise souvent de quoi parle mon film lorsque je suis rendu au montage.

5. Pour toi, qu’est-ce qu’une oeuvre réussie?

J’aime le mystère de la beauté. Je n’essaie pas d’expliquer et de décortiquer techniquement une œuvre. Faire ça, c’est comme essayer d’expliquer l’amour avec de la chimie. Je crois que le but de l’artiste est de toucher le doux, le bon et l’âme en chacun de nous. Mais l’art, c’est beaucoup de pratique. Quand tu maitrises un médium et que tu en essaies un autre, c’est une vraie leçon d’humilité. Et bien sûr, ce nouvel art enrichit celui que tu maitrises déjà.

7. Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui souhaite réaliser un film, que serait-il?

Fais-le. Arrête d’attendre. Le moment parfait n’existe pas.

8. Comment utilises-tu ton intuition dans ton travail?

Je donne du respect aux idées qui naissent. Je les prends en note. L’intuition est toujours là et plus tu l’écoutes, plus tu développes ta confiance. Tu deviens plus authentique et meilleur. Parce que sans l’intuition, tu fais juste répéter ce que les autres font.

9. Crois-tu que l’on nait créatif ou qu’on le devient?

Je pense que l’on nait créatif et que par la suite, différents facteurs de notre vie font qu’on développe notre créativité ou pas.

10. Avec la montée de Netflix et de la réalité virtuelle, quel est l’avenir du cinéma?

On va toujours avoir des histoires à raconter. C’est la base. Comment on le fera, je n’en ai aucune idée.

 

 

 

Partager :

Entre travailler plus et travailler mieux, je choisis de travailler mieux. Parce qu’il n’y a rien de plus plate que de passer 7 heures devant un ordi et n’avoir été productif que deux heures. Et ça arrive. Dans un monde où tout va toujours plus vite, où les délais rapetissent aussi vite que la couche d’ozone, c’est bien de comprendre comment mieux organiser son temps. Voici donc 5 façons simples d’être plus productif.

Photo by Hello I’m Nik on Unsplash

1. Optimisez votre horaire en fonction de votre énergie. Si vous êtes plus productif le matin, levez-vous plus tôt. Si vous êtes un oiseau de nuit, inutile d’être au bureau à 7 h. Surtout que vous risquez d’être assez cerné. Afin de maximiser votre énergie, c’est aussi une bonne idée de commencer avec ce qui vous rebute le plus.

2. Utilisez la technique de Pomodoro. Cette méthode inventée par Francesco Cirillo se base sur l‘idée que de courtes périodes de travail favorisent l’agilité intellectuelle. Ça fonctionne comme suit. Vous faites une tâche pendant 25 minutes en prenant bien soin d’activer votre minuteur. Pendant cette période, vous ne répondez pas à vos courriels, vous n’allez pas sur les médias sociaux et vous ne répondez pas à votre téléphone. L’idée est de vous concentrer sur une seule tâche. Puis, lorsque la sonnerie retentit, vous prenez une pause de 5 minutes. Et à chaque quatre pomodoros, vous prenez une pause un peu plus longue de 15 à 30 minutes. Cette méthode est la preuve que le multitâches est improductif.

3. Fermez vos courriels. C’est peut-être la chose la plus difficile à faire. Surtout dans un monde où nous sommes connectés en permanence. Évitez de regarder vos courriels toutes les 5 minutes. Réservez plutôt une plage de quelques minutes chaque heure. Et si vous pouvez répondre tout de suite à votre courriel, faites-le. Selon la loi du temps de Carlson, si vous y revenez plus tard, ça vous aura pris beaucoup plus de temps à répondre que si vous l’aviez fait en une seule étape.

3. Buvez de l’eau. La déshydratation est une des principales causes de la fatigue au travail. Pour vous aider, buvez un verre d’eau au lever. Rappelez-vous que ça fait 8 heures que votre corps n’a pas été hydraté. L’eau permet entre autres l’activité neurologique du cerveau. Boire tout au long de la journée vous rend donc plus intelligent!

4. Écoutez de la musique qui incite à la concentration. Spotify offre plusieurs listes de lecture qui favorisent la productivité et la concentration. Vous aimez la nature? Pourquoi ne pas travailler au son des gazouillis des oiseaux et de l’écoulement d’une rivière? Le site Noisli est parfait pour ça. C’est du white noise qui enterre le bruit ambiant et permet de se concentrer. Des écouteurs coupe-son sont aussi recommandés si vous travaillez dans un environnement bruyant.

5. Pratiquez la méditation. La science a prouvé à plusieurs reprises que la méditation améliorait la concentration et l’attention tout en diminuant le stress. Deux excellentes raisons de commencer à méditer dès maintenant. Il existe de nombreux tutoriels en ligne comme celui de Let it be méditation pour vous familiariser avec la technique.

Vous avez envie de poursuivre la réflexion sur l’optimisation de votre temps? Je vous invite à relire les 8 lois du temps. C’est un bon rappel de la valeur de chaque minute et de la façon dont nous devrions optimiser nos journées.

 

 

Partager :

Les Américains disent : « Walk the talk », on a traduit ça par : « Les bottines doivent suivre les babines ». Pour moi, ce sont deux façons de définir l’authenticité. Si on en parle autant, c’est parce qu’il y a de nombreux plus à être vrai. Voici 5 bonnes raisons d’être authentique en affaires.

TRUEjarrod-fitzgearlds

Photo : Jarrod Fitzgearlds

  1. Vous rencontrez des gens comme vous. Et c’est probablement le plus grand avantage. En étant soi-même, en affichant nos couleurs, en respectant qui nous sommes, on attire des clients et des collaborateurs qui nous ressemblent. On a plus de plaisir à collaborer avec des gens qui partagent la même vision et les mêmes valeurs.
  2. Vous n’avez pas à vous rappeler ce que vous avez dit. Lorsqu’on dit la vérité tout le temps, qu’on n’invente pas d’ histoires pour plaire ou ne pas déplaire. Lorsqu’on n’invente rien pour gonfler son ego, on peut parler sans filtre. On n’a pas à se demander si ce qu’on vient de dire entre en conflit avec un autre mensonge. Bref, une vie professionnelle authentique est plus simple. Et ça permet de mieux dormir.
  3. Vous êtes plus heureux. Lorsqu’on ne joue pas de game, autant avec soi qu’avec les autres, on se sent plus léger. Non seulement on fait de meilleurs choix axés sur nos valeurs, mais on a plus de plaisir. On a l’impression de se réaliser pleinement. C’est ce qu’on appelle être sur son X.
  4. Vous êtes plus libre. Libre d’écrire ce que l’on veut sur notre blogue. Libre de nous habiller comme on veut. Libre de faire des affaires à notre façon, avec des gens que l’on choisit. Libre de faire à notre tête, libéré du regard des autres. La sincérité est le chemin vers la liberté.
  5. Vous vous démarquez. Être différent, c’est payant. Il n’y a rien de plus plate que des gens tous pareils. En affichant sa personnalité, sa différence, son unicité, son authenticité, on sort du lot et on attire l’attention. Rappelez-vous qu’à compétences égales, nous faisons toujours affaire avec une personne dont la personnalité nous séduit. Pour ça, il faut la mettre de l’avant. C’est sûr que ça risque de déplaire. Mais en demeurant beige, vous ne plairez à personne.
Partager :

Comment améliorer vos textes? Comment susciter une réaction positive au contenu d’un courriel ou d’un dépliant? Comment être plus marketing? Ce sont quelques questions auxquelles je répondrai dans ce billet. Parce que rien n’est plus ennuyant qu’un texte plate, voici 9 trucs simples pour y ajouter un peu de couleur.

Ajoutez de la couleur à vos contenus

Ciblez. Ça peut paraitre évident, mais combien de clients me disent qu’ils s’adressent à tout le monde. Ce n’est pas vrai. Vous avez un public naturel ou une clientèle que vous voulez développer. C’est important de savoir à qui l’on s’adresse pour pouvoir développer un persona. C’est un portait détaillé qui définit l’âge, le sexe, mais surtout les goûts, la personnalité et les habitudes de consommation de notre cible. Ensuite, on peut écrire dans le langage de celui à qui l’on s’adresse en empruntant ses expressions et en misant sur sa réalité. Une jeune mère de famille a des considérations très différentes d’un baby-boomer qui veut profiter de sa retraite. Cibler, c’est augmenter les probabilités de toucher sa cible.

Vulgarisez. Oubliez le jargon compliqué et les mots à 100 piasses. Simplifiez votre langage. Rappelez-vous l’adage suivant : « Si vous ne pouvez pas expliquer une chose simplement, c’est que vous ne la comprenez pas assez. »  Ce n’est pas de moi, mais d’un certain Einstein. Votre travail est de susciter assez d’intérêt pour que l’on entre en contact avec vous. Ensuite, vous pourrez entrer dans le détail et intégrer votre vocabulaire plus technique. Soyez intéressant, n’ennuyez pas votre client avec des informations trop précises dont il n’a pas besoin à la première approche.

Parlez d’avantages pour le client. Au lieu de dire que vous êtes un spécialiste en stratégie d’affaires, dites plutôt que vous ferez économiser du temps et de l’argent à votre client. En pub, on dit : « What’s in it for me? ». Trop parler de vous peut devenir lassant. Par contre, en expliquant comment vous régler le problème de votre client, vous captez son attention et il continuera (peut-être) de vous lire.

Utilisez des analogies. Les comparaisons et les associations d’idées ont l’avantage d’évoquer des images compréhensibles que tout le monde connait. En stimulant l’imaginaire, vous associez votre entreprise à la créativité. Les métaphores et les symboles facilitent la compréhension. Par exemple, un planificateur financier peut se présenter comme un phare qui éclaire la direction des chefs d’entreprise qui voguent dans le brouillard des assurances collectives. C’est une façon simple de faire comprendre rapidement ce que vous faites.

Coupez dans le gras. Il y a toujours des mots superflus. Si vos phrases contiennent plus de trois virgules, elles sont trop longues. Si vos paragraphes font plus de 8 à 10 lignes, ils sont trop longs. Ajoutez un sous-titre accrocheur et faites un autre paragraphe. N’oubliez pas la règle de base, une idée par phrase. Et pour donner du rythme, une succession de courtes phrases peut être très efficace.

Mettez une touche d’humour. Les robots écrivent des textes robotisés. Parce qu’ils n’ont pas d’émotions. Ils ne font pas de blagues. Même si SIRI peut parfois être assez drôle. Ajoutez un petit clin d’œil, un jeu de mots, une phrase qui touche et qui fait réfléchir. En faisant sourire votre public, vous vous rendez sympathique. Ce qui est un pas de plus vers la confiance et éventuellement l’achat. Tout le monde aime les compagnies qui ne se prennent pas au sérieux tout en étant sérieuses sur la qualité.

Partagez vos valeurs. Ce qui vous différencie, ce qui vous tient à cœur, la raison d’être de votre entreprise ne devrait pas se retrouver uniquement dans l’À propos de votre site web. Ça devrait être partout. Il y a plusieurs façons de dire que vous êtes proches de vos clients. Cette complicité doit se sentir dans les mots que vous utilisez. Vos textes sont une occasion de démontrer votre attitude, votre différence, votre mission et votre vision.

Utilisez des synonymes. Ayez un vocabulaire riche et varié. Démontrez votre intelligence dans vos textes. Au lieu de répéter toujours la même chose, dites-le de différentes façons. En cas de doute, optez toujours pour le mot le plus simple et le plus facile à comprendre. Personne ne devrait avoir à sortir un dictionnaire pour comprendre le sens de ce que vous voulez dire.

Racontez une histoire. Tout le monde aime se faire raconter une histoire. Appelez ça storytelling ou marketing de contenu, les publicitaires font ça depuis la nuit des temps. Au lieu d’essayer de vendre votre produit, servez-vous du contexte. Les compagnies de voitures ont très bien compris cela. Elles vont vous présenter un beau film d’une famille qui a du plaisir en vacances au lieu de vous montrer toutes les caractéristiques du produit. Vos clients  et vos employés ont probablement plein d’histoires et d’anecdotes à propos de votre produit ou de votre service, servez-vous-en. C’est idéal pour susciter une émotion.

Vos contenus sont un outil de branding puissant. Votre site web, vos billets de blogue, votre infolettre ou votre dépliant sont autant d’opportunités de vous positionner de façon originale et humaine. Qu’est-ce que des textes beiges et sans âme disent sur votre entreprise? La prochaine fois que vous devrez envoyer une communication à vos clients, réfléchissez à ça. Soyez remarquable au lieu d’être seulement lu. Soyez efficace au lieu d’être seulement informatif. Bref, prenez votre contenu au sérieux.

Partager :

Lors de mes vacances estivales, j’ai ajouté plus de 2000 kilomètres au compteur de ma voiture. Ça en fait des villes et des villages à traverser pour se rendre à Carleton-sur-Mer. J’adore faire de la route. Pour moi, ça fait partie du voyage. Je suis toujours curieux de découvrir de nouveaux paysages. Plusieurs éléments du décor attirent mon attention, les vieilles granges, les petits villages rustiques, les ballots de foin dans les champs et bien sûr les slogans des villes, villages et MRC. À force d’en lire, j’ai fini par trouver une constante. J’ai statué qu’il y avait trois types de slogans de villes : le descriptif, l’attitude et le généraliste.

Promenade sur la plage à Carleton-sur-Mer

Promenade sur la plage à Carleton-sur-Mer

Le slogan descriptif

Montmagny : Capitale de l’oie blanche

Ce n’est peut-être pas original mais ce slogan a le mérite d’être vrai. Il colle à la peau de cette ville qui est reconnue partout au Québec pour sa population d’oies blanches.

Sainte-Flavie : Porte d’entrée de la Gaspésie

Par ce slogan, la ville se positionne comme un endroit incontournable où arrêter sur la route de la Gaspésie. Sainte-Flavie mise sur son emplacement géographique pour se distinguer. C’est simple et honnête.

Causapscal : Capitale de la pêche au saumon

À voir le nombre de pêcheurs campés sur le bord de la rivière Matapédia, je n’ai pas de difficulté à croire que cette ville se distingue par sa quantité de saumons. Ce slogan ne fait pas de détours et cible directement les pêcheurs.

Le slogan attitude

Amqui : Là où l’on s’amuse

Je comprends que l’on peut s’amuser à Amqui, comme partout ailleurs. Le problème, c’est qu’on ne me dit pas ce qui est amusant. Est-ce que ce sont les gens qui sont amusants, les activités sportives, la nature? En ce sens, une pancarte vue dans la Vallée de la Matépédia est plus claire : un paradis terrestre pour les amateurs de quad.

Chandler: Une mer de possibilités

C’est vrai qu’avec ses trois longues plages, la mer est très présente à Chandler. Mais après avoir participé au spectacle Nova Lumina présenté à Chadler, j’aurais tendance à changer le slogan pour une mer d’étoiles. Un peu de poésie n’a jamais fait de mal à personne…

Nouvelle : Fiers de nos origines

Saviez-vous que c’est au Parc national de Miguasha situé à Nouvelle qu’ont été retrouvés les plus vieux ossements de poisson au monde? Avec une histoire riche de 380 millions d’années, je comprends que les habitants soient fiers de leurs origines. C’est un slogan assez généraliste mais il est collé à l’histoire de la ville.

New Carlisle : Living in harmony

Eh oui, le slogan de la ville est anglais. Même sur le site web français. Pas surprenant car lorsque j’ai traversé la ville, je me suis surpris à voir plusieurs affiches de commerces uniquement en anglais. Si la police de la langue française passe dans le coin, je ne suis pas convaincu que l’harmonie va continuer de régner…

Le slogan généraliste

New Richmond : Une ville à vivre

Ceci est un bel exemple de slogan qui ne veut rien dire. Il semble avoir été décidé par un conseil d’administration. Malheureusement, il peut s’appliquer à n’importe quel produit ou service. Il n’est pas unique et ne mise sur aucun attribut de la ville. Un slogan qui ne vit pas longtemps dans notre mémoire…

La Pocatière : C’est ici que ça commence

La question que je me suis posée en lisant ça sur le bord de la 20 a été : « Mais qu’est-ce qui commence ici? » Et comme je n’avais pas de réponses, j’ai dû me rendre à l’évidence que ce n’était pas clair. C’est tellement flou. Tout peut commencer n’importe où. C’est dur de se différencier en misant sur ce point. Surtout lorsque l’on sait que La Pocatière est reconnue comme un des plus beaux endroits pour admirer les couchers de soleil. Peut-être que c’est ça finalement, les plus beaux couchers de soleil commencent ici.

Un merci spécial à ma blonde qui prenait des notes sur la route pour me permettre d’écrire ce billet à mon retour de vacances. La prochaine fois que vous parcourrez le Québec, je vous invite à porter attention aux slogans des villes et villages. Il y a des perles.

Partager :

10

  1. C’est toujours plus dur de vendre à un nouveau client que de revendre à un client actuel.  Et surtout, ça coûte plus cher. La récurrence est la clé. C’est pour ça qu’il faut développer une relation qui va au-delà du besoin professionnel. Il faut vraiment s’intéresser à nos clients et avoir du plaisir à collaborer à leurs succès.
  2. Le réseautage exige du temps. Il faut entretenir le lien et être sympathique avec tout le monde, surtout dans un petit marché comme Québec. Il est prouvé que 80 % des ventes se réalisent entre le 5e et le 12e contact. On ne sait jamais à quel moment une connaissance d’affaires va se transformer en client.
  3. Le télétravail, ça fonctionne. La moitié de mes clients sont à Montréal. J’en ai aussi à Drummondville, à Sherbrooke et aussi loin qu’en Abitibi et en Gaspésie. Techniquement, c’est souvent impossible de faire une rencontre en personne. Skype et le téléphone sont mes meilleurs alliés. J’ai même une cliente au nord de Montréal avec qui je collabore depuis 8 ans. Notre relation est uniquement basée sur la voix et les courriels. Nous ne nous sommes jamais rencontrés et nous en sommes venus à blaguer en disant qu’une rencontre pourrait tout gâcher :)
  4. Les projets se suivent et ne se ressemblent pas. Chaque jour apporte son lot de surprises et de défis créatifs. Être à son compte, c’est refuser de s’ennuyer et accepter de recommencer à zéro chaque jour. Avec une nouvelle page blanche. Ça prend une bonne tolérance à l’inconnu et au risque, ça peut être très angoissant par moment, mais c’est l’envers de la médaille de la liberté. Amoureux de la routine, oubliez ça.
  5. Tu ne deviens pas bon dans quelque chose en ne le faisant pas. Souvent on me demande si j’ai déjà fait ça avant. Je peux souvent répondre oui. Sinon, j’explique que je suis d’abord un rédacteur qui adapte son style. Écrire un discours fait appel à mes compétences transversales de rédacteur radio, alors j’accepte le défi. Tout le monde veut travailler avec quelqu’un qui a déjà de l’expérience. Mais cette expérience, il faut l’acquérir quelque part. Alors, on sort de sa zone de confort, on oublie le syndrome de l’imposteur et on fonce. Au pire, on se plantera et on n’acceptera plus jamais ce genre de mandat. Au mieux, on vient d’ajouter une corde à son arc.
  6. Le personal branding est primordial. Il faut savoir se vendre autant en personne que sur les médias sociaux. Mais notre image doit demeurer authentique. What you see is what you get. Il n’y a pas 2 Patrick Goulet. Je suis le même sur le web qu’en personne. Ce que vous écrivez sur votre site web, sur votre page Facebook, votre compte LinkedIn doit correspondre à votre personnalité et à vos valeurs. Ce que vous promettez, vous devez le livrer. Il ne faut pas qu’il y ait de dissonance entre ce que vous projetez et ce que vous êtes vraiment. Vous avez une couleur et c’est pour ça que vos clients vous aiment.
  7. Tes parents, tes amis et ta blonde ne comprennent pas vraiment ce que tu fais. Ça te prend des gens qui vivent la même chose pour évacuer. Un club affaires ou un groupe de réseautage que tu vois chaque mois t’apportera beaucoup plus que des mandats. C’est une véritable thérapie pour entrepreneurs, un soutien psychologique dont tu deviendras rapidement accro. Certains deviendront des clients, d’autres des amis. N’oublie jamais une chose, les défis, les hauts et les bas que tu vis, les questionnements que tu as, les autres autour de la table les vivent aussi. Et ils peuvent t’aider. N’hésite pas à leur demander conseil.
  8. Tu te remettras en question de temps en temps. Est-ce que je veux rester à mon compte ? Est-ce que ce projet me parle vraiment ? Tu douteras  de ton talent lorsque tu auras une semaine avec 3 clients pas contents. Tu te demanderas si tu veux continuer d’offrir tel service ? Tu auras envie de tout lâcher et de partir faire le tour du monde. Tout ça, c’est normal. Le problème c’est que le travailleur autonome vit ça plus intensément. Car sa job, c’est lui. Il investit sa personnalité dans son travail et peut se sentir personnellement attaqué.
  9. Ton discours d’ascenseur sera toujours prêt. Parce que tu es toujours en mode développement. Tu profiteras de chaque opportunité pour te faire connaitre et parler de tes services. Tu comprendras que ce sont les autres, ceux qui te connaissent et qui ont confiance en toi, qui sont tes meilleurs ambassadeurs. À un certain moment, un prospect t’appellera pour te dire que Jay Desjardins  lui a donné ton nom, mais tu n’auras aucune idée qui est ce fameux Jay. À ce moment-là, tu sauras que ta réputation est bonne et que ton réseau est grand.
  10. L’environnement de travail est beaucoup plus important que tu le penses. Ce n’est pas vrai qu’un café est le meilleur endroit pour travailler. Les chaises ne sont pas confortables, l’endroit n’est pas ergonomique, la connexion internet est parfois défaillante, le téléphone rentre mal. Chez toi, tu peux souffrir d’isolement. Pour moi, le centre d’affaires ou le coworking est vraiment la solution idéale. Tout en se laissant la liberté de travailler dans un café ou à la maison lorsque le cœur nous en dit.
Partager :

1.Il faut se fier à son intuition. À un moment donné, il faut choisir ses clients et ses projets en se fiant à sa petite voix. Lorsqu’on débute, on a tendance à tout accepter même si le cœur n’y est pas et qu’on trouve que ça ne sent pas bon. C’est déjà l’intuition qui se fait sentir. Mais on ne l’écoute pas, car on a besoin d’argent. Puis à force de se faire plus confiance, on fait de meilleurs choix. Parce que lorsqu’on refuse un mandat, peu importe la raison (trop petit budget, délais trop serrés, manque d’intérêt) on fait de la place pour un meilleur projet, plus près de ses valeurs, plus payant, plus trippant. Oui, il faut apprendre à dire non. J’ai appris depuis longtemps à flairer les gens qui cherchent uniquement un bas prix.

 

2.Les clients mécontents sont ceux avec qui tu apprends le plus. Tu t’en rends compte plus tard, car pendant le mandat, tu angoisses chaque fois que tu vois le numéro de ce client. Il a toujours des questions, doute de ton travail, change le brief, prend du temps à te payer, etc. Mais au final, il t’a appris plusieurs leçons. Tu ne retravailleras peut-être pas avec lui, mais grâce à lui tu seras meilleur pour tes meilleurs clients. Les leçons s’apprennent souvent dans la douleur. C’est plate, mais c’est comme ça.

 

3.La liberté est le plus grand avantage d’être à son compte. On ne le dira jamais assez.  Travailler lorsqu’on est le plus productif nous permet de moins travailler. Je m’explique. Si vous n’aimez pas vous lever tôt et que vous vous rendez quand même au bureau pour 8 h, vous risquez de prendre 3 h à faire une tache qui vous aurait pris 1 heure lorsque vous êtes dans votre flow. Lorsque vous êtes à votre compte, personne ne vous dit que vous partez tôt lorsqu’à 15 h vous avez terminé votre journée de travail. Et personne ne vous juge de prolonger votre week-end en terminant à midi le vendredi. Les week-ends de 3 jours peuvent permettre un décrochage rapide sans prendre des vacances. Travailler le samedi et le dimanche matin peut aussi être très bénéfique. Pas de courriels, pas d’appels, les projets avancent plus vite.

 

4.Mon offre de service évolue. J’ai inclus la rédaction web à mes services il y a 8 ans, maintenant j’offre aussi la rédaction de billet de blogue et d’infolettre.  Pendant quelques années, j’ai fait de l’animation de médias sociaux. Je n’offre plus ce service, par contre, je connais les bonnes personnes pour le faire. C’est le marché et les demandes de mes clients qui influencent mon offre de services. Ne pas évoluer, c’est comme faire un pas en arrière.

 

5.Gérer l’argent, ça s’apprend. Certains clients ne te payeront jamais, te payeront en retard ou voudront négocier jusqu’à la dernière cenne. Ça fait partie de la game et il faut l’accepter. Être à son compte implique effectivement d’apprendre à facturer ses clients et à collecter son dû. Afin d’éviter de mauvaises surprises, c’est important d’avoir des traces écrites comme un devis signé. Et autant que possible, exiger 50 % du montant de la facture avant le début du projet. Malgré ça, de temps en temps, j’attends un chèque pendant 90 jours. Il faut aussi penser à faire religieusement ses versements d’acomptes provisionnels et mettre de côté l’argent des taxes. Mais la beauté de l’affaire, c’est que mon salaire est directement relié à mes efforts. Et qu’il n’y a pas de limites.

 

6.Toutes les peurs sont injustifiées.  Les scénarios catastrophes que je m’imagine n’arriveront jamais, 95 % du temps. Mon client ne sera pas content, tout va arriver en même temps, je vais avoir de la difficulté à me faire payer… Il faut apprendre à lâcher-prise sur ce qu’on ne contrôle pas. Ça ne donne rien de continuer d’imaginer le pire et de faire aller constamment nos pensées. Ça crée un stress inutile. Tout finit toujours par se placer. Ta  job est déjà assez stressante comme ça, n’en rajoute pas inutilement.

 

7.La loi du 80 – 20 fonctionne.  La fameuse loi de Pareto s’applique, qu’on le veuille ou non. En moyenne, 20 % de mes clients me procurent 80 % de mon chiffre d’affaires. Ce qui veut dire, occupe-toi toujours en priorité de tes meilleurs clients, car c’est la récurrence qui paie ton loyer. Mes bons clients sont mes meilleurs ambassadeurs. Comme ils voient une valeur ajoutée à mon travail, ils n’hésiteront jamais à me recommander à un autre client.  L’inverse est aussi vrai, 80 % des problèmes sont causés par seulement 20 % des clients.

 

8.Les idées n’ont pas d’horaire. Même si tu travailles de 8 à 4, tu peux avoir un flash pour un de tes projets le samedi après-midi lorsque tu te promènes dans le bois. D’ailleurs, les idées arrivent souvent en marchant. J’ai toujours papier et crayon sur moi pour être prêt à noter ma prochaine grande idée. Même lorsqu’on veut décrocher, notre subconscient continue de travailler. Il faut apprendre à vivre avec ça.

 

9. Il faut savoir s’entourer d’un dream team. On ne peut pas être bon dans tout et il faut être prêt à monter une équipe rapidement pour répondre aux besoins de nos clients. Je déteste la comptabilité, jamais je ne me risquerais à faire moi-même mes rapports de taxes. Investir dans un comptable, c’est comme investir dans ma paix d’esprit. Je me suis aussi monté une équipe multidisciplinaire avec qui j’adore travailler. Afin d’avoir une offre de service complète, je collabore avec des pros en traduction, production multimédia, design graphique, stratégie web et révision linguistique.

 

10.Le bénévolat, c’est payant. Si c’était à refaire, je m’impliquerais plus dans des CA et je ferais moins de réseautage dans des événements. Pourquoi? Parce que dans un CA, ce sont des gens qui ont déjà un réseau. Et que c’est une bonne façon de démontrer son expertise. De plus, en se voyant chaque mois, on crée des liens avec les autres membres. Et ces liens sont basés sur un intérêt envers une cause commune.

 

 

Partager :

On me demande souvent d’où proviennent mes idées. « Comment fais-tu pour trouver un nom de marque? » est une question qu’on me pose souvent. Bien sûr, il y a l’inspiration, mais c’est seulement une partie d’un processus qui a fait ses preuves. Voici donc ma recette pour créer un nom de marque.

  1. Ça commence par une rencontre d’information avec le client où je passe à travers mon questionnaire de branding (c’est le seul bout que je garde secret). En gros, je pose des questions qualitatives pour avoir plus que de l’information sur le produit. Je veux comprendre les valeurs, les motivations, les goûts et l’imaginaire de l’entrepreneur.
  1. Ensuite, je fais une recherche sur le domaine et les concurrents. Je m’imprègne de tout ce que je peux trouver comme information. Merci Google et Wikipédia. Le but est de devenir, le temps du mandat, un expert dans le domaine de mon client pour comprendre comment il pense, ce qu’il fait, avec quoi il travaille et de quelle façon il vend son produit.
  1. Parallèlement à ma recherche d’information, je crée un champ lexical autour des attributs et de la personnalité du produit. Par exemple, si l’attribut principal est la performance, je pourrais utiliser les termes suivants dans ma création d’un nom de marque : performer, vitesse, productivité, extra, super, méga, briller, exceller, etc.
  1. À partir du champ lexical, je fais une recherche de termes dans d’autres langues via Google Traduction. Comme les noms doivent souvent avoir une sonorité bilingue ou internationale, les racines latines sont souvent inspirantes.
Recette pour créer un nom de marque

Je joue avec les mots pour en créer de nouveaux. Ici, je travaillais sur le nom d’une websérie dans le domaine dentaire.

  1. Ensuite, je mets tous les termes trouvés, les suffixes, les préfixes, les adjectifs, les attributs dans un tableau. Puis je découpe tous les termes du tableau et j’essaie toutes les combinaisons de mots possibles afin de créer une combinaison originale qui peut devenir un nom de marque. Par exemple, avec les suffixes Tek, je peux créer plusieurs noms dont Tekagro, Teknov, Tekxio, etc. Je prends en note tous les noms créés qui semblent avoir un potentiel. Bien sûr, d’autres éléments peuvent inspirer la création, comme le nom du propriétaire et ses origines, la ville de création, le nom de son animal de compagnie, etc. Mais on a vite fait le tour. C’est pour ça que c’est essentiel d’avoir une démarche structurée. Toutes les pistes doivent être étudiées.
  1. Puis c’est l’étape de la validation. Je dois m’assurer que les noms imaginés sont libres de droits et que rien d’autre n’existe sur le web dans le même domaine. Je fais toujours les vérifications suivantes :

7. Ensuite, je sélectionne les noms en fonction des objectifs et contraintes.  La plupart des clients désirent un nom bilingue. Mais il peut y avoir d’autres éléments à tenir en compte. Par exemple, un client dans le domaine des rampes peut désirer que le mot rampe se retrouve dans son nom d’entreprise.

8. Je m’assure aussi que les propositions respectent les critères d’un bon nom de marque. Le nominal doit être original et se démarquer des concurrents. Il doit aussi être court, idéalement deux syllabes, pas plus de quatre pour faciliter la mémorisation. Dans le même ordre d’idées, le nom de marque doit être facile à écrire et à prononcer. Et finalement, il doit y avoir un certain lien entre le nominal et le service de l’entreprise.

9. Et la dernière étape, la présentation des noms retenus. J’explique à mon client le processus de création et les critères de sélection qui me permettent d’arriver avec des propositions de noms solides qui répondent aux objectifs.

Voici les étapes que je suis religieusement à chaque mandat de recherche de nom de marque. Le processus prend en moyenne entre deux semaines et un mois. N’oubliez pas que la création d’un nom engendre plusieurs frais : inscription au Registraire des entreprises, incorporation avec un avocat en droits de marques, création d’un logo, d’un site web et investissement dans les efforts marketing afin de faire connaitre l’entreprise. Il est primordial de réaliser cette étape sérieusement. Personnellement, la création de noms de marque est ce que je préfère. Baptiser une compagnie ou un produit, c’est du pur plaisir!

 

Partager :