Avez-vous déjà pensé à baptiser le bébé de quelqu’un d’autre?Probablement pas. Pourtant, c’est exactement ce que je fais lorsque je crée un nom de produit, d’entreprise ou de marque. Je dois mettre au monde le projet qu’un entrepreneur a porté, souvent pendant plus de 9 mois. Pour y arriver, j’ai créé et optimisé une méthode qui apporte des résultats créatifs et pertinents depuis près de 15 ans.  Voici donc mes 12 étapes pour créer un nom de marque.

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1. Discussion de branding.

Chaque mandat de nom de marque commence par une rencontre d’environ une heure où je passe à travers mon questionnaire de branding. Le but est d’obtenir le plus d’information possible comme les valeurs, les forces, l’avantage concurrentiel, le public cible, les avantages des produits et les contraintes de création.

2. Validation du brief.

Cette étape vise à rassembler les informations importantes issues de la rencontre. Dans ce fichier j’inscris les éléments essentiels qui guideront la création comme la définition du produit, ses avantages, les publics cibles, les valeurs et la perception souhaitée.

3. Recherche sur le domaine et inspiration.

Je plonge tête première dans l’univers du client en lisant des articles de blogue, en visionnant des vidéos et en me perdant dans Wikipédia. L’idée, c’est de m’émerger de tous les concepts liés au domaine du nom à créer.

4. Création des champs lexicaux.

Les valeurs, les avantages, la description des produits et la personnalité du client regorgent d’informations que je dois creuser afin de découvrir des pistes créatives. Je crée donc un champ lexical pour chaque élément important. Par exemple, si le client mise sur l’authenticité, le champ lexical inclura les mots et expressions suivantes : vérité, honnêteté, pas de bullshit, être vrai, transparent, etc.

5. Inspiration dans des langues étrangères.

Dans la majorité des mandats, le nom doit être bilingue ou à consonance internationale. À cette étape, je reprends chacun des termes issus des champs lexicaux et je les passe dans Google Traduction. Les racines latines comme le latin, l’espagnol, l’italien et le catalan sont souvent inspirantes. Et bien sûr, l’anglais est incontournable.

Puis, lorsque l’on cherche un nom plus conceptuel, des langues telles que le népalais, le suédois ou le grec peuvent donner d’excellents résultats. Souvent, je ne prendrai pas le mot au complet, mais je garderai seulement un élément. Par exemple, en grec, nouveau s’écrit néos. Ce qui m’intéresse c’est la portion néo qui peut facilement s’accoler à un autre suffixe pour évoquer l’innovation, le futur ou la technologie.

6. Création d’un tableau de suffixes, préfixes et expressions.

Grâce aux champs lexicaux et à la recherche dans d’autres langues, j’ai recueilli plein de petits éléments qui peuvent être combinés pour créer autre chose. Voici un exemple issu d’un projet :

excelnova (i)Inn-ovolt (a)elec (k)
tektechni (o)optimax –i-oexper
genio (a)perfosystdevTal-ent
briowattenerqualifutur
néosproinventcontrolpanel
conexabsoluperfecpowertrust
equiskillbesttopnader
techniInno-vadevnoveffi
électroergiredisinstalfabrica
ideaalimpolyviatransfo
kvdis tribuboxgener 

Dans ce mandat, le nom retenu est la fusion de neo et de volt : Neovolt.

7. Brassage d’idées avec les préfixes et suffixes.

À cette étape, je découpe tous les mots et expressions et je les combine à la main. Dans l’exemple ci-haut, je découpe le terme excel et je le pose devant et derrière chacun des autres termes du tableau afin de créer quelque chose de nouveau. Chaque fois que je tombe sur une création intéressante, je le prends en note. Ici par exemple, j’ai noté exceltek, excelnova, conexcel, etc.

8. Temps de latence et premier tri intuitif.

Lorsque j’ai créé toutes les options possibles avec le tableau de préfixes et suffixes, je prends une pause. Je m’y replonge quelques jours plus tard. Parmi toutes les options notées, je souligne celles qui me sautent aux yeux comme des pistes prometteuses.

9. Validation de la disponibilité des noms de marque.

C’est ici que mon travail devient souvent frustrant car plusieurs bonnes idées existent déjà. Je fais d’abord une vérification de base dans Google pour m’assurer qu’il n’y ait pas 100 résultats de recherche avec ce nom. Puis je vérifie dans la Base de données sur les marques canadiennes et sur le Registraire des entreprises. Si mon client doit protéger son nom aux États-Unis, je valide avec le USPTO. Et finalement, je m’assure d’avoir une URL disponible sur Gandi que je préfère de loin à GoDaddy.

10. Validation de la qualité des propositions.

Afin de faire mon choix final à présenter au client, je m’assure que chacune de mes propositions de noms de marque respecte ces 6 critères.

  • Original. Il doit se distinguer des autres et se démarquer.
  • Court. Afin d’être facile à mémoriser et éviter les diminutifs.
  • Approprié. Le nom doit avoir un certain lien avec le service proposé.
  • Accessible. Il doit être facile à écrire et à prononcer.
  • Inspirant. En étant créatif, le nom permet de maximiser les communications.
  • Protégeable. Pour pouvoir enregistrer la marque de commerce.

11. Rédaction de l’argumentaire.

Je justifie chacune de mes propositions en expliquant pourquoi elles sont en lien avec les valeurs, les avantages du produit et la perception souhaitée. Je démontre la provenance du nom et ce qu’il évoque.

12. Présentation des noms de marque.

J’explique mon processus de création et toutes les étapes en rappelant les objectifs. Ensuite, je présente ma recommandation ainsi que d’autres propositions de noms en expliquant pourquoi j’ai fait ces choix.

Un processus éprouvé pour trouver un nom de marque.

Le temps de création d’un nom de marque s’échelonne sur 3 à 4 semaines et totalise entre 15 et 25 heures de travail selon la complexité du projet. Si le nom doit être libre de droits aux États-Unis, ça demande une étape supplémentaire de vérification en plus de diminuer le nombre d’options. Comme le temps de latence est important dans le processus de création, je travaille une période de 2-3 heures, puis je n’y touche pas pendant une journée. Souvent, c’est dans ces moments que je serai exposé à des idées qui m’amèneront sur d’autres pistes et enrichiront mon processus de création.

Toucher à l’ADN d’une entreprise, c’est ce que je préfère dans mon travail. Je suis chanceux, chaque année, je crée entre 10 et 15 noms de marque, d’entreprise ou de produit.

Si vous cherchez un concepteur-rédacteur publicitaire pour trouver votre prochain nom de produit ou pour créer le nom de votre entreprise, contactez-moi. Je vous guiderai afin de baptiser votre bébé avec un nom inspirant qui vous ressemble.

Exercice de fin d’année oblige, j’ai fait l’inventaire de tous les mandats réalisés en 2020. Premier constat : c’est varié et c’est le fun. Alors, pour ceux qui se demandent ce que fait un rédacteur publicitaire et web au jour le jour, voici la liste de mes contrats de la dernière année.

Types de projets de rédactionQuantité
Création d’un ton de marque3
Slogan publicitaire6
Projets de marketing RH (slogan de marque employeur, description de poste, publicité de recrutement, guide d’employé)22
Scénarisation de vidéo corporative et publicitaire17
Rédaction de billet de blogue19
Création d’un nom d’entreprise8
Optimisation de publication LinkedIn20
Rédaction d’infolettre7
Slogan de marque6
Conception-rédaction de carte des fêtes6
Optimisation de profil LinkedIn2
Conception-rédaction de publicités radiophoniques6
Création d’un nom de produit6
Rédaction de site web11
Animation de formation en rédaction web13
Rédaction de dépliant, feuille de vente et publicité imprimée10
Total des projets de rédaction155

Ce que 2020 m’a appris

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C’est le fun de ne pas diner seul à la maison. J’ai partagé tous mes lunchs avec ma femme depuis mars. Et j’adore notre routine d’aller marcher avec notre chien sur l’heure du midi.

Le marketing RH est plus présent que jamais. Les défis sont grands pour attirer et garder ses employés. Que ce soit avec une vidéo de recrutement, une campagne publicitaire,  une page carrière ou des offres d’emploi créatives, la marque employeur se déploie avec différents contenus.

– Donner un cours 100 % en ligne, c’est un défi. C’était une première pour moi. Le cours Rédiger efficacement pour le web, que je donne depuis  plus d’un an au Cégep de Limoilou a été présenté pour la première fois entièrement en ligne. Je compatis avec tous les enseignements qui doivent garder l’attention de leurs étudiants et se réinventer pour rendre leur contenu intéressant. Ça demande beaucoup d’énergie, mais en même temps c’est très valorisant.

Les mandats de branding se multiplient et j’adore ça. Cette année, j’ai créé des noms pour différents domaines. Une application web destinée aux programmeurs, une plateforme de réservation de condos, deux entreprises de coaching, un programme de formation en ergonomie, une clinique d’orthodontie et j’en passe. Chaque fois, c’est un plaisir renouvelé d’avoir la confiance d’un entrepreneur pour baptiser son bébé.

La solidarité entre entrepreneurs est très inspirante. D’ailleurs, j’aimerais souligner l’initiative de deux de mes clients : La Clinique RH et Contenus faits maison.

Dire non fait du bien. Refuser un mandat parce que le client ne partage pas mes valeurs, parce que le délai est irraisonnable ou le budget inadéquat me permet d’être plus en équilibre. Oui, j’ai dit non. Mais en faisant ça, je dis oui à ma santé physique et mentale. Et je continuerai de le faire.

Mon coup de cœur :

– L’équipe de Dalair le matin de la station de radio 91,9 Québec qui a continué à me faire sourire et rire chaque matin, avec une attitude positive. Leur authenticité, leur vulnérabilité, leur folie m’a permis de bien commencer mes journées.

Mon coup de gueule :

– Tous ceux qui ont oublié le sens de vivre en société qui est résumé dans la célèbre phrase de John Stuart Mill : « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ».

J’utilise LinkedIn comme un outil de développement depuis plusieurs années. Et ça fonctionne. Je pense que pour un travailleur autonome comme moi c’est encore plus efficace que Google Ads car les prospects sont des références. Ils ont confiance car je fais partie du réseau de leur réseau. Bien sûr avoir une bonne présence dans LinkedIn exige un peu de temps, mais c’est un investissement très rentable. Et gratuit! Voici donc quelques trucs que j’ai appris au fil des années.

  1. Servez-vous du bandeau d’arrière-plan comme si c’était un panneau-réclame sur le bord de l’autoroute. Intégrez votre logo ou un design qui correspond à votre image de marque. Côté texte, soyez concis. Mettez-y votre slogan de marque ou les services que vous offrez. Et de grâce, utilisez une photo professionnelle pour votre profil.
Mon bandeau LinkedIn met en valeur mon offre. On y retrouve mon slogan et mes services.
  • 2. Soyez clair dans votre section Infos sur ce que vous offrez, sur le problème que vous réglez ou la solution que vous apportez. Essayez de répondre dans les premières lignes à la question suivante : quel est l’avantage de travailler avec vous? N’oubliez pas d’y placer les mots-clés importants liés à votre travail.
  • 3. Indiquez clairement comment on peut vous rejoindre en inscrivant votre numéro de téléphone et votre courriel à la fin de la section Infos.

  • 4. Parlez de vous, de vos défauts, de vos faiblesses, de vos enjeux, de vos défis. J’ai remarqué que lorsque je partageais des statuts plus personnels et que je me montrais vulnérable et authentique, j’avais plus de vues. Les gens aiment voir l’humain derrière la machine à idées.
Parler de façon authentique permet d’obtenir une grande visibilité sur la plateforme. Ce statut cumule plus de 5000 vues grâce à une réflexion sur une épreuve que j’ai vécue.
  • 5. Priorisez le contenu natif. C’est-à-dire du contenu réalisé directement dans LinkedIn comme un vidéo ou un texte. L’algorithme de Linkedin privilégie toujours le contenu qui nous fait passer plus de temps sur la plateforme.
  • 6. Faites des commentaires sur les statuts des gens que vous aimez dans votre réseau. Recommandez-les avec un petit texte ou recommandez leurs compétences.  Ils vous remercieront peut-être en retour.
  • 7. Dans le même ordre d’idées, sollicitez des recommandations de vos meilleurs clients. Un profil avec au moins trois textes de clients satisfaits est toujours plus crédible car la preuve sociale de compétence a une grande influence sur notre opinion.

N’oubliez pas que LinkedIn est une plateforme ouverte. C’est-à-dire que le contenu de votre profil aide votre référencement. D’ailleurs, dans les premières années de mon site web, mon profil LinkedIn était mieux référencé que mon site.

Vous aimez mes conseils mais vous avez besoin d’un coup de main? Imaginez ce qu’un rédacteur publicitaire pourrait faire pour optimiser votre profil!

La créativité entre les oreilles.

Marco Grenier s’est fait connaitre sur la scène musicale comme DJ des plus grands clubs et festivals du pays comme le Dagobert, le Palladium, l’ARIA, le Bal en Blanc  et le New City Gaz. Il demeure maintenant à Vancouver et gagne sa vie comme consultant radio et producteur musical. Rencontre avec un homme qui n’a pas juste l’oreille musicale, mais la tête et le coeur également.

Marco Grenier en pleine prestation de DJ.
  • Quelle est l’importance de l’échec, de l’essai-erreur dans ton processus de création?

J’adore l’échec! Lorsque je compose et que je me trompe, que je fais un bruit non voulu avec mes instruments virtuels (VST) ou réels, 45 % du temps, c’est meilleur que ce que je voulais vraiment faire. Une erreur est une porte ouverte vers une bonne idée qui me mènera à une bonne chanson.

  • Où puises-tu ton inspiration?

J’écoute beaucoup de films et de séries télé. J’aime aussi écouter différents styles musicaux : j’écoute du heavy métal en courant, du pop et de l’ambiant le soir pour me détendre. J’aime tout ce qui dérange, tout ce qui sort de l’ordinaire, qui arrive du champ gauche. Quand j’écoute de la musique non structurée, ça met mon cerveau en mode créatif. Et lorsque je veux relaxer, j’écoute de la pop et j’essaie de comprendre le génie créatif de production derrière le succès de la chanson.

  • Comment utilises-tu ton intuition?

Je compose au feeling, mon instinct me sert beaucoup dans mon processus d’essai et erreur. Comme j’ai une bonne oreille, avec toutes mes années de DJ et de production,  je sais ce qui fonctionne ou pas.

  • Est-ce que l’innovation est essentielle dans ton travail?

Ça a changé ma vie. Je travaille de Vancouver pour des stations de radio du Québec et du monde entier à partir de mon studio à la maison. Du côté de la production musicale, maintenant les outils de création sont hallucinants et intuitifs. J’ouvre mon logiciel Connection Open et je peux enregistrer live un guitariste en France. Je peux aller chercher tous les sons, tous les instruments et  les intégrer dans mon logiciel de création (Ableton). Puis grâce à Push 2, je fais des loops pour créer des pistes musicales qui créent en moi une inspiration pour construire une chanson.  Je peux même enregistrer des chansons 6 pistes sur mon cellulaire. D’ailleurs, Kanye West a enregistré un album complet dans son avion. Avec la technologie, les possibilités sont infinies et c’est tellement plus simple.

  • À quel moment es-tu le plus inspiré?

Lorsque je suis malade ou très fatigué on dirait que mon cerveau est plus calme et plus créatif, il est moins pressé et plus ouvert. C’est bizarre mais beaucoup de mes bonnes idées sont sorties de cet esprit. Quand je manque d’inspiration, j’ouvre mes vieux projets. Avec mes nouvelles connaissances et compétences, j’entends le nouveau potentiel d’un vieux son et je commence à mixer. L’important quand tu es inspiré c’est de ne pas t’arrêter, il ne faut jamais couper le flow.

  • Es-tu obligé de te réinventer?

Oui, je n’ai pas le choix.  Je dois suivre les tendances tout en restant unique et en gardant ma couleur. C’est sûr que je m’inspire des autres et de ce que j’écoute. Le but ultime, c’est de créer la tendance du moment, celle que tout le monde va vouloir suivre. Des artistes comme Quentin Tarantino et Deadmau5 ont réussi à faire ça avec brio. Quand tu trouves ta touche personnelle et qu’elle devient LA tendance … Tu as réussi 🙂

  • Quelle est ta définition de la créativité?

C’est avoir quelque chose en tête et tout essayer pour le rendre à au moins 80 % dans la réalité.

Marco Grenier à Coachella
Marco Grenier au festival de musique Coachella.
  • Comment te sens-tu quand tu crées de la musique?

Je crois que sans musique, la vie n’a pas de souvenirs. Je pense toujours en mode musique. Je me demande constamment pourquoi telle chanson est accrocheuse. Par exemple, une chanson pour enfant est toujours en clé de do car c’est joyeux et facile à écouter. La musique, c’est une passion, que j’en fasse pour moi ou pour d’autres en tant que ghost producer. Lorsque j’entends une pièce que j’ai composée, j’ai un sentiment d’accomplissement. Je me rappelle les étapes, le moment et l’endroit où j’étais quand j’ai créé le son qui a inspiré la chanson. Même chose pour tous les moments importants dans ma vie, une chanson est associée à chaque grand souvenir.

  • Selon toi, quel est l’avenir de la musique?

La musique va continuer d’évoluer et d’être combinée à d’autres formes d’arts comme le fait Max Copper avec le 4D. Avec la pandémie, les gens ont encore plus besoin d’aller chercher des sensations, d’avoir l’impression de se retrouver dans un stade avec 20 000 fans. La technologie va réussir à nous offrir ça dans un avenir rapproché. Par contre ça n’égalera jamais la sensation de partager un moment unique dans un festival ou un plancher de danse avec des amis ou des inconnus. Cette fameuse sensation d’être tous unis pendant un instant grâce à la musique.

Je suis aussi convaincu que l’algorithme de nos sites de musique comme Spotify ou Apple Music va créer de la musique en fonction de ce qui est le plus écouté présentement. Des ordinateurs intelligents seront capables de produire la musique et créer des tendances grâce aux données accumulées avec les années et aux statistiques des Hot Spots du moment sur le web.

Mais ça prendra toujours quelqu’un derrière la machine, parce que l’émotion provient de l’humain.

C’est une discussion Zoom interrompue par les enfants de ma cliente qui m’a donné l’idée d’écrire sur l’authenticité. Lorsque ce genre de situation arrive, on ne peut pas se cacher. Il n’y a pas de filtre. Pas de bullshit. La vérité s’expose. Cette authenticité nous transforme de plusieurs façons.

  • En développant notre créativité. Plusieurs entrepreneurs doivent se réinventer et sortir de leur zone de confort. Pour d’autres, c’est l’innovation ou la mort. Je pense à certains de mes clients comme la kinésiologue Dominique Rainville qui s’est revirée de bord pour offrir des capsules vidéos en ergonomie du télétravail. Ou encore à Sylvain Roy de Go RH qui a rassemblé des partenaires pour offrir des outils et services gratuits en créant La Clinique RH. Il y a aussi Jimmy Thériault de Sérénité par le son qui propose maintenant des consultations via Zoom. La crise les a tous amenés à innover.
  • En acceptant d’être vulnérables. Même si les arcs-en-ciel pleuvent, ça ne va pas toujours bien et on accepte d’en parler avec nos clients en toute transparence. Parce que l’on vit tous un combat. La santé mentale des entrepreneurs et de tous les travailleurs est maintenant un sujet d’actualité. Ça ne va pas bien parce que les ventes ont fondu au soleil, parce que les enfants sont difficiles à gérer, parce que je suis seul pendant le confinement. Peu importe la raison, notre vulnérabilité nous rend tous plus humains et attachants.
  • En nous montrant sous notre vrai jour. L’image prend de plus en plus d’importance et nous acceptons qu’elle ne soit pas parfaite. Maintenant, le premier contact avec un client se fait par Zoom, Teams ou Google Meet. Dès les premiers instants, nous avons accès à une partie de l’intimité de la personne, son bureau à la maison ou son set up temporaire. La réunion peut être interrompue par le chien qui aboie ou l’enfant qui a faim. Ce bout de vie personnelle dans le contexte professionnel nous donne l’opportunité d’échanger, de creuser la relation en connectant à un autre niveau.
Mon chien Gougou est heureux du confinement. Il est toujours partant pour une marche.
  • En bouleversant nos habitudes. Ma blonde est maintenant toujours à la maison et je prends goût à partager mes pauses et l’heure du lunch avec elle. Comme je suis toujours disponible pour mon chien, nous marchons et jouons beaucoup. C’est un changement positif dont Gougou ne se plaint pas. Par contre j’ai aussi vécu une situation assez stressante : commencer à donner mes cours au CFP Maurice-Barbeau et au Cégep Limoilou en ligne. C’est une sortie de zone que je redoutais car sur le web on ne ressent pas autant l’énergie de la classe. Et bien sûr, il faut apprendre à maitriser une nouvelle technologie. Le changement était inconfortable, mais nécessaire. D’ailleurs, la majorité des étudiants de la formation continue préfèrent la formule à distance.
  • En acceptant d’être moins performants. Personnellement, même si j’ai été occupé, la motivation était en dents de scie dans les deux derniers mois. Je sentais que ma créativité était affectée par toutes ces mauvaises nouvelles. Comme si l’anxiété collective me gagnait, moi aussi. J’avais peur pour la santé de mes parents, de mes amis. Et la perspective d’une perte de revenu dans les prochains mois plane toujours au-dessus de ma tête. Difficile, dans un contexte où nos repères disparaissent, d’être aussi performants. Nous devons tous accepter que, à certains moments, nous soyons moins productifs. Qu’on le veuille ou non.
  • En revoyant nos priorités. Pour plusieurs, le fait de se retrouver à la maison à entertainer leurs enfants a été salutaire. Ça remet en perspective ce qui est vraiment important dans la vie. Love is all you need comme chantaient les Beatles. Le temps passé dans la voiture pour se rendre au travail s’est transformé en temps de qualité pour soi ou en moments précieux avec les enfants. Certains prendront la décision de travailler moins ou même de changer d’emploi. Cette crise nous a fait décoller le nez de notre réalité en nous permettant de prendre du recul et d’évaluer si notre vie nous satisfait toujours. Sinon, il faut changer quelque chose.
  • En faisant ressortir nos vraies valeurs. Combien d’entreprises ont décidé d’aider les autres sans même y penser, parce que ça fait partie de leur ADN? Combien d’autres ont essayé de profiter de la situation? La valeur d’achat local si longtemps prônée est maintenant une question de survie économique. L’entraide est une nécessité. Et l’authenticité n’a jamais été aussi présente.

Je sais que nous sommes loin d’être sortis de cette situation. Mais une chose est sûre, je suis convaincu que la transformation que nous vivons sera positive à moyen long terme, pour nous, pour la planète, pour les affaires. Parce que nous serons tous un peu plus vrais.

1. Refuser les chercheurs de prix

Lorsque je reçois une demande par le formulaire de mon site web pour un prix, j’exige un appel téléphonique car c’est très difficile de bien cerner les besoins par courriel. Surtout qu’un besoin en cache souvent un autre. Si la personne ne me répond pas et ne veut pas prendre 5 minutes pour discuter, c’est qu’elle n’est pas sérieuse, je n’aurai pas perdu mon temps. Je ne suis pas un gars de one night. Je préfère de loin les relations à long terme.

2. Ne pas prendre la critique de façon personnelle

En tant qu’entrepreneur ou travailleur autonome, il est parfois difficile de séparer le travailleur de l’être humain. Comme dit un collègue de mon club affaires, notre vie est comme un blender, tout est mélangé. Ce n’est pas parce que mon client n’aime pas mon slogan que je ne suis pas bon. C’est mon travail qui est critiqué. Je n’ai qu’à me relever les manches et proposer autre chose sans me sentir attaqué.

3. Avoir les oreilles grandes ouvertes

Un conseil, une critique constructive, un indice sur un besoin futur, on peut apprendre tellement de choses en écoutant pour comprendre. Pas écouter pour répondre mais être 100 % attentif. Souvent la réponse à la problématique de mon client est là, dans ses paroles. Écouter c’est faire preuve d’empathie.

Aimer son travail c’est en bonne partie aimer ses clients.
Photo par Renee Fisher sur Unsplash

4. Choisir ses clients en fonction de ses valeurs

Mais il faut d’abord connaitre ses valeurs, savoir de quelle façon on veut travailler, savoir ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas. Et aussi savoir ce qu’on vaut. Moi je cherche des collaborations à long terme basées sur le respect, l’honnêteté, la créativité et l’efficacité. Il n’y a rien de plus satisfaisant que le coup de foudre professionnel. Avoir le sentiment de vraiment faire partie de l’équipe, de vraiment aider mon client.

5. Respecter ses limites

Si je ne suis pas la meilleure personne pour faire le travail, je propose une autre ressource. Je ne vais pas grafigner notre relation pour un mandat dont je n’ai pas les compétences. Par exemple, je ne fais pas d’animation de médias sociaux, de stratégie marketing web ou de recherche de mots-clés, je connais des collaborateurs qui excellent dans ce que je n’aime pas faire.

6. Pratiquer la gratitude

Je termine chaque courriel par un merci. Parce que je sais que sans mes clients, je ne serais pas payé pour avoir des idées. Je suis heureux de pouvoir compter sur leur confiance. Et je veux qu’ils le ressentent. Je ne les tiens pas pour acquis. Un merci, c’est simple, gratuit et ça fait tellement de bien. Autant à dire qu’à recevoir.

7. Toujours être honnête

La transparence est toujours appréciée, même lorsque c’est de mauvaises nouvelles. C’est important de donner l’heure juste, de facturer les vraies heures travaillées, de livrer dans les temps. La confiance, ça se construit pendant des années, mandat après mandat. Mais elle est fragile. C’est toujours plus long et plus coûteux de trouver un nouveau client que de servir honnêtement celui que l’on a déjà.

8. Communiquer constamment

J’ai appris avec les années à ne jamais rien supposer. Le client ne me rappelle pas, parce qu’il n’a pas aimé ma dernière proposition, donc je ne travaillerai plus jamais avec lui. Non, finalement, il a eu un petit problème de santé et il est très satisfait. Dans le doute, il vaut mieux vérifier l’information et faire un petit suivi. La communication franche demande aussi de prendre le téléphone et de se parler. Un courriel peut avoir l’air distant et froid même si ce n’est pas l’intention de départ. La voix, elle, ne ment pas.

Dernièrement, dans mon club affaires, un de mes collègues a évoqué qu’il se sentait imposteur face à une proposition. Il avait l’impression que d’autres personnes étaient mieux placées pour faire le travail. Puis autour de la table, d’autres ont raconté qu’ils se sentaient imposteurs à l’occasion.

Ceci est tout à fait normal car selon les inventeurs du concept, les psychologues Pauline Rose et Suzanne A. Imes, 60 à 70 % des personnes douteraient à un moment ou à un autre de leur carrière, de la réalité ou de la légitimité de leur succès. OK, je suis normal, mais il me semble que ça m’arrive bien plus souvent que ça. J’imagine qu’en tant que travailleur autonome ou entrepreneur c’est normal de douter.

C’est l’automne et comme moi, vous aurez probablement plein d’opportunités, d’occasions de dire oui ou non. Pour ma part, un gros défi m’attend en novembre. Je dois monter et dispenser 5 cours de 3 h en rédaction web pour la formation continue du Cégep Limoilou. Plus de 20 ans après y avoir étudié, j’y retourne pour enseigner. Mais lorsque l’on m’a proposé le poste, le doute m’a pris. Qui suis-je moi pour dire aux autres comme écrire pour le web? Suis-je assez bon? Est-ce que je maitrise vraiment le sujet? Suis-je la bonne personne?

Toutes ces questions, je me les étais déjà posées. La première fois que j’ai créé un nom d’entreprise. La première fois que j’ai rédigé un billet de blogue. La première fois que j’ai créé la personnalité d’une marque. Vous avez compris le pattern. C’est comme si chaque fois que l’on me considère assez talentueux pour faire quelque chose de nouveau, les gens voient en moi ce que je ne vois pas encore. Comme si après avoir acquis assez d’expérience, je doute quand vient le temps de sortir de  ma zone de confort et d’aller me frotter à la critique. J’ai peur d’être jugé, d’être démasqué.

Mais malgré ça, je me pousse à le faire. À sortir de ma zone. Puis la confiance grandit encore jusqu’à la prochaine sortie de zone.

Par exemple, la première fois que j’ai donné mon cours Créativité et contenu numérique au CFP Maurice-Barbeau, j’avais 94 slides pour un cours de 3 h. Je plains les étudiants dans la salle. Mais en lisant sur le syndrome de l’imposteur je me suis rendu compte que c’était un mécanisme de défense appelé l’overdoing. Il s’agit essentiellement d’investir une très grande quantité d’énergie par rapport à une tâche à accomplir de façon à attribuer le succès à cet effort au lieu des compétences réelles.

Pour en revenir à ma première expérience de formateur, j’avais l’impression d’être sous-qualifié (même après 8 ans à rédiger des sites web). Mais aucun étudiant ne pensait comme ça, au contraire. Aujourd’hui, au lieu de nier la propriété de mes accomplissements personnels (la définition du syndrome de l’imposteur), je me réjouis de pouvoir apprendre des choses à mes étudiants même lorsque je ne me sens pas à 100 % en contrôle de mes moyens.

Bref, j’ai l’impression que je devrai encore me battre avec moi-même pour me libérer du syndrome de l’imposteur. Je me réjouis en me disant que je ne suis pas seul à avoir peur d’être démasqué. Mais démasqué de quoi au juste?

Il y a des gens qui n’arrêtent jamais. Je ne les comprends pas. Si vous faites partie de ces personnes pour qui les vacances c’est du temps perdu, j’espère vous convaincre du contraire. Voici les 7 raisons qui me poussent à partir en vacances.

Faire un feu en camping, une bonne raison de prendre des vacances.
Photo by Ian Keefe on Unsplash
  1. Se reposer. Parce que trop de gens ne dorment pas assez. La fatigue s’accumule et il vient un moment où il faut recharger ses batteries, oublier le cadran et dormir une (ou deux) heures de plus. Qu’on le veuille ou non, le meilleur moyen de regagner de l’énergie est encore de dormir. Pourquoi ne pas profiter de vacances estivales pour commencer à savourer les bienfaits de la sieste?
  2. S’émerveiller. C’est probablement une des choses que j’aime le plus des vacances. Découvrir de nouveaux endroits. Vivre des expériences inusitées. L’œil s’habitue trop rapidement à trop de choses. En vacances, la route amène déjà son lot de paysages différents. Puis on plonge tête première dans ce que les détours de la route nous amènent. En laissant place à l’improvisation. Retrouver mon cœur d’enfant, voir la vie comme un univers à découvrir, voilà l’état d’esprit qui guide mes vacances.
  3. Oublier sa montre. Dès que je suis en vacances, je ferme mon cellulaire et je fuis les horloges. Je me lève lorsque mon corps est reposé, je mange lorsque j’ai faim et je me couche lorsque je m’endors. Lorsque l’on travaille, la dictature du temps rythme nos vies à coups de rendez-vous et de deadlines. Mais à quoi bon avoir l’heure quand on n’a pas d’horaire?     
  4. Se désintoxiquer des médias sociaux. LinkedIn, Instagram, Facebook, Twitter, on ferme tout ça. Et on essaie de voir la vie à travers le filtre de nos propres yeux, sans comparer ses vacances à celles des autres. Décrocher des (mauvaises) nouvelles est aussi une bonne nouvelle. Fini le flot de négatif et de chialage, on se concentre sur notre vie ici et maintenant en se tenant loin du cellulaire. On s’éloigne du virtuel pour profiter pleinement du réel.
  5. Remplir son puits créatif. J’emprunte cette expression à Julia Cameron, auteure de Libérez votre créativité, parce qu’elle est tellement vraie. Pour faire le plein, il faut faire le vide et vice versa. Si je veux être inspiré dans les prochains mois, j’ai besoin de vivre de nouvelles expériences, assister à un show, voir une exposition, découvrir une microbrasserie, lire un livre, etc.
  6. Plonger dans un bon livre. Personnellement, je lis toujours une quinzaine de minutes avant de m’endormir. Mais m’installer dans ma chaise de camping, les deux pieds dans le sable et les deux yeux dans un bon roman, c’est le summum de la lecture. En vacances, je me donne le temps d’embarquer et de suivre les personnages dans leur quête. Je m’abandonne, je me laisse manipuler par l’auteur. Ça fait du bien.
  7. Connecter avec la nature. Je suis un adepte du camping. Pour deux raisons. Premièrement, le contact avec la rivière, avec les arbres, les oiseaux et autres animaux. Deuxièmement, parce que tout prend plus de temps en camping. Même la limite de vitesse de 10 km/h nous invite à ralentir. On vit au rythme de la nature et de notre vraie nature. Vous aurez deviné que je suis adepte des campings sans services. Parce que lorsque je prépare un feu ou que je cuisine sur mon petit bruleur, je ne pense à rien, je suis là à 100 %. Et être présent, ça fait vraiment du bien.

Et vous, quelle est votre bonne raison de prendre des vacances? Je suis toujours partant pour découvrir de nouveaux trucs pour décrocher.

Dans l’oeil d’Elias

Elias Djemil est un réalisateur et photographe né d’un père algérien et d’une mère russe. Arrivé au Québec à 20 ans avec un baccalauréat en mathématique appliquée non reconnu, il doit se revirer de bord. Il s’inscrit alors en Arts et lettres au Cégep de Chicoutimi avant de fréquenter l’École de Cinéma et Télévision de Québec. Croyant en son art, il investit tout sur son premier film. C’était il y a 10 ans. Rencontre avec Elias Djemil, un artiste qui croit que c’est grâce aux problèmes qu’émerge la créativité.

Crédit photo : Philippe Ruel

Crédit photo : Philippe Ruel

1. Elias, tu es né avec une double influence culturelle, selon toi, quelle est la différence entre l’art en Russie et en Algérie?

En Algérie, l’art est considéré plus comme un loisir qu’une profession. Tu ne peux pas vraiment en vivre, à part quelques rares exceptions. En Russie, c’est complètement l’inverse. L’éducation est construite autour de l’art dès la petite enfance. Quand tu arrives au secondaire, tu lis du Tolstoï et du Dostoïevski. Les professeurs russes croient que l’art ouvre des portes pour y revenir plus tard et je suis assez d’accord avec eux.

2. Où puises-tu ton inspiration?

Dans la paresse. Les idées viennent lorsque je ne fais rien. Quand tu te détends, que tu fais de l’espace, ton cerveau fait des liens avec des choses que tu as en toi. Je suis aussi beaucoup inspiré par les gens, qu’ils soient morts, vivants, proches, lointains, artistes ou pas. Observer les humains, ça donne des idées, voyager aussi.

3. Et au niveau artistique, qu’est-ce qui t’allume?

J’aime beaucoup le cinéma de Tarkovski, c’est très connecté sur l’humain, ses films t’habitent pendant longtemps. J’adore aussi la peinture abstraite. Je suis fasciné comment on peut raconter quelque chose et faire vivre des émotions avec de l’art non figuratif.

4. Quel est ton processus de création?

Quand je fais un film, c’est comme un carré de sable où j’invite d’autres personnes à venir jouer avec moi. J’ai une image en tête et je me fie à mon instinct pour y arriver. Mais en même temps, c’est très réfléchi. Chaque plan est là pour une raison. Je réalise souvent de quoi parle mon film lorsque je suis rendu au montage.

5. Pour toi, qu’est-ce qu’une oeuvre réussie?

J’aime le mystère de la beauté. Je n’essaie pas d’expliquer et de décortiquer techniquement une œuvre. Faire ça, c’est comme essayer d’expliquer l’amour avec de la chimie. Je crois que le but de l’artiste est de toucher le doux, le bon et l’âme en chacun de nous. Mais l’art, c’est beaucoup de pratique. Quand tu maitrises un médium et que tu en essaies un autre, c’est une vraie leçon d’humilité. Et bien sûr, ce nouvel art enrichit celui que tu maitrises déjà.

7. Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui souhaite réaliser un film, que serait-il?

Fais-le. Arrête d’attendre. Le moment parfait n’existe pas.

8. Comment utilises-tu ton intuition dans ton travail?

Je donne du respect aux idées qui naissent. Je les prends en note. L’intuition est toujours là et plus tu l’écoutes, plus tu développes ta confiance. Tu deviens plus authentique et meilleur. Parce que sans l’intuition, tu fais juste répéter ce que les autres font.

9. Crois-tu que l’on nait créatif ou qu’on le devient?

Je pense que l’on nait créatif et que par la suite, différents facteurs de notre vie font qu’on développe notre créativité ou pas.

10. Avec la montée de Netflix et de la réalité virtuelle, quel est l’avenir du cinéma?

On va toujours avoir des histoires à raconter. C’est la base. Comment on le fera, je n’en ai aucune idée.

 

 

 

Entre travailler plus et travailler mieux, je choisis de travailler mieux. Parce qu’il n’y a rien de plus plate que de passer 7 heures devant un ordi et n’avoir été productif que deux heures. Et ça arrive. Dans un monde où tout va toujours plus vite, où les délais rapetissent aussi vite que la couche d’ozone, c’est bien de comprendre comment mieux organiser son temps. Voici donc 5 façons simples d’être plus productif.

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1. Optimisez votre horaire en fonction de votre énergie. Si vous êtes plus productif le matin, levez-vous plus tôt. Si vous êtes un oiseau de nuit, inutile d’être au bureau à 7 h. Surtout que vous risquez d’être assez cerné. Afin de maximiser votre énergie, c’est aussi une bonne idée de commencer avec ce qui vous rebute le plus.

2. Utilisez la technique de Pomodoro. Cette méthode inventée par Francesco Cirillo se base sur l‘idée que de courtes périodes de travail favorisent l’agilité intellectuelle. Ça fonctionne comme suit. Vous faites une tâche pendant 25 minutes en prenant bien soin d’activer votre minuteur. Pendant cette période, vous ne répondez pas à vos courriels, vous n’allez pas sur les médias sociaux et vous ne répondez pas à votre téléphone. L’idée est de vous concentrer sur une seule tâche. Puis, lorsque la sonnerie retentit, vous prenez une pause de 5 minutes. Et à chaque quatre pomodoros, vous prenez une pause un peu plus longue de 15 à 30 minutes. Cette méthode est la preuve que le multitâches est improductif.

3. Fermez vos courriels. C’est peut-être la chose la plus difficile à faire. Surtout dans un monde où nous sommes connectés en permanence. Évitez de regarder vos courriels toutes les 5 minutes. Réservez plutôt une plage de quelques minutes chaque heure. Et si vous pouvez répondre tout de suite à votre courriel, faites-le. Selon la loi du temps de Carlson, si vous y revenez plus tard, ça vous aura pris beaucoup plus de temps à répondre que si vous l’aviez fait en une seule étape.

3. Buvez de l’eau. La déshydratation est une des principales causes de la fatigue au travail. Pour vous aider, buvez un verre d’eau au lever. Rappelez-vous que ça fait 8 heures que votre corps n’a pas été hydraté. L’eau permet entre autres l’activité neurologique du cerveau. Boire tout au long de la journée vous rend donc plus intelligent!

4. Écoutez de la musique qui incite à la concentration. Spotify offre plusieurs listes de lecture qui favorisent la productivité et la concentration. Vous aimez la nature? Pourquoi ne pas travailler au son des gazouillis des oiseaux et de l’écoulement d’une rivière? Le site Noisli est parfait pour ça. C’est du white noise qui enterre le bruit ambiant et permet de se concentrer. Des écouteurs coupe-son sont aussi recommandés si vous travaillez dans un environnement bruyant.

5. Pratiquez la méditation. La science a prouvé à plusieurs reprises que la méditation améliorait la concentration et l’attention tout en diminuant le stress. Deux excellentes raisons de commencer à méditer dès maintenant. Il existe de nombreux tutoriels en ligne comme celui de Let it be méditation pour vous familiariser avec la technique.

Vous avez envie de poursuivre la réflexion sur l’optimisation de votre temps? Je vous invite à relire les 8 lois du temps. C’est un bon rappel de la valeur de chaque minute et de la façon dont nous devrions optimiser nos journées.