1.Il faut se fier à son intuition. À un moment donné, il faut choisir ses clients et ses projets en se fiant à sa petite voix. Lorsqu’on débute, on a tendance à tout accepter même si le cœur n’y est pas et qu’on trouve que ça ne sent pas bon. C’est déjà l’intuition qui se fait sentir. Mais on ne l’écoute pas, car on a besoin d’argent. Puis à force de se faire plus confiance, on fait de meilleurs choix. Parce que lorsqu’on refuse un mandat, peu importe la raison (trop petit budget, délais trop serrés, manque d’intérêt) on fait de la place pour un meilleur projet, plus près de ses valeurs, plus payant, plus trippant. Oui, il faut apprendre à dire non. J’ai appris depuis longtemps à flairer les gens qui cherchent uniquement un bas prix.

 

2.Les clients mécontents sont ceux avec qui tu apprends le plus. Tu t’en rends compte plus tard, car pendant le mandat, tu angoisses chaque fois que tu vois le numéro de ce client. Il a toujours des questions, doute de ton travail, change le brief, prend du temps à te payer, etc. Mais au final, il t’a appris plusieurs leçons. Tu ne retravailleras peut-être pas avec lui, mais grâce à lui tu seras meilleur pour tes meilleurs clients. Les leçons s’apprennent souvent dans la douleur. C’est plate, mais c’est comme ça.

 

3.La liberté est le plus grand avantage d’être à son compte. On ne le dira jamais assez.  Travailler lorsqu’on est le plus productif nous permet de moins travailler. Je m’explique. Si vous n’aimez pas vous lever tôt et que vous vous rendez quand même au bureau pour 8 h, vous risquez de prendre 3 h à faire une tache qui vous aurait pris 1 heure lorsque vous êtes dans votre flow. Lorsque vous êtes à votre compte, personne ne vous dit que vous partez tôt lorsqu’à 15 h vous avez terminé votre journée de travail. Et personne ne vous juge de prolonger votre week-end en terminant à midi le vendredi. Les week-ends de 3 jours peuvent permettre un décrochage rapide sans prendre des vacances. Travailler le samedi et le dimanche matin peut aussi être très bénéfique. Pas de courriels, pas d’appels, les projets avancent plus vite.

 

4.Mon offre de service évolue. J’ai inclus la rédaction web à mes services il y a 8 ans, maintenant j’offre aussi la rédaction de billet de blogue et d’infolettre.  Pendant quelques années, j’ai fait de l’animation de médias sociaux. Je n’offre plus ce service, par contre, je connais les bonnes personnes pour le faire. C’est le marché et les demandes de mes clients qui influencent mon offre de services. Ne pas évoluer, c’est comme faire un pas en arrière.

 

5.Gérer l’argent, ça s’apprend. Certains clients ne te payeront jamais, te payeront en retard ou voudront négocier jusqu’à la dernière cenne. Ça fait partie de la game et il faut l’accepter. Être à son compte implique effectivement d’apprendre à facturer ses clients et à collecter son dû. Afin d’éviter de mauvaises surprises, c’est important d’avoir des traces écrites comme un devis signé. Et autant que possible, exiger 50 % du montant de la facture avant le début du projet. Malgré ça, de temps en temps, j’attends un chèque pendant 90 jours. Il faut aussi penser à faire religieusement ses versements d’acomptes provisionnels et mettre de côté l’argent des taxes. Mais la beauté de l’affaire, c’est que mon salaire est directement relié à mes efforts. Et qu’il n’y a pas de limites.

 

6.Toutes les peurs sont injustifiées.  Les scénarios catastrophes que je m’imagine n’arriveront jamais, 95 % du temps. Mon client ne sera pas content, tout va arriver en même temps, je vais avoir de la difficulté à me faire payer… Il faut apprendre à lâcher-prise sur ce qu’on ne contrôle pas. Ça ne donne rien de continuer d’imaginer le pire et de faire aller constamment nos pensées. Ça crée un stress inutile. Tout finit toujours par se placer. Ta  job est déjà assez stressante comme ça, n’en rajoute pas inutilement.

 

7.La loi du 80 – 20 fonctionne.  La fameuse loi de Pareto s’applique, qu’on le veuille ou non. En moyenne, 20 % de mes clients me procurent 80 % de mon chiffre d’affaires. Ce qui veut dire, occupe-toi toujours en priorité de tes meilleurs clients, car c’est la récurrence qui paie ton loyer. Mes bons clients sont mes meilleurs ambassadeurs. Comme ils voient une valeur ajoutée à mon travail, ils n’hésiteront jamais à me recommander à un autre client.  L’inverse est aussi vrai, 80 % des problèmes sont causés par seulement 20 % des clients.

 

8.Les idées n’ont pas d’horaire. Même si tu travailles de 8 à 4, tu peux avoir un flash pour un de tes projets le samedi après-midi lorsque tu te promènes dans le bois. D’ailleurs, les idées arrivent souvent en marchant. J’ai toujours papier et crayon sur moi pour être prêt à noter ma prochaine grande idée. Même lorsqu’on veut décrocher, notre subconscient continue de travailler. Il faut apprendre à vivre avec ça.

 

9. Il faut savoir s’entourer d’un dream team. On ne peut pas être bon dans tout et il faut être prêt à monter une équipe rapidement pour répondre aux besoins de nos clients. Je déteste la comptabilité, jamais je ne me risquerais à faire moi-même mes rapports de taxes. Investir dans un comptable, c’est comme investir dans ma paix d’esprit. Je me suis aussi monté une équipe multidisciplinaire avec qui j’adore travailler. Afin d’avoir une offre de service complète, je collabore avec des pros en traduction, production multimédia, design graphique, stratégie web et révision linguistique.

 

10.Le bénévolat, c’est payant. Si c’était à refaire, je m’impliquerais plus dans des CA et je ferais moins de réseautage dans des événements. Pourquoi? Parce que dans un CA, ce sont des gens qui ont déjà un réseau. Et que c’est une bonne façon de démontrer son expertise. De plus, en se voyant chaque mois, on crée des liens avec les autres membres. Et ces liens sont basés sur un intérêt envers une cause commune.

 

 

On me demande souvent d’où proviennent mes idées. « Comment fais-tu pour trouver un nom de marque? » est une question qu’on me pose souvent. Bien sûr, il y a l’inspiration, mais c’est seulement une partie d’un processus qui a fait ses preuves. Voici donc ma recette pour créer un nom de marque.

  1. Ça commence par une rencontre d’information avec le client où je passe à travers mon questionnaire de branding (c’est le seul bout que je garde secret). En gros, je pose des questions qualitatives pour avoir plus que de l’information sur le produit. Je veux comprendre les valeurs, les motivations, les goûts et l’imaginaire de l’entrepreneur.
  1. Ensuite, je fais une recherche sur le domaine et les concurrents. Je m’imprègne de tout ce que je peux trouver comme information. Merci Google et Wikipédia. Le but est de devenir, le temps du mandat, un expert dans le domaine de mon client pour comprendre comment il pense, ce qu’il fait, avec quoi il travaille et de quelle façon il vend son produit.
  1. Parallèlement à ma recherche d’information, je crée un champ lexical autour des attributs et de la personnalité du produit. Par exemple, si l’attribut principal est la performance, je pourrais utiliser les termes suivants dans ma création d’un nom de marque : performer, vitesse, productivité, extra, super, méga, briller, exceller, etc.
  1. À partir du champ lexical, je fais une recherche de termes dans d’autres langues via Google Traduction. Comme les noms doivent souvent avoir une sonorité bilingue ou internationale, les racines latines sont souvent inspirantes.
Recette pour créer un nom de marque

Je joue avec les mots pour en créer de nouveaux. Ici, je travaillais sur le nom d’une websérie dans le domaine dentaire.

  1. Ensuite, je mets tous les termes trouvés, les suffixes, les préfixes, les adjectifs, les attributs dans un tableau. Puis je découpe tous les termes du tableau et j’essaie toutes les combinaisons de mots possibles afin de créer une combinaison originale qui peut devenir un nom de marque. Par exemple, avec les suffixes Tek, je peux créer plusieurs noms dont Tekagro, Teknov, Tekxio, etc. Je prends en note tous les noms créés qui semblent avoir un potentiel. Bien sûr, d’autres éléments peuvent inspirer la création, comme le nom du propriétaire et ses origines, la ville de création, le nom de son animal de compagnie, etc. Mais on a vite fait le tour. C’est pour ça que c’est essentiel d’avoir une démarche structurée. Toutes les pistes doivent être étudiées.
  1. Puis c’est l’étape de la validation. Je dois m’assurer que les noms imaginés sont libres de droits et que rien d’autre n’existe sur le web dans le même domaine. Je fais toujours les vérifications suivantes :

7. Ensuite, je sélectionne les noms en fonction des objectifs et contraintes.  La plupart des clients désirent un nom bilingue. Mais il peut y avoir d’autres éléments à tenir en compte. Par exemple, un client dans le domaine des rampes peut désirer que le mot rampe se retrouve dans son nom d’entreprise.

8. Je m’assure aussi que les propositions respectent les critères d’un bon nom de marque. Le nominal doit être original et se démarquer des concurrents. Il doit aussi être court, idéalement deux syllabes, pas plus de quatre pour faciliter la mémorisation. Dans le même ordre d’idées, le nom de marque doit être facile à écrire et à prononcer. Et finalement, il doit y avoir un certain lien entre le nominal et le service de l’entreprise.

9. Et la dernière étape, la présentation des noms retenus. J’explique à mon client le processus de création et les critères de sélection qui me permettent d’arriver avec des propositions de noms solides qui répondent aux objectifs.

Voici les étapes que je suis religieusement à chaque mandat de recherche de nom de marque. Le processus prend en moyenne entre deux semaines et un mois. N’oubliez pas que la création d’un nom engendre plusieurs frais : inscription au Registraire des entreprises, incorporation avec un avocat en droits de marques, création d’un logo, d’un site web et investissement dans les efforts marketing afin de faire connaitre l’entreprise. Il est primordial de réaliser cette étape sérieusement. Personnellement, la création de noms de marque est ce que je préfère. Baptiser une compagnie ou un produit, c’est du pur plaisir!

 

J’aime ma job parce qu’écrire je fais ça tout le temps. Et ça adonne que je suis payé pour le faire. Si ce n’était pas mon travail, j’écrirais pareil. Chaque jour, j’écris des choses différentes. Avec les 26 lettres de l’alphabet, je m’amuse. Tantôt je travaille sur un slogan de marque, puis un site web et un dépliant. Chaque client est différent et il n’y a pas un brief pareil. Je ne peux pas m’ennuyer.

Mon emploi me permet de me réaliser. Je suis libre. Ça tombe bien car la liberté est ma valeur principale dans la vie. Je n’ai pas de boss. Je gère mon propre horaire. Même si, parfois, il est dicté par des deadlines de fou. Mais je fais avec. Parce que j’accepte de chambouler mon horaire pour pouvoir en profiter plus tard. Je suis quelqu’un de plutôt matinal, alors je m’organise pour rédiger le plus possible entre 7 h 30 et midi. C’est fou ce qu’on peut accomplir comme travail lorsqu’on est vraiment concentré. Pour ça, la technique de Pomodoro est assez utile.

Être à mon compte me permet aussi de travailler n’importe où. J’ai juste besoin de mon portable et d’une connexion internet. Je partage mon temps entre le centre d’affaires Le Copilote, mon bureau à la maison et la brûlerie Vieux-Limoilou. Le fait de changer d’endroit garde ma créativité éveillée. En changeant d’environnement, j’amène de nouveaux éléments qui influencent ma rédaction.

Être pigiste me permet d’avoir du temps pour autre chose, pour des projets d’écriture plus personnels, d’autres projets d’affaires ou de l’implication sociale. J’ai parlé de la gestion souple de l’horaire, mais j’y reviens car c’est primordial. Je travaille en moyenne 47 semaines par année. Et je prends des week-ends de 3 jours de temps en temps. Sans compter que je travaille rarement après 15 h le vendredi après-midi. Par contre, je peux passer 4 h à travailler dans un café le samedi matin. Ce contrôle sur le temps me donne vraiment l’impression d’être en contrôle de ma vie.

J’aime être pigiste parce que ça me permet de rester jeune. Je suis constamment en mode solution et en mode prospection. Je rencontre des gens, je développe des affaires et des concepts. Je gère des relations avec des clients. D’ailleurs, dans mon domaine, lorsqu’un client est content, tu le sais tout de suite. La tape dans le dos vient vite. Mais les insatisfactions viennent aussi rapidement. Il faut apprendre à se faire une carapace et accepter que les commentaires ne sont pas dirigés envers toi, mais plutôt envers ton travail. Pas facile de faire la part des choses.

Mais j’ai la liberté de choisir les clients avec qui je veux travailler, ceux qui correspondent à mes valeurs et qui ne cherchent pas juste un prix. J’aime connaitre vraiment mes clients, créer une relation avec eux. Sentir que je suis un collaborateur. Que je peux vraiment les aider et que l’on peut discuter d’autre chose que du mandat à réaliser.

J’aime ma vie de travailleur autonome car je réussis à avoir un équilibre malgré le fait que ma vie est un blendeur (Expression empruntée à mon ami et client Sylvain de Sénik). Je m’explique. Certains clients sont aussi des amis. Tu parles de ta job le week-end, le soir, en vacances. Tu es toujours en mode prospection. Tu peux avoir une idée de concept en prenant une marche le samedi matin. Tu peux être obligé de travailler très tôt ou très tard pour livrer un mandat. Bref, tout est mélangé. Ce qui peut créer une grande charge de stress et un mental agité. Mais j’ai trouvé une façon de ne pas virer fou.

Pour garder un équilibre mental et physique, je me suis créé une routine gagnante. Je me réveille vers 6 h 30 et je bois un grand verre d’eau. Ensuite, je rédige les Pages du matin, il s’agit de 3 pages d’écriture automatique. Ça me permet d’évacuer mes angoisses, de laisser aller mon imagination et d’être déjà en mode créatif avant de commencer à travailler. Pour connecter avec mon intuition et calmer mon mental, j’ai un cours de yoga méditation chaque mercredi soir. Pour sortir le stress, je fais du spinning le jeudi soir. Et finalement, je me connecte avec la nature en allant marcher dans le bois le dimanche. Et à travers ça, j’essaie de bien manger et de lire au moins 30 minutes par jour.

Finalement, j’aime ma job parce que mes revenus sont proportionnels à mes efforts. Que j’atteigne mes objectifs ou non, j’en suis le seul responsable. Cette responsabilisation est selon moi la meilleure façon d’être heureux et d’aimer vraiment ce que tu fais.

J’ai toujours eu peur de l’échec. Mais j’ai fini par comprendre qu’il était essentiel dans mon parcours d’entrepreneur. Quand je me plante, j’ai l’opportunité de repousser plus fort. Si bien sûr je change d’engrais, j’arrose mieux, que je trouve un terreau plus fertile ou un tuteur. Faire des erreurs nourrit mon apprentissage. Ce n’est pas toujours agréable sur le moment. Mais j’apprends à chaque fois. Voici 5 choses que j’ai apprises en faisant des erreurs.

Patrick Goulet parle de l'échec en tant qu'entrepreneur

J’essaie toujours de voir plus loin que l’échec.

1. Écouter mon intuition. Lorsque j’ai un mauvais feeling sur un projet ou prospect, j’écoute cette petite voix. C’est toujours un bon indicateur. Parce que lorsque je ne l’écoute pas, j’en paie le prix. Travailler avec des clients qui ne me respectent pas ou ne voient pas de valeur ajoutée à mon travail est improductif. L’énergie négative m’empêche de bien servir les clients qui croient en moi. Parfois, il vaut mieux dire non à l’argent. Parce que le respect de ses valeurs, c’est plus payant à long terme.

2. Lâcher prise. À tout vouloir contrôler, on se fatigue. En étant entrepreneur, mon horaire est comme une boite à surprise. Ça ne donne rien d’essayer de trop planifier, je dois accepter que tout peut être chambardé. Parfois, j’angoisse en me disant que tous mes clients vont revenir avec des modifications urgentes en même temps. Puis, finalement, le scénario catastrophe ne se produit jamais. Si un client n’est jamais content et que je sens qu’il ne le sera jamais, je le laisse aller. Je ne m’empêche plus de dormir avec ça. Des personnalités incompatibles, ça arrive autant en affaires qu’en amitié.

3. Faire confiance à mes talents. La peur m’a fait dire non souvent dans mes premières années de pigiste. À la question : « As-tu déjà fait ça ? », je figeais. Au lieu de défendre mes compétences de rédacteur et de relever le défi. Ce n’est pas parce que je n’ai jamais écrit un discours de politicien que je ne serai pas bon. Si l’occasion se présente, je prendrai le risque de réussir ou de me planter. Mais si je n’essaie pas,  c’est sûr que je vais échouer.

4. Choisir les bons projets d’affaires. Ça, c’est difficile. Parce qu’on évolue et que nos valeurs changent. Il peut même arriver que quelqu’un essaie de vous manipuler parce qu’il veut vraiment que vous embarquiez dans le bateau. L’expérience aide à faire de meilleur choix. Mais l’élément le plus important c’est de se connaitre soi-même. C’est encore plus vrai en tant qu’entrepreneur. Ça peut paraitre cliché, mais on ne le répètera jamais assez. Quand tu es clair sur tes limites et tes valeurs, les choix s’imposent d’eux-mêmes.

5. Continuer. Je suis un entrepreneur positif. Je pense que si une opportunité n’a pas fonctionné, c’est parce qu’elle n’était pas pour moi. Si une stratégie ne fonctionne pas, j’en essaie une autre. Si un collaborateur de longue date quitte pour une autre ville, c’est l’occasion d’essayer quelqu’un d’autre. Si un client me doit de l’argent depuis plus de 6 mois, c’est le temps de revoir mon processus de facturation. Si je perds un appel d’offres, c’est une opportunité de l’améliorer pour gagner la prochaine fois.

Bref, j’apprends chaque jour. Des fois, c’est subtil. Des fois, c’est comme un coup de poing dans la face. L’important c’est d’apprendre quelque chose. Et vous, qu’avez-vous appris de vos échecs ?

Le blogue n’a jamais été aussi présent dans les communications d’entreprises. Dans les sites web des journaux, la chronique, les analyses et les blogues y prennent maintenant presque autant de place que les nouvelles. Mais plusieurs entreprises hésitent encore à se lancer dans l’aventure. Par peur, par méconnaissance du média, parce que. Voici donc les 4 pires raisons de ne pas aimer le blogue !

4 mauvaise raisons de ne pas bloguer par Patrick Gopulet

Je ne blogue pas car je n’ai rien à dire.

C’est faux ! Avez-vous déjà recensé toutes les questions que les clients vous posent au téléphone ou en personne ? Une bonne partie de ces questions peut servir de point de départ à un billet de blogue ou une page FAQ. D’ailleurs, votre blogue peut avoir plusieurs objectifs : diffuser des informations non commerciales sur vos produits (trucs et astuces), augmenter votre notoriété en devenant la référence dans votre secteur d’activité, échanger directement avec vos clients, augmenter le trafic vers votre site web, etc. C’est aussi une façon d’humaniser votre entreprise.

Vous n’êtes pas obligé de publier un billet de blogue par semaine. Un par mois, c’est suffisant. L’important, c’est d’être constant. Un bon truc est de préparer vos articles en créant un calendrier de publication. Si vous êtes une compagnie d’entretien ménager, vous pourriez publier des trucs pour préparer sa maison pour l’hiver au mois de novembre. Et au mois d’avril, les musts pour rendre votre cour extérieure plus invitante. En décembre, le guide parfait pour survivre aux fêtes ou un rappel de l’étiquette lorsque l’on reçoit des invités. Chaque saison est propice à publier du nouveau contenu. Faites aussi la liste des fêtes importantes : Pâques, la fête des Pères, la Saint-Valentin, etc. Essayez d’imaginer des articles pertinents et pratiques liés à ces événements. De cette façon, vous aurez toujours quelque chose à dire.

Bloguer, ça coûte cher.

C’est plutôt un investissement qui rapporte. Le blogue doit faire partie d’une stratégie de contenu efficace. Si un client potentiel se retrouve sur le site de votre concurrent, car l’information qu’il cherchait était bien placée et bien référencée dans un billet de blogue,  quel est le prix de cette vente perdue ? Combien vous coûte votre publicité imprimée ? Votre représentant vous rapporte-t-il des ventes ?

Il est  beaucoup plus facile de calculer le retour sur investissement de votre présence web que n’importe quelle autre stratégie média. Vous avez accès, en temps réel, au nombre de vues, de commentaires, de partages sur les réseaux sociaux et de demandes d’information. En planifiant vos contenus de façon annuelle, vous pourrez mieux contrôler les coûts et investir où ça rapporte.

Mais avant d’investir temps et argent dans un blogue, assurez-vous que votre site répond aux meilleurs critères de référencement web. Vous pourriez peut-être en profiter pour le rafraichir, le rendre adaptatif ou améliorer son SEO. Comme votre blogue sera hébergé sur votre site web, vous maximiserez vos chances en ayant un site performant.

Je n’ai pas le temps de m’occuper d’un blogue.

Avez-vous 4 heures par mois ? C’est un minimum que vous devriez investir dans votre développement des affaires sur le web.   2 à 3 heures de rédaction, plus au moins une heure pour diffuser le contenu sur vos médias sociaux et répondre aux commentaires. Si vous n’avez pas la ressource à l’interne, vous pouvez toujours engager un travailleur autonome.

Le temps est toujours une question de perception. Peut-être passez-vous trop de temps à essayer de vendre où vos clients ne sont pas ? Le temps investi dans votre contenu et dans votre présence en ligne vous rapportera. Tôt ou tard, le temps fera son oeuvre. Si vous avez bien travaillé et que vous vous êtes positionné avec les bons mots-clés, votre contenu commencera à remonter dans les résultats de recherche. Les internautes cliqueront sur votre billet de blogue. Ils seront plus informés et auront une meilleure opinion de votre entreprise. Ils seront donc plus chauds à l’idée de consommer ou recommander vos produits ou services.

Le blogue est un investissement à moyen et long terme qui devrait être considéré comme une tribune exceptionnelle pour échanger avec vos clients, tester des idées, faire du service à la clientèle, augmenter votre notoriété et récolter des informations précieuses sur les intérêts de vos clients.

Pas besoin de bloguer, je suis sur Facebook.

Être sur Facebook c’est bien, mais ce n’est pas tout. Ça doit faire partie d’une stratégie de marketing de contenu globale. Contrairement à Facebook, le contenu de votre billet de blogue vous appartient et il restera sur le web pendant plusieurs années. Vous profiterez de ses fruits longtemps après sa publication. Les médias sociaux sont une excellente façon de partager le contenu de votre blogue et d’interagir avec vos clients actuels et potentiels. Mais n’oubliez pas que le roi des médias sociaux demeure le blogue.

Vous aurez compris qu’il y a beaucoup  d’avantages à bloguer régulièrement. Alors, lorsque vous penserez à votre budget média pour 2016, n’oubliez pas de faire de la place au blogue. Et si vous avez besoin d’y voir plus clair, n’hésitez pas à me contacter. Je paye le café.

Il y a du monde en affaires pour les bonnes raisons. D’autres non. Voici mes 6 bonnes  raisons d’être son propre patron.

Je suis libre.

Je gère mon horaire comme je le veux. Bien sûr, il est souvent dicté par les échéances des clients. Mais je peux choisir de travailler en fonction de mes heures de productivité. Je suis quelqu’un de créatif le matin. Alors, j’écris 7 matins sur 7. Mais à 15 h 30 le vendredi, j’ai une bière à la main.  La fin de journée et le soir sont réservés au développement des affaires et à l’administration. Je peux aussi travailler à partir de mon centre d’affaires, d’un café ou de chez moi. Ha! J’oublais.  Je n’ai pas de patron. C’est probablement ça la plus grande liberté.

6 bonnes raisons d'être entrepreneur

Bureau mobile ?

Je vis de ma passion.

Écrire fait partie de moi depuis longtemps. J’ai toujours aimé m’exprimer à travers mes mots. Je le fais professionnellement, bénévolement et pour le plaisir. Bref, écrire est un mode de vie. Autant en faire un métier. Vous pouvez faire pareil avec votre talent.

Je collabore avec des gens extraordinaires.

Les entrepreneurs ont naturellement tendance à travailler avec des gens qui leur ressemblent, avec qui ils se sentent bien. Certains de mes clients sont plus que des clients, ce sont de véritables amis. Et je peux vous garantir que réaliser des projets à succès avec des amis est une des choses les plus enrichissantes au monde. Je m’entoure de collaborateurs qui sont meilleurs que moi et qui me poussent vers le haut. C’est comme avoir son dream team en tout temps.

J’entends souvent merci.

Ça peut paraître anodin, mais lorsqu’un client est content, tu le sais tout de suite. Ça fait une réelle différence dans le sentiment de réalisation de soi. C’est très valorisant. J’ai vraiment l’impression d’aider mes clients et ça me pousse encore plus à me dépasser.

J’ai toujours des opportunités d’affaires.

Le fondateur de Virgin, Richard Branson, dit que les opportunités d’affaires sont comme des autobus et qu’il y en a toujours un autre qui s’en vient. Il a raison ! On me présente au moins 2-3 projets d’affaires par année. J’ai la liberté de dire OUI ou de laisser passer pour attendre un meilleur projet qui correspond à mes valeurs.

J’ai des revenus à la mesure de mes efforts.

Le calcul est simple, plus je travaille, plus je gagne de l’argent. Contrairement à un salarié, si je me plains de mon salaire, j’ai le véritable pouvoir de l’augmenter. En fait, il n’y a pas vraiment de limites à mes revenus. Surtout que c’est moi qui fixe mon taux horaire.

Lorsque l’on est entrepreneur, les opportunités d’affaires arrivent souvent de partout. Mais comment choisir les bonnes ? Il est parfois difficile de faire des choix éclairés. Des choix qui nous permettent de nous réaliser pleinement. C’est donc essentiel de bien se connaitre. Voici 4 raisons pourquoi vous devriez baser votre entreprise sur vos valeurs.

concepteur-rédacteur

Laissez-vous guider par vos valeurs!

Attirer les bons clients

Si vous partagez vos valeurs en personne, dans vos communications et sur votre site internet, vous attirerez des gens qui les partagent. Une collaboration qui débute sur des bases solides sera plus gratifiante pour les deux partis. Et elle risque d’être couronnée de succès.

Prendre des décisions éclairées

Si vous ne vous connaissez pas et que vos choix ne sont pas guidés par des barèmes simples et clairs, vous prendrez assurément de mauvaises décisions. Vous ne serez pas capable d’entendre votre intuition. Vous accepterez des projets qui ne vous ressemblent pas. Et vous risquez d’avoir moins le cœur à les réaliser. Avec un système de valeurs bien défini, vous prendrez des décisions beaucoup plus rapides et limpides.

Se respecter

Faire des choix en fonction de ses valeurs, c’est se respecter. Ça amène un sentiment de liberté, car vous êtes aligné avec ce que vous voulez faire et comment vous voulez le réaliser. Si le respect est une valeur primordiale pour vous, vous n’accepterez jamais de travailler pour un client qui ne vous respecte pas, même si c’est très lucratif. Se respecter permet aussi d’être moins stressé et avoir un plus grand sentiment de réalisation de soi. Et surtout, lorsqu’on se respecte, on finit par se faire respecter.

Se démarquer

La plupart des gens n’achètent pas un produit. Ils sont séduits par des histoires, une attitude et des valeurs. Personnellement, le partage est une valeur très importante. Ça guide ce que je fais. Je collabore bénévolement à un blogue, je siège à un CA et j’offre des conseils et des références. Je réponds aux questions des étudiants qui désirent en apprendre plus sur le métier de concepteur-rédacteur. Et comme je me considère choyé de vivre de ma passion, je redonne une partie de mes profits à un  OBNL qui me tient à cœur via le Mouvement RAIZE. Tout ça me permet de me différencier. Je suis plus qu’un rédacteur, je suis un créatif philanthrope.

Des outils pour trouver ses valeurs

Si vous avez besoin d’aide pour apprendre à mieux vous connaitre, à ventiler et exprimer ce que vous vous vivez, je vous conseille les Comment ça va ? Ce sont des réunions hebdomadaires entre entrepreneurs qui visent à échanger sur le savoir-être. Contrairement aux activités de réseautage traditionnelles qui axent souvent sur le savoir-faire, les Comment ça va ? permettent de se connaitre et de connecter en profondeur avant de commencer (ou non) une relation professionnelle.

Vous voulez découvrir vos valeurs afin de mieux guider vos choix personnels et professionnels, inscrivez-vous à Prends contact avec tes valeurs.Il s’agit d’un atelier de 5 samedis consécutifs qui vise à définir ses valeurs, être conscient de ses limites et développer sa spiritualité. C’est un atelier centré sur l’autodéveloppement et la réflexion personnelle.

Et vous, êtes-vous en affaires avec vos valeurs ?

Martin Ouellet de Genia veut devenir le leader mondial du jeu mobile intelligent avec des jeux comme Wich comes first ? et Brain Storm. Celui qui a cofondé Taleo (vendue à Oracle pour 1,9 milliard en 1999)  n’a pas toujours été riche. Il a financé sa première entreprise en ne payant pas ses impôts pendant 6 ans. C’est l’un des trucs qu’il a donné à la centaine de futurs entrepreneurs rassemblés pour voir les pitchs finaux du Startup Weekend Québec : « Si vous voyez des failles dans le système, profitez-en !  »

Startup Weeekend Québec

Les 5 conseils de l’entrepreneur Martin Ouellet  :

 

        I.            Faites des pivots.

L’entrepreneur acharné a fait plusieurs pivots de son entreprise afin de découvrir le bon. En 1996, il allait prendre des photos (pas numériques) des appartements pour les afficher sur un site de location. Ça ne marchait pas. Il a ensuite développé une plateforme de CV en ligne. Le modèle d’affaires n’était pas viable. Il s’est encore tourné de bord pour diriger son modèle d’affaires vers les entreprises. Il a amélioré sa plateforme de CV en ligne et il a persévéré, car il était convaincu que c’était l’avenir. Et il avait raison. Taleo est devenue rapidement  la référence dans le domaine.

      II.            Soyez têtu et courageux.

Martin Ouellet est entêté. Il a présenté plusieurs fois son projet à des investisseurs et des banques. Il a continué, presque sans argent, accroché à un rêve qu’il avait depuis le secondaire : celui de créer des emplois à Québec et d’avoir son entreprise. Le courage est une arme essentielle, car il faut prendre des risques souvent lorsqu’on lance une compagnie.

    III.            Allez chercher de l’expérience sur le marché du travail. 

Sortir de l’école et se lancer en affaires n’est pas vraiment une bonne idée. Parce que vous n’avez pas d’expérience du marché du travail. C’est important de se faire les dents dans un travail avant de lancer un produit. D’ailleurs, c’est souvent la seule façon de faire, car ça vous prend de l’argent.

   IV.            Persévérez, car votre première idée n’est probablement pas celle qui va lever.

Vous devrez travailler sur plusieurs projets, plusieurs idées et différents modèles d’affaires avant d’avoir un projet qui se transformera en succès. Chaque expérience vous rend meilleur et vous rapproche de l’idée qui fonctionnera et vous rendra riche.

     V.            Acceptez de laisser votre place pour faire grossir l’entreprise.

Entourez-vous de gens qui sont meilleurs que vous et qui ont des compétences complémentaires aux vôtres. Et n’hésitez pas à céder votre place si vous croyez que quelqu’un de plus qualifié peut le faire. Martin Ouellet donne l’exemple de Taleo dont il a cédé la direction à Louis Têtu de Coveo, car l’homme d’affaires avait déjà créé plusieurs entreprises à succès.

Martin  Ouellet a ajouté qu’être entrepreneur, c’est faire l’impossible.

D’ailleurs, il espère que le Québec en fasse plus. Il a conclu en rappelant nos forces et nos faiblesses : « Au Québec, on a des bons produits et des bonnes idées, là-dessus on est meilleurs que les Américains, mais on est faibles en marketing et en mise en marché. »

Écrivez votre pitch comme si chaque mot coûtait 1000 $ ! C’est un des nombreux conseils qu’a livrés Guillaume Mercier de Real Ventures  aux participants du Startup Weekend Québec. L’histoire racontée dans votre présentation est critique pour votre compagnie parce que les investisseurs voient des centaines de projets d’affaires par année. Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.  Avant tout, votre présentation doit être adaptée à votre auditoire, être en constante évolution et servir de plan pour bâtir votre compagnie afin de pouvoir vous y référer lors des décisions importantes.

Que doit comprendre votre pitch ?

  • Un nom de produit ou d’entreprise et un slogan de marque ou une phrase d’accroche.
  • Pourquoi s’attarde-t-on au problème ? Il faut attirer l’attention avec des informations que les gens ne connaissent pas.
  • Quelle est l’opportunité ? Quel problème votre produit va-t-il résoudre ?
  • Qu’avez-vous compris de différent de ce que font déjà les autres ?
  • L’opportunité en chiffres pour exciter les investisseurs.
  • La démonstration que vous êtes la bonne équipe pour créer le produit.
  • Un plan de match de vos actions dans les prochains mois.
  • Les défis que vous risquez de rencontrer.Logo du Startup Weekend Québec
  • De quoi avez-vous besoin : argent, contacts, conseils, etc. Ask something !

Comment présenter votre startup ?

  • N’ayez pas comme but de gagner ou de finaliser une entente. Vous devriez plutôt présenter votre produit en ayant comme objectif d’avoir la chance de le présenter à nouveau.
  • Faites de pauses pour donner la chance à l’auditoire de s’acclimater. Utilisez un langage simple et répétez une phrase si vous voulez marquer son importance.
  • Positionnez un problème comme une opportunité.
  • Peignez le portrait de ce que le succès pourrait être.
  • Créez un sentiment de confiance envers votre projet.
  • Démontrez que vous êtes un visionnaire et non un rêveur.
  • Soyez clair sur ce que vous voulez.
  • Préparez-vous toujours comme si vous aviez une réponse positive.

Tout le monde a de bonnes idées d’entreprise (11 équipes ont présenté un projet lors du Startup Weekend Québec). Mais même si vous avez le meilleur concept et une présentation parfaite, la validation est  cruciale. Parce que comme le rappelle Guillaume Mercier : « Le vrai challenge, c’est d’exécuter l’idée ! »

Ça fait maintenant 9 mois que j’ai arrêté de virevolter entre mon bureau à la maison, le coworking et la brûlerie de mon quartier. J’ai finalement déposé mon portable au centre d’affaires Le Copilote. Et je n’ai jamais regretté une seconde ma décision. Voici pourquoi.

  1. La coupure nette entre la maison et le bureau. Je prends maintenant ma voiture pour me rendre au bureau. Bon, ça, c’est le boutte plate. Quoique je suis dans le sens contraire du trafic. Mais ça me permet d’écoute la radio et de me mettre dans le beat pour aller travailler. Comme tout le monde quoi !
  2. L’heure de lunch. Je mange avec des collègues. J’ai des contacts humains et je ris beaucoup. Je vous jure qu’il s’en dit des niaiseries dans une cafétéria : ) Je ne vous apprendrai rien en vous disant que le rire est contagieux. Et que de parler de la vie en mangeant un sandwich, ça permet de mieux se connaître.  En plus, ça évite de penser à la job pendant une bonne demi-heure.
  3. Le club social. Ça peut paraitre anodin, mais faire des activités avec des collègues, en dehors du bureau, ça n’a pas de prix. C’est le genre de moment qui te  permet de connaître la vraie personnalité de chacun. Et d’avoir quelque chose à raconter le lundi matin ! Grâce à mon club social, j’aurai (enfin) un party de Noël. Une première en 3 ans.
  4. Les opportunités d’affaires. La proximité amène du travail. Juste parce que je suis présent, sur place, j’obtiens des mandats de rédaction. Pourquoi proposer quelqu’un d’autre quand la ressource est ton voisin de bureau ?
  5. Les services : réceptionniste, salle de réunion, impression, machine à café, distributrice d’eau. Tout ça, c’est très pratique. Et c’est inclus dans le prix.
  6. La motivation. Quand tu es dans un bureau où tout le monde travaille autour de toi, c’est stimulant. Tu veux rentabiliser tes heures. C’est simple de même.
  7. La crédibilité. Recevoir un client dans un centre d’affaires, c’est plus crédible que chez soi ou dans un café. Aucun doute là-dessus.

Pour ceux qui se disent : « Ouin, mais ça doit coûter cher, je n’ai pas les moyens ! », certains centres d’affaires permettent d’avoir un bureau volant. Vous pouvez commencer par y travailler quelques jours par semaine. L’important, c’est de se mélanger aux professionnels qui sont déjà sur place. Et de créer des relations.  Vous verrez que l’investissement se rentabilise rapidement.

Si vous souhaitez quitter le travail à domicile, voici 8 bureaux à frais partagés à Québec  :

Le Copilote 

Cité990

L’Abri.co

Le Cube bureaux créatifs

L’Espace Niviti

Regus

228coworking

L’espace C