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  1. C’est toujours plus dur de vendre à un nouveau client que de revendre à un client actuel.  Et surtout, ça coûte plus cher. La récurrence est la clé. C’est pour ça qu’il faut développer une relation qui va au-delà du besoin professionnel. Il faut vraiment s’intéresser à nos clients et avoir du plaisir à collaborer à leurs succès.
  2. Le réseautage exige du temps. Il faut entretenir le lien et être sympathique avec tout le monde, surtout dans un petit marché comme Québec. Il est prouvé que 80 % des ventes se réalisent entre le 5e et le 12e contact. On ne sait jamais à quel moment une connaissance d’affaires va se transformer en client.
  3. Le télétravail, ça fonctionne. La moitié de mes clients sont à Montréal. J’en ai aussi à Drummondville, à Sherbrooke et aussi loin qu’en Abitibi et en Gaspésie. Techniquement, c’est souvent impossible de faire une rencontre en personne. Skype et le téléphone sont mes meilleurs alliés. J’ai même une cliente au nord de Montréal avec qui je collabore depuis 8 ans. Notre relation est uniquement basée sur la voix et les courriels. Nous ne nous sommes jamais rencontrés et nous en sommes venus à blaguer en disant qu’une rencontre pourrait tout gâcher 🙂
  4. Les projets se suivent et ne se ressemblent pas. Chaque jour apporte son lot de surprises et de défis créatifs. Être à son compte, c’est refuser de s’ennuyer et accepter de recommencer à zéro chaque jour. Avec une nouvelle page blanche. Ça prend une bonne tolérance à l’inconnu et au risque, ça peut être très angoissant par moment, mais c’est l’envers de la médaille de la liberté. Amoureux de la routine, oubliez ça.
  5. Tu ne deviens pas bon dans quelque chose en ne le faisant pas. Souvent on me demande si j’ai déjà fait ça avant. Je peux souvent répondre oui. Sinon, j’explique que je suis d’abord un rédacteur qui adapte son style. Écrire un discours fait appel à mes compétences transversales de rédacteur radio, alors j’accepte le défi. Tout le monde veut travailler avec quelqu’un qui a déjà de l’expérience. Mais cette expérience, il faut l’acquérir quelque part. Alors, on sort de sa zone de confort, on oublie le syndrome de l’imposteur et on fonce. Au pire, on se plantera et on n’acceptera plus jamais ce genre de mandat. Au mieux, on vient d’ajouter une corde à son arc.
  6. Le personal branding est primordial. Il faut savoir se vendre autant en personne que sur les médias sociaux. Mais notre image doit demeurer authentique. What you see is what you get. Il n’y a pas 2 Patrick Goulet. Je suis le même sur le web qu’en personne. Ce que vous écrivez sur votre site web, sur votre page Facebook, votre compte LinkedIn doit correspondre à votre personnalité et à vos valeurs. Ce que vous promettez, vous devez le livrer. Il ne faut pas qu’il y ait de dissonance entre ce que vous projetez et ce que vous êtes vraiment. Vous avez une couleur et c’est pour ça que vos clients vous aiment.
  7. Tes parents, tes amis et ta blonde ne comprennent pas vraiment ce que tu fais. Ça te prend des gens qui vivent la même chose pour évacuer. Un club affaires ou un groupe de réseautage que tu vois chaque mois t’apportera beaucoup plus que des mandats. C’est une véritable thérapie pour entrepreneurs, un soutien psychologique dont tu deviendras rapidement accro. Certains deviendront des clients, d’autres des amis. N’oublie jamais une chose, les défis, les hauts et les bas que tu vis, les questionnements que tu as, les autres autour de la table les vivent aussi. Et ils peuvent t’aider. N’hésite pas à leur demander conseil.
  8. Tu te remettras en question de temps en temps. Est-ce que je veux rester à mon compte ? Est-ce que ce projet me parle vraiment ? Tu douteras  de ton talent lorsque tu auras une semaine avec 3 clients pas contents. Tu te demanderas si tu veux continuer d’offrir tel service ? Tu auras envie de tout lâcher et de partir faire le tour du monde. Tout ça, c’est normal. Le problème c’est que le travailleur autonome vit ça plus intensément. Car sa job, c’est lui. Il investit sa personnalité dans son travail et peut se sentir personnellement attaqué.
  9. Ton discours d’ascenseur sera toujours prêt. Parce que tu es toujours en mode développement. Tu profiteras de chaque opportunité pour te faire connaitre et parler de tes services. Tu comprendras que ce sont les autres, ceux qui te connaissent et qui ont confiance en toi, qui sont tes meilleurs ambassadeurs. À un certain moment, un prospect t’appellera pour te dire que Jay Desjardins  lui a donné ton nom, mais tu n’auras aucune idée qui est ce fameux Jay. À ce moment-là, tu sauras que ta réputation est bonne et que ton réseau est grand.
  10. L’environnement de travail est beaucoup plus important que tu le penses. Ce n’est pas vrai qu’un café est le meilleur endroit pour travailler. Les chaises ne sont pas confortables, l’endroit n’est pas ergonomique, la connexion internet est parfois défaillante, le téléphone rentre mal. Chez toi, tu peux souffrir d’isolement. Pour moi, le centre d’affaires ou le coworking est vraiment la solution idéale. Tout en se laissant la liberté de travailler dans un café ou à la maison lorsque le cœur nous en dit.

1.Il faut se fier à son intuition. À un moment donné, il faut choisir ses clients et ses projets en se fiant à sa petite voix. Lorsqu’on débute, on a tendance à tout accepter même si le cœur n’y est pas et qu’on trouve que ça ne sent pas bon. C’est déjà l’intuition qui se fait sentir. Mais on ne l’écoute pas, car on a besoin d’argent. Puis à force de se faire plus confiance, on fait de meilleurs choix. Parce que lorsqu’on refuse un mandat, peu importe la raison (trop petit budget, délais trop serrés, manque d’intérêt) on fait de la place pour un meilleur projet, plus près de ses valeurs, plus payant, plus trippant. Oui, il faut apprendre à dire non. J’ai appris depuis longtemps à flairer les gens qui cherchent uniquement un bas prix.

 

2.Les clients mécontents sont ceux avec qui tu apprends le plus. Tu t’en rends compte plus tard, car pendant le mandat, tu angoisses chaque fois que tu vois le numéro de ce client. Il a toujours des questions, doute de ton travail, change le brief, prend du temps à te payer, etc. Mais au final, il t’a appris plusieurs leçons. Tu ne retravailleras peut-être pas avec lui, mais grâce à lui tu seras meilleur pour tes meilleurs clients. Les leçons s’apprennent souvent dans la douleur. C’est plate, mais c’est comme ça.

 

3.La liberté est le plus grand avantage d’être à son compte. On ne le dira jamais assez.  Travailler lorsqu’on est le plus productif nous permet de moins travailler. Je m’explique. Si vous n’aimez pas vous lever tôt et que vous vous rendez quand même au bureau pour 8 h, vous risquez de prendre 3 h à faire une tache qui vous aurait pris 1 heure lorsque vous êtes dans votre flow. Lorsque vous êtes à votre compte, personne ne vous dit que vous partez tôt lorsqu’à 15 h vous avez terminé votre journée de travail. Et personne ne vous juge de prolonger votre week-end en terminant à midi le vendredi. Les week-ends de 3 jours peuvent permettre un décrochage rapide sans prendre des vacances. Travailler le samedi et le dimanche matin peut aussi être très bénéfique. Pas de courriels, pas d’appels, les projets avancent plus vite.

 

4.Mon offre de service évolue. J’ai inclus la rédaction web à mes services il y a 8 ans, maintenant j’offre aussi la rédaction de billet de blogue et d’infolettre.  Pendant quelques années, j’ai fait de l’animation de médias sociaux. Je n’offre plus ce service, par contre, je connais les bonnes personnes pour le faire. C’est le marché et les demandes de mes clients qui influencent mon offre de services. Ne pas évoluer, c’est comme faire un pas en arrière.

 

5.Gérer l’argent, ça s’apprend. Certains clients ne te payeront jamais, te payeront en retard ou voudront négocier jusqu’à la dernière cenne. Ça fait partie de la game et il faut l’accepter. Être à son compte implique effectivement d’apprendre à facturer ses clients et à collecter son dû. Afin d’éviter de mauvaises surprises, c’est important d’avoir des traces écrites comme un devis signé. Et autant que possible, exiger 50 % du montant de la facture avant le début du projet. Malgré ça, de temps en temps, j’attends un chèque pendant 90 jours. Il faut aussi penser à faire religieusement ses versements d’acomptes provisionnels et mettre de côté l’argent des taxes. Mais la beauté de l’affaire, c’est que mon salaire est directement relié à mes efforts. Et qu’il n’y a pas de limites.

 

6.Toutes les peurs sont injustifiées.  Les scénarios catastrophes que je m’imagine n’arriveront jamais, 95 % du temps. Mon client ne sera pas content, tout va arriver en même temps, je vais avoir de la difficulté à me faire payer… Il faut apprendre à lâcher-prise sur ce qu’on ne contrôle pas. Ça ne donne rien de continuer d’imaginer le pire et de faire aller constamment nos pensées. Ça crée un stress inutile. Tout finit toujours par se placer. Ta  job est déjà assez stressante comme ça, n’en rajoute pas inutilement.

 

7.La loi du 80 – 20 fonctionne.  La fameuse loi de Pareto s’applique, qu’on le veuille ou non. En moyenne, 20 % de mes clients me procurent 80 % de mon chiffre d’affaires. Ce qui veut dire, occupe-toi toujours en priorité de tes meilleurs clients, car c’est la récurrence qui paie ton loyer. Mes bons clients sont mes meilleurs ambassadeurs. Comme ils voient une valeur ajoutée à mon travail, ils n’hésiteront jamais à me recommander à un autre client.  L’inverse est aussi vrai, 80 % des problèmes sont causés par seulement 20 % des clients.

 

8.Les idées n’ont pas d’horaire. Même si tu travailles de 8 à 4, tu peux avoir un flash pour un de tes projets le samedi après-midi lorsque tu te promènes dans le bois. D’ailleurs, les idées arrivent souvent en marchant. J’ai toujours papier et crayon sur moi pour être prêt à noter ma prochaine grande idée. Même lorsqu’on veut décrocher, notre subconscient continue de travailler. Il faut apprendre à vivre avec ça.

 

9. Il faut savoir s’entourer d’un dream team. On ne peut pas être bon dans tout et il faut être prêt à monter une équipe rapidement pour répondre aux besoins de nos clients. Je déteste la comptabilité, jamais je ne me risquerais à faire moi-même mes rapports de taxes. Investir dans un comptable, c’est comme investir dans ma paix d’esprit. Je me suis aussi monté une équipe multidisciplinaire avec qui j’adore travailler. Afin d’avoir une offre de service complète, je collabore avec des pros en traduction, production multimédia, design graphique, stratégie web et révision linguistique.

 

10.Le bénévolat, c’est payant. Si c’était à refaire, je m’impliquerais plus dans des CA et je ferais moins de réseautage dans des événements. Pourquoi? Parce que dans un CA, ce sont des gens qui ont déjà un réseau. Et que c’est une bonne façon de démontrer son expertise. De plus, en se voyant chaque mois, on crée des liens avec les autres membres. Et ces liens sont basés sur un intérêt envers une cause commune.

 

 

J’aime ma job parce qu’écrire je fais ça tout le temps. Et ça adonne que je suis payé pour le faire. Si ce n’était pas mon travail, j’écrirais pareil. Chaque jour, j’écris des choses différentes. Avec les 26 lettres de l’alphabet, je m’amuse. Tantôt je travaille sur un slogan de marque, puis un site web et un dépliant. Chaque client est différent et il n’y a pas un brief pareil. Je ne peux pas m’ennuyer.

Mon emploi me permet de me réaliser. Je suis libre. Ça tombe bien car la liberté est ma valeur principale dans la vie. Je n’ai pas de boss. Je gère mon propre horaire. Même si, parfois, il est dicté par des deadlines de fou. Mais je fais avec. Parce que j’accepte de chambouler mon horaire pour pouvoir en profiter plus tard. Je suis quelqu’un de plutôt matinal, alors je m’organise pour rédiger le plus possible entre 7 h 30 et midi. C’est fou ce qu’on peut accomplir comme travail lorsqu’on est vraiment concentré. Pour ça, la technique de Pomodoro est assez utile.

Être à mon compte me permet aussi de travailler n’importe où. J’ai juste besoin de mon portable et d’une connexion internet. Je partage mon temps entre le centre d’affaires Le Copilote, mon bureau à la maison et la brûlerie Vieux-Limoilou. Le fait de changer d’endroit garde ma créativité éveillée. En changeant d’environnement, j’amène de nouveaux éléments qui influencent ma rédaction.

Être pigiste me permet d’avoir du temps pour autre chose, pour des projets d’écriture plus personnels, d’autres projets d’affaires ou de l’implication sociale. J’ai parlé de la gestion souple de l’horaire, mais j’y reviens car c’est primordial. Je travaille en moyenne 47 semaines par année. Et je prends des week-ends de 3 jours de temps en temps. Sans compter que je travaille rarement après 15 h le vendredi après-midi. Par contre, je peux passer 4 h à travailler dans un café le samedi matin. Ce contrôle sur le temps me donne vraiment l’impression d’être en contrôle de ma vie.

J’aime être pigiste parce que ça me permet de rester jeune. Je suis constamment en mode solution et en mode prospection. Je rencontre des gens, je développe des affaires et des concepts. Je gère des relations avec des clients. D’ailleurs, dans mon domaine, lorsqu’un client est content, tu le sais tout de suite. La tape dans le dos vient vite. Mais les insatisfactions viennent aussi rapidement. Il faut apprendre à se faire une carapace et accepter que les commentaires ne sont pas dirigés envers toi, mais plutôt envers ton travail. Pas facile de faire la part des choses.

Mais j’ai la liberté de choisir les clients avec qui je veux travailler, ceux qui correspondent à mes valeurs et qui ne cherchent pas juste un prix. J’aime connaitre vraiment mes clients, créer une relation avec eux. Sentir que je suis un collaborateur. Que je peux vraiment les aider et que l’on peut discuter d’autre chose que du mandat à réaliser.

J’aime ma vie de travailleur autonome car je réussis à avoir un équilibre malgré le fait que ma vie est un blendeur (Expression empruntée à mon ami et client Sylvain de Sénik). Je m’explique. Certains clients sont aussi des amis. Tu parles de ta job le week-end, le soir, en vacances. Tu es toujours en mode prospection. Tu peux avoir une idée de concept en prenant une marche le samedi matin. Tu peux être obligé de travailler très tôt ou très tard pour livrer un mandat. Bref, tout est mélangé. Ce qui peut créer une grande charge de stress et un mental agité. Mais j’ai trouvé une façon de ne pas virer fou.

Pour garder un équilibre mental et physique, je me suis créé une routine gagnante. Je me réveille vers 6 h 30 et je bois un grand verre d’eau. Ensuite, je rédige les Pages du matin, il s’agit de 3 pages d’écriture automatique. Ça me permet d’évacuer mes angoisses, de laisser aller mon imagination et d’être déjà en mode créatif avant de commencer à travailler. Pour connecter avec mon intuition et calmer mon mental, j’ai un cours de yoga méditation chaque mercredi soir. Pour sortir le stress, je fais du spinning le jeudi soir. Et finalement, je me connecte avec la nature en allant marcher dans le bois le dimanche. Et à travers ça, j’essaie de bien manger et de lire au moins 30 minutes par jour.

Finalement, j’aime ma job parce que mes revenus sont proportionnels à mes efforts. Que j’atteigne mes objectifs ou non, j’en suis le seul responsable. Cette responsabilisation est selon moi la meilleure façon d’être heureux et d’aimer vraiment ce que tu fais.

J’ai toujours eu peur de l’échec. Mais j’ai fini par comprendre qu’il était essentiel dans mon parcours d’entrepreneur. Quand je me plante, j’ai l’opportunité de repousser plus fort. Si bien sûr je change d’engrais, j’arrose mieux, que je trouve un terreau plus fertile ou un tuteur. Faire des erreurs nourrit mon apprentissage. Ce n’est pas toujours agréable sur le moment. Mais j’apprends à chaque fois. Voici 5 choses que j’ai apprises en faisant des erreurs.

Patrick Goulet parle de l'échec en tant qu'entrepreneur

J’essaie toujours de voir plus loin que l’échec.

1. Écouter mon intuition. Lorsque j’ai un mauvais feeling sur un projet ou prospect, j’écoute cette petite voix. C’est toujours un bon indicateur. Parce que lorsque je ne l’écoute pas, j’en paie le prix. Travailler avec des clients qui ne me respectent pas ou ne voient pas de valeur ajoutée à mon travail est improductif. L’énergie négative m’empêche de bien servir les clients qui croient en moi. Parfois, il vaut mieux dire non à l’argent. Parce que le respect de ses valeurs, c’est plus payant à long terme.

2. Lâcher prise. À tout vouloir contrôler, on se fatigue. En étant entrepreneur, mon horaire est comme une boite à surprise. Ça ne donne rien d’essayer de trop planifier, je dois accepter que tout peut être chambardé. Parfois, j’angoisse en me disant que tous mes clients vont revenir avec des modifications urgentes en même temps. Puis, finalement, le scénario catastrophe ne se produit jamais. Si un client n’est jamais content et que je sens qu’il ne le sera jamais, je le laisse aller. Je ne m’empêche plus de dormir avec ça. Des personnalités incompatibles, ça arrive autant en affaires qu’en amitié.

3. Faire confiance à mes talents. La peur m’a fait dire non souvent dans mes premières années de pigiste. À la question : « As-tu déjà fait ça ? », je figeais. Au lieu de défendre mes compétences de rédacteur et de relever le défi. Ce n’est pas parce que je n’ai jamais écrit un discours de politicien que je ne serai pas bon. Si l’occasion se présente, je prendrai le risque de réussir ou de me planter. Mais si je n’essaie pas,  c’est sûr que je vais échouer.

4. Choisir les bons projets d’affaires. Ça, c’est difficile. Parce qu’on évolue et que nos valeurs changent. Il peut même arriver que quelqu’un essaie de vous manipuler parce qu’il veut vraiment que vous embarquiez dans le bateau. L’expérience aide à faire de meilleur choix. Mais l’élément le plus important c’est de se connaitre soi-même. C’est encore plus vrai en tant qu’entrepreneur. Ça peut paraitre cliché, mais on ne le répètera jamais assez. Quand tu es clair sur tes limites et tes valeurs, les choix s’imposent d’eux-mêmes.

5. Continuer. Je suis un entrepreneur positif. Je pense que si une opportunité n’a pas fonctionné, c’est parce qu’elle n’était pas pour moi. Si une stratégie ne fonctionne pas, j’en essaie une autre. Si un collaborateur de longue date quitte pour une autre ville, c’est l’occasion d’essayer quelqu’un d’autre. Si un client me doit de l’argent depuis plus de 6 mois, c’est le temps de revoir mon processus de facturation. Si je perds un appel d’offres, c’est une opportunité de l’améliorer pour gagner la prochaine fois.

Bref, j’apprends chaque jour. Des fois, c’est subtil. Des fois, c’est comme un coup de poing dans la face. L’important c’est d’apprendre quelque chose. Et vous, qu’avez-vous appris de vos échecs ?

Tout le monde se fait une liste de choses à faire pendant leurs vacances, mais moi je préfère penser à tout ce dont je n’aurai pas envie. Voici donc une courte liste d’activités qui ne sont pas prévues à mon horaire pendant mes deux semaines à l’extérieur du bureau.

5 choses que je ne ferai pas en vacances - Patrick Goulet

En vacances, le temps ne me touche pas !

1 – Lire un brief.

Je vais plutôt opter pour des magazines, des cartes routières, des menus de restaurants, des guides d’informations touristiques. Bien sûr, j’ai aussi quelques livres dans mes valises. J’ai très hâte de terminer la lecture de La fille de papier de Guillaume Musso. J’aimerais aussi lire La solitude du vainqueur de Paulo Coelho et Sorties de zone de Daniel Blouin.

2 – Écrire.

Ça, ce n’est pas tout à fait vrai. Ce n’est pas parce que je n’écrirai pas de publicités ou de sites web que je n’écrirai pas pour autant. Ça fait partie de mon essence. C’est plus fort que moi. Je vais me laisser inspirer par la nature pour me replonger dans l’écriture de mon roman. Je suis rendu à la page 30. Et si je veux le publier un jour, je dois faire vivre quelques aventures à mes personnages 🙂

3 – Être stressé.

J’ai bien l’intention de laisser mon stress à Québec. Ou quelque part sur la route de la Gaspésie. Je vais remplacer l’expression deadline par moment présent. Je vais improviser sans regarder ma montre. Parce que franchement, ça sert à quoi de regarder l’heure quand tu es en vacances ?

4 – Regarder mes courriels.

Vous pouvez m’écrire si vous voulez. Mais je ne répondrai pas. C’est comme ça. Et c’est la seule façon de vraiment décrocher.  Je préfère poser mon regard sur le coucher de soleil, les montagnes, le fleuve, les oiseaux, les poissons. Bref, des choses plus inspirantes pour se ressourcer.

5 – Avoir des idées.

Malheureusement, ça risque de ne pas être possible. Car pendant mes vacances j’ai toujours plein d’idées de projets. Je les note et j’y travaille plus tard. La distance, le contexte, le décor, tout ça amène une nouvelle perspective sur des projets déjà entamés. L’inspiration peut arriver de nulle part. Et je suis prêt !

 

 

 

 

 

Il y a du monde en affaires pour les bonnes raisons. D’autres non. Voici mes 6 bonnes  raisons d’être son propre patron.

Je suis libre.

Je gère mon horaire comme je le veux. Bien sûr, il est souvent dicté par les échéances des clients. Mais je peux choisir de travailler en fonction de mes heures de productivité. Je suis quelqu’un de créatif le matin. Alors, j’écris 7 matins sur 7. Mais à 15 h 30 le vendredi, j’ai une bière à la main.  La fin de journée et le soir sont réservés au développement des affaires et à l’administration. Je peux aussi travailler à partir de mon centre d’affaires, d’un café ou de chez moi. Ha! J’oublais.  Je n’ai pas de patron. C’est probablement ça la plus grande liberté.

6 bonnes raisons d'être entrepreneur

Bureau mobile ?

Je vis de ma passion.

Écrire fait partie de moi depuis longtemps. J’ai toujours aimé m’exprimer à travers mes mots. Je le fais professionnellement, bénévolement et pour le plaisir. Bref, écrire est un mode de vie. Autant en faire un métier. Vous pouvez faire pareil avec votre talent.

Je collabore avec des gens extraordinaires.

Les entrepreneurs ont naturellement tendance à travailler avec des gens qui leur ressemblent, avec qui ils se sentent bien. Certains de mes clients sont plus que des clients, ce sont de véritables amis. Et je peux vous garantir que réaliser des projets à succès avec des amis est une des choses les plus enrichissantes au monde. Je m’entoure de collaborateurs qui sont meilleurs que moi et qui me poussent vers le haut. C’est comme avoir son dream team en tout temps.

J’entends souvent merci.

Ça peut paraître anodin, mais lorsqu’un client est content, tu le sais tout de suite. Ça fait une réelle différence dans le sentiment de réalisation de soi. C’est très valorisant. J’ai vraiment l’impression d’aider mes clients et ça me pousse encore plus à me dépasser.

J’ai toujours des opportunités d’affaires.

Le fondateur de Virgin, Richard Branson, dit que les opportunités d’affaires sont comme des autobus et qu’il y en a toujours un autre qui s’en vient. Il a raison ! On me présente au moins 2-3 projets d’affaires par année. J’ai la liberté de dire OUI ou de laisser passer pour attendre un meilleur projet qui correspond à mes valeurs.

J’ai des revenus à la mesure de mes efforts.

Le calcul est simple, plus je travaille, plus je gagne de l’argent. Contrairement à un salarié, si je me plains de mon salaire, j’ai le véritable pouvoir de l’augmenter. En fait, il n’y a pas vraiment de limites à mes revenus. Surtout que c’est moi qui fixe mon taux horaire.

Lorsque l’on est entrepreneur, les opportunités d’affaires arrivent souvent de partout. Mais comment choisir les bonnes ? Il est parfois difficile de faire des choix éclairés. Des choix qui nous permettent de nous réaliser pleinement. C’est donc essentiel de bien se connaitre. Voici 4 raisons pourquoi vous devriez baser votre entreprise sur vos valeurs.

concepteur-rédacteur

Laissez-vous guider par vos valeurs!

Attirer les bons clients

Si vous partagez vos valeurs en personne, dans vos communications et sur votre site internet, vous attirerez des gens qui les partagent. Une collaboration qui débute sur des bases solides sera plus gratifiante pour les deux partis. Et elle risque d’être couronnée de succès.

Prendre des décisions éclairées

Si vous ne vous connaissez pas et que vos choix ne sont pas guidés par des barèmes simples et clairs, vous prendrez assurément de mauvaises décisions. Vous ne serez pas capable d’entendre votre intuition. Vous accepterez des projets qui ne vous ressemblent pas. Et vous risquez d’avoir moins le cœur à les réaliser. Avec un système de valeurs bien défini, vous prendrez des décisions beaucoup plus rapides et limpides.

Se respecter

Faire des choix en fonction de ses valeurs, c’est se respecter. Ça amène un sentiment de liberté, car vous êtes aligné avec ce que vous voulez faire et comment vous voulez le réaliser. Si le respect est une valeur primordiale pour vous, vous n’accepterez jamais de travailler pour un client qui ne vous respecte pas, même si c’est très lucratif. Se respecter permet aussi d’être moins stressé et avoir un plus grand sentiment de réalisation de soi. Et surtout, lorsqu’on se respecte, on finit par se faire respecter.

Se démarquer

La plupart des gens n’achètent pas un produit. Ils sont séduits par des histoires, une attitude et des valeurs. Personnellement, le partage est une valeur très importante. Ça guide ce que je fais. Je collabore bénévolement à un blogue, je siège à un CA et j’offre des conseils et des références. Je réponds aux questions des étudiants qui désirent en apprendre plus sur le métier de concepteur-rédacteur. Et comme je me considère choyé de vivre de ma passion, je redonne une partie de mes profits à un  OBNL qui me tient à cœur via le Mouvement RAIZE. Tout ça me permet de me différencier. Je suis plus qu’un rédacteur, je suis un créatif philanthrope.

Des outils pour trouver ses valeurs

Si vous avez besoin d’aide pour apprendre à mieux vous connaitre, à ventiler et exprimer ce que vous vous vivez, je vous conseille les Comment ça va ? Ce sont des réunions hebdomadaires entre entrepreneurs qui visent à échanger sur le savoir-être. Contrairement aux activités de réseautage traditionnelles qui axent souvent sur le savoir-faire, les Comment ça va ? permettent de se connaitre et de connecter en profondeur avant de commencer (ou non) une relation professionnelle.

Vous voulez découvrir vos valeurs afin de mieux guider vos choix personnels et professionnels, inscrivez-vous à Prends contact avec tes valeurs.Il s’agit d’un atelier de 5 samedis consécutifs qui vise à définir ses valeurs, être conscient de ses limites et développer sa spiritualité. C’est un atelier centré sur l’autodéveloppement et la réflexion personnelle.

Et vous, êtes-vous en affaires avec vos valeurs ?

Ça fait maintenant 9 mois que j’ai arrêté de virevolter entre mon bureau à la maison, le coworking et la brûlerie de mon quartier. J’ai finalement déposé mon portable au centre d’affaires Le Copilote. Et je n’ai jamais regretté une seconde ma décision. Voici pourquoi.

  1. La coupure nette entre la maison et le bureau. Je prends maintenant ma voiture pour me rendre au bureau. Bon, ça, c’est le boutte plate. Quoique je suis dans le sens contraire du trafic. Mais ça me permet d’écoute la radio et de me mettre dans le beat pour aller travailler. Comme tout le monde quoi !
  2. L’heure de lunch. Je mange avec des collègues. J’ai des contacts humains et je ris beaucoup. Je vous jure qu’il s’en dit des niaiseries dans une cafétéria : ) Je ne vous apprendrai rien en vous disant que le rire est contagieux. Et que de parler de la vie en mangeant un sandwich, ça permet de mieux se connaître.  En plus, ça évite de penser à la job pendant une bonne demi-heure.
  3. Le club social. Ça peut paraitre anodin, mais faire des activités avec des collègues, en dehors du bureau, ça n’a pas de prix. C’est le genre de moment qui te  permet de connaître la vraie personnalité de chacun. Et d’avoir quelque chose à raconter le lundi matin ! Grâce à mon club social, j’aurai (enfin) un party de Noël. Une première en 3 ans.
  4. Les opportunités d’affaires. La proximité amène du travail. Juste parce que je suis présent, sur place, j’obtiens des mandats de rédaction. Pourquoi proposer quelqu’un d’autre quand la ressource est ton voisin de bureau ?
  5. Les services : réceptionniste, salle de réunion, impression, machine à café, distributrice d’eau. Tout ça, c’est très pratique. Et c’est inclus dans le prix.
  6. La motivation. Quand tu es dans un bureau où tout le monde travaille autour de toi, c’est stimulant. Tu veux rentabiliser tes heures. C’est simple de même.
  7. La crédibilité. Recevoir un client dans un centre d’affaires, c’est plus crédible que chez soi ou dans un café. Aucun doute là-dessus.

Pour ceux qui se disent : « Ouin, mais ça doit coûter cher, je n’ai pas les moyens ! », certains centres d’affaires permettent d’avoir un bureau volant. Vous pouvez commencer par y travailler quelques jours par semaine. L’important, c’est de se mélanger aux professionnels qui sont déjà sur place. Et de créer des relations.  Vous verrez que l’investissement se rentabilise rapidement.

Si vous souhaitez quitter le travail à domicile, voici 8 bureaux à frais partagés à Québec  :

Le Copilote 

Cité990

L’Abri.co

Le Cube bureaux créatifs

L’Espace Niviti

Regus

228coworking

L’espace C

  1. Bougez.Toutes les études le prouvent, l’activité physique réduit le stress. Et la vie d’entrepreneur peut être assez stressante ! Idéalement, choisissez un sport d’équipe. C’est plus difficile de faire faux bond lorsque votre équipe compte sur vous.
  2. Réservez une pièce pour le travail. Si vous travaillez de chez vous, créez un bureau à votre goût dans une pièce uniquement réservée au travail. N’installez pas votre bureau dans le salon, ni dans la chambre à coucher.
  3. Ne mangez pas devant votre ordi. Allez manger au parc, dans la cuisine ou au restaurant. Ça vous permettra de décrocher un peu. En plus, les graines de bouffe dans le clavier, ce n’est pas recommandé.
  4. Faites les tâches importantes quand vous êtes le plus productif. Moi je suis plus créatif le matin. Je rédige en avant-midi car ça demande plus d’énergie et de concentration. J’essaie de réserver l’administration, la facturation, les rencontres et le développement des affaires pour l’après-midi et le soir.
  5. Prévoyez une sortie. Surtout si vous travaillez de la maison. Vous devriez planifier un 5 à 7 avec d’autres entrepreneurs, un lunch d’affaires ou une sortie entre amis en milieu de semaine pour voir du monde et briser l’isolement.
  6. Allez prendre une marche sur l’heure du dîner. Le soleil est à son zénith et ça vous permet de changer d’air. En plus, les idées viennent souvent en marchant.
  7. Planifiez vos vacances. Réservez un hôtel ou achetez vos billets d’avion quelques mois d’avance. Vous serez obligé de partir.
  8. Débranchez tout. Lorsque vous êtes en vacances, assumez-le pleinement. Pas de téléphone, de médias sociaux ou de courriels. Aussi, lisez un roman au lieu de faire une lecture d’affaires.
  9. Faites une sieste. Le power nap aurait de nombreux avantages. Entre autres, la réduction du stress, l’augmentation de la concentration et la libération de la créativité. 20 minutes suffisent, mais c’est à vous de trouver la durée optimale et le meilleur moment.
  10. Fractionnez vos projets en petites tâches. Si votre to-do list semble interminable, c’est un bon truc pour ne pas figer devant l’ampleur du travail à accomplir. Vous devriez diviser le travail en plusieurs étapes et écrire une échéance pour chaque tâche. Ça vous permettra d’avancer en prenant des petites bouchées.
  11. Récompensez-vous ! Lorsque vous terminez un gros projet, offrez-vous une récompense. Le fameux principe de la carotte est une bonne façon de se motiver.
  12. N’amenez pas votre téléphone au lit. Votre  chambre à coucher devrait être une zone sans wi-fi. Si vous regardez votre téléphone au lit, vous risquez d’aller voir vos courriels et de penser au travail toute la nuit. Lisez plutôt un livre ou écoutez de la musique pour vous relaxer.
  13. Appliquez le principe de la tomate. Mettez une alarme sur votre téléphone ou utilisez un minuteur à cuisson (en forme de tomate) et travaillez intensément sur une seule tâche pendant environ 45 minutes. Pendant cette période, ne regardez pas vos courriels et ne répondez pas au téléphone. Pas de médias sociaux non plus ! Vous allez vous rendre compte rapidement que vous serez plus productif.
  14. Louez un bureau. Que ce soit dans un coworking ou dans un centre d’affaires, le fait de sortir de chez vous pour aller travailler vous motivera. Avoir des collègues de bureau,ça brise la solitude. Ça peut aussi vous permettre de développer vos affaires en créant des partenariats avec d’autres entrepreneurs.
  15. Buvez de l’eau. Vous devriez boire de 6 à 8 verres d’eau par jour. C’est essentiel pour rester concentré et productif. Il est prouvé qu’un cerveau déshydraté devient plus faible et moins rapide.

J’ai passé une semaine à Paris dernièrement. En passant, les Parisiens sont beaucoup plus sympathiques que ce qu’on m’avait dit. C’est surtout la différence entre leur français et le nôtre qui m’a le plus surpris.

Bien sûr, il y a le langage parlé et les expressions. Un cul-de-sac est un sans issue. Un coke diète est un coca light. Une vente de garage est un vide-grenier.  Jusque-là, ça va ! Et c’est plutôt comique. Même que plusieurs de leurs termes ont plus de sens que les nôtres. Après tout, ce sont des pionniers de la langue française.

Quand vient le temps de déchiffrer la publicité française, là ça se complique. Je pige un concept publicitaire sur deux (j’exagère peut-être un peu). 

Première constatation : il y a une surenchère d’anglicismes, quand ce n’est pas carrément de l’anglais. En plus des nombreuses expressions parlées, écrites au son. Dans cette pub de Schweppes, pourquoi le slogan est en anglais ? Ça fait fashion ? Et surtout, c’est quoi le rapport ?

Deuxièmement, la publicité parisienne est plus éclatée et provocatrice. L’humour est souvent deuxième degré. Voire à n’y rien comprendre. Comme dans cette affiche d’un éditeur. Une Française m’expliquait que c’est le fait  que ça n’a aucun sens qui est drôle. Heu, OK. Il y a vraiment un monde entre l’humour français et l’humour québécois.

Troisièmement, les Français sont forts en affichage. L’affiche est présente partout. Mais pas de façon sauvage comme sur nos chantiers de construction. C’est fait avec goût et ça s’intègre bien dans le décor. Les Français ne sont pas les inventeurs de la colonne Morris pour rien !

Bref, je ne pourrais pas travailler en publicité à Paris sans y avoir vécu quelques années. Question de s’imprégner du langage et de la culture. Parce que la pub est souvent culturelle. Elle joue avec des codes que l’on doit maîtriser. Pour vous en convaincre, lisez Les 36 cordes sensibles des Québécois, encore pertinentes aujourd’hui. Et si on faisait l’expérience avec nos cousins, pourriez-vous nommer quelques-unes de leurs cordes sensibles ?