Être entrepreneur : 5 leçons apprises de mes échecs

J’ai toujours eu peur de l’échec. Mais j’ai fini par comprendre qu’il était essentiel dans mon parcours d’entrepreneur. Quand je me plante, j’ai l’opportunité de repousser plus fort. Si bien sûr je change d’engrais, j’arrose mieux, que je trouve un terreau plus fertile ou un tuteur. Faire des erreurs nourrit mon apprentissage. Ce n’est pas toujours agréable sur le moment. Mais j’apprends à chaque fois. Voici 5 choses que j’ai apprises en faisant des erreurs.

Patrick Goulet parle de l'échec en tant qu'entrepreneur

J’essaie toujours de voir plus loin que l’échec.

1. Écouter mon intuition. Lorsque j’ai un mauvais feeling sur un projet ou prospect, j’écoute cette petite voix. C’est toujours un bon indicateur. Parce que lorsque je ne l’écoute pas, j’en paie le prix. Travailler avec des clients qui ne me respectent pas ou ne voient pas de valeur ajoutée à mon travail est improductif. L’énergie négative m’empêche de bien servir les clients qui croient en moi. Parfois, il vaut mieux dire non à l’argent. Parce que le respect de ses valeurs, c’est plus payant à long terme.

2. Lâcher prise. À tout vouloir contrôler, on se fatigue. En étant entrepreneur, mon horaire est comme une boite à surprise. Ça ne donne rien d’essayer de trop planifier, je dois accepter que tout peut être chambardé. Parfois, j’angoisse en me disant que tous mes clients vont revenir avec des modifications urgentes en même temps. Puis, finalement, le scénario catastrophe ne se produit jamais. Si un client n’est jamais content et que je sens qu’il ne le sera jamais, je le laisse aller. Je ne m’empêche plus de dormir avec ça. Des personnalités incompatibles, ça arrive autant en affaires qu’en amitié.

3. Faire confiance à mes talents. La peur m’a fait dire non souvent dans mes premières années de pigiste. À la question : « As-tu déjà fait ça ? », je figeais. Au lieu de défendre mes compétences de rédacteur et de relever le défi. Ce n’est pas parce que je n’ai jamais écrit un discours de politicien que je ne serai pas bon. Si l’occasion se présente, je prendrai le risque de réussir ou de me planter. Mais si je n’essaie pas,  c’est sûr que je vais échouer.

4. Choisir les bons projets d’affaires. Ça, c’est difficile. Parce qu’on évolue et que nos valeurs changent. Il peut même arriver que quelqu’un essaie de vous manipuler parce qu’il veut vraiment que vous embarquiez dans le bateau. L’expérience aide à faire de meilleur choix. Mais l’élément le plus important c’est de se connaitre soi-même. C’est encore plus vrai en tant qu’entrepreneur. Ça peut paraitre cliché, mais on ne le répètera jamais assez. Quand tu es clair sur tes limites et tes valeurs, les choix s’imposent d’eux-mêmes.

5. Continuer. Je suis un entrepreneur positif. Je pense que si une opportunité n’a pas fonctionné, c’est parce qu’elle n’était pas pour moi. Si une stratégie ne fonctionne pas, j’en essaie une autre. Si un collaborateur de longue date quitte pour une autre ville, c’est l’occasion d’essayer quelqu’un d’autre. Si un client me doit de l’argent depuis plus de 6 mois, c’est le temps de revoir mon processus de facturation. Si je perds un appel d’offres, c’est une opportunité de l’améliorer pour gagner la prochaine fois.

Bref, j’apprends chaque jour. Des fois, c’est subtil. Des fois, c’est comme un coup de poing dans la face. L’important c’est d’apprendre quelque chose. Et vous, qu’avez-vous appris de vos échecs ?

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